Les Lettres de mon moulin

Analyse du livre

Les Lettres de mon moulin

Auteur : Alphonse Daudet

Analyse de : Dominique Coutant

4/5 (10 avis)

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Extrait de l'analyse du livre Les Lettres de mon moulin
Structure de cette analyse du livre
  • Brève introduction (1 pages)

    Alphonse Daudet, Écrivain français
    Lettres de mon moulin, Un mix des récits tragiques et cocasses

  • Résumés de toutes les nouvelles (5 pages)

    Les histoires des Lettres de mon moulin résumées l’une après l’autre : Le Secret de maître Cornille, La chèvre de Monsieur Seguin, Les Étoiles, La Mule du pape, Les douaniers, Le curé de Cucugnan, Le sous-préfet aux champs, Les Trois Messes basses, L’Élixir du révérend Gaucher

  • Quelques clés de lecture (2 pages)

    Des nouvelles aux allures de contes ; Un hymne à la Provence

Que puis-je trouver dans cette analyse sur "Les Lettres de mon moulin"

Les lettres de moulin d’Alphonse Daudet sont étudiées en profondeur dans la fiche de lecture concoctée par notre spécialiste en littérature française, Dominique Coutant-Defer. Celle-ci revient avec fraicheur et minutie sur cette œuvre au décor provençal que l’on peut qualifier de « régionaliste ».

Dressant un résumé complet et fidèle de l’œuvre, composée de 19 nouvelles, elle annonce les thèmes chers à l’auteur, à savoir la Provence, la nature, la liberté, la mort et la religion. Ensuite, notre experte enrichit son analyse synthétique en développant des clés de lecture qui étudient le genre de la nouvelle et l’appartenance de certains récits des Lettres de mon moulin au genre du conte. Pour finir, elle aborde l’hymne à la Provence auquel se livre l’auteur qui signe, avec cette œuvre, un véritable hommage à la nature provençale, à la population locale et à la culture du Sud.

A propos du livre "Les Lettres de mon moulin"

Les Lettres de mon moulin est un recueil de nouvelles d'Alphonse Daudet dont la première édition datant de 1869, est parue chez l'éditeur français Hetzel. Une autre édition intitulée Oeuvres de Alphonse Daudet. Lettres de mon moulin. Edition définitive. a vu le jour dix ans plus tard chez l'éditeur Alphonse Lemerre. Cette deuxième édition proposait des nouvelles supplémentaires telles que Les Etoiles, Les Sauterelles ou encore Les Oranges.

Véritable hommage à la région natale d'Alphonse Daudet, les Lettres de mon moulin s'intéressent principalement aux conditions de la vie paysanne ainsi qu'aux nombreuses péripéties que cette vie entraine. Parmi les nombreux protagonistes de l'ouvrage on retrouve un joueur de fifre nommé Francet Mamaï, la célèbre chèvre de M. Seguin, un berger de Provence épris d'une certaine Stéphanette, le pape Boniface passionné par sa mule, une bande de marins-douaniers, l'abbé Martin, le curé de Cucugnan, un sous-préfet anonyme, un clerc appelé Garrigou et enfin le révérend Gaucher.

Le titre Lettres de mon moulin ferait référence au Moulin Saint-Pierre à Fontvieille dans les Bouches-du-Rhône. Si elle est aujourd'hui l'oeuvre la plus connue d'Alphonse Daudet, l'ouvrage n'a pas rencontré de succès immédiat lors de sa première parution.

Par ailleurs, Les Lettres de mon moulin ont depuis fait l'objet de plusieurs adaptations : au cinéma par Marcel Pagnol en 1954, à la télévision par Pierre Badel en 1967 et enfin en bande dessinée par Mittéï en 1979.

Alphonse Daudet

Grand écrivain et auteur dramatique français, Alphonse Daudet est né le 13 mai 1840 à Nîmes dans une famille catholique et légitimiste (favorable au rétablissement de la royauté). Son père Vincent Daudet est tisserand et négociant en soieries tandis que sa mère Adeline est la fille d’Antoine Reynaud, un riche négociant en soie ardéchois. Alphonse passe la majeure partie de son enfance à Bezouce, un petit village situé dans le Gard. Toute la famille s’installe à Lyon en 1849 après que son père ait dû fermer sa fabrique. Alphonse lancé dans ses études doit finalement renoncer à passer son baccalauréat après la faillite de son père en 1855. Cette période difficile lui inspirera son premier roman autobiographique, Le Petit Chose (1868), dans lequel se trouvent mêlées fiction et réalité.

Alphonse rejoint son frère Ernest à Paris en novembre 1857, à l’âge de 17 ans, pour se lancer dans une carrière littéraire. Sans argent, il mène une joyeuse vie de bohème et intègre des salons littéraires et mondains où il fréquente notamment une des dames de l'impératrice Eugénie, ce qui lui vaudra une affection syphilitique dont les complications l'obligeront à marcher avec des béquilles. Il collabore avec différents journaux comme Paris-Journal, L'Universel ou encore Le Figaro et publie un recueil de vers, Les Amoureuses, en 1858. La même année, il rencontre Marie Rieu, une jeune modèle avec qui il commence une liaison. Celle-ci lui inspirera d’ailleurs le personnage de son roman Sapho (1884).

En 1860, il passe rapidement dans le monde politique en étant engagé comme secrétaire du duc de Morny (demi-frère de Napoléon III, 1811-1865) et président du Corps législatif. Ce travail est particulièrement bénéfique à Alphonse, puisqu’il lui laisse le temps d’écrire (notamment des contes et des chroniques). Cependant, sur les conseils de son médecin concernant sa syphilis, il quitte Paris pour des climats plus cléments et multiplie les excursions en Algérie, en Corse et en Provence. Après la mort du duc de Morny en 1865, Alphonse Daudet se consacre à l'écriture comme chroniqueur au journal Le Figaro, mais également comme romancier. En 1867, il épouse Julia Allard, une femme de lettres, poète et journaliste, avec qui il aura trois enfants : Léon qui jouera un grand rôle dans la vie littéraire et politique française, Lucien et Edmée.

Après avoir voyagé en Provence, l’auteur, en collaboration avec son ami Paul Arène (poète provençal et écrivain français, 1843-1896) que les spécialistes de l’histoire provençale décrivent comme le nègre d’Alphonse, entame l'écriture des premiers textes des Lettres de mon moulin, qui seront publiés dans le journal L'Événement, comme feuilleton pendant tout l'été 1866, sous le titre de Chroniques provençales. Certains de ces récits sont devenus particulièrement populaire dans la littérature française, comme La Chèvre de monsieur Seguin, Les Trois Messes basses ou L'Élixir du Révérend Père Gaucher. Son œuvre est multiple et complète, Alphonse se consacrant aussi bien à la nouvelle et qu’au conte avec notamment Tartarin de Tarascon en 1872 et Contes du lundi (un recueil de contes sur la guerre franco-allemande de 1870) en 1873, mais également au roman et au théâtre (il est l'auteur de dix-sept pièces).

En 1879, Daudet est atteint de Tabes dorsalis, une complication neurologique de la syphilis entrainant une dégénérescence de la moelle épinière. Néanmoins, il continue de publier jusqu'en 1895. Il décède le 16 décembre 1897 à l'âge de 57 ans et est enterré au cimetière du Père-Lachaise (20e arrondissement) à Paris.

Informations techniques

ISBN papier : 9782806227126

ISBN numérique : 9782806227102

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