Paradoxe sur le comédien

Résumé du livre

Paradoxe sur le comédien

Auteur : Denis Diderot

Analyse de : Nathalie Roland

4.5/5 (3 avis)

Détails de l'abonnement

  • 9,99€ /mois
  • 10 téléchargements par mois
  • + de 1500 analyses
  • Résiliable à tout moment
Voir plus
Que puis-je trouver dans ce résumé sur "Paradoxe sur le comédien"

Ce document propose un résumé gratuit clair et détaillé de l'essai Paradoxe sur le comédien de Denis Diderot, dont voici un extrait :

« Deux interlocuteurs se promènent à Paris en discutant d’un livre sur le théâtre. Le premier intervenant constate tout d’abord qu’il est difficile pour un comédien d’apprendre son rôle : il ne peut se baser que sur ce qu’en dit l’auteur. Pourtant le texte ne donne jamais assez d’informations : il n’est que « des signes approchés d’une pensée » (p. 126). Le bon comédien doit selon lui s’imprégner de son personnage sans faire preuve de sensibilité, comme « un spectateur froid et tranquille » (p. 127). Autrement dit, le bon comédien est capable de tout imiter avec sang-froid : s’il est trop sensible, il ne peut jouer qu’en suivant ses propres émotions et non celle du personnage qu’il doit incarner, ce qui rend son jeu inégal. C’est donc, paradoxalement, le sang-froid qui permet de reproduire toutes les émotions sur scène. Il en va de même pour l’écrivain : ce n’est pas dans les moments de douleur que lui vient le talent d’écrire, mais bien quand il a la tête froide. »

Découvrez la suite dans le document.

A propos du livre "Paradoxe sur le comédien"

Œuvre posthume, Paradoxe sur le comédien parait pour la première fois en 1830. Ce texte nait d’un compte-rendu de lecture de Garrick ou les Acteurs anglais (livre concernant l’art dramatique) pour la Correspondance littéraire (1770). Il s’agit probablement aussi d’une réponse à la Lettre à d’Alembert sur les spectacles de Rousseau (1758) : ce dernier estime que le théâtre corrompt les bonnes mœurs. Diderot présente, sous la forme d’un dialogue, sa théorie sur le jeu des acteurs, basé sur l’imitation de la nature et dénué de sensibilité. Ses réflexions, muries pendant de longues années et parfois contradictoires, se prolongent par une pensée plus générale sur la création artistique. 

Denis Diderot

Denis Diderot est sans doute l’une des figures les plus représentatives du siècle des Lumières. Philosophe, encyclopédiste et écrivain français, il nait le 5 octobre 1713 à Langres dans une famille bourgeoise. Durant sa jeunesse, il suit des cours au collège jésuite. Ses parents envisageant pour lui une carrière ecclésiastique, il se fait prêtre de Langres en 1726. En 1728, il part achever ses études à Paris où il suit des cours de théologie et de philosophie à la Sorbonne. Il obtient son diplôme en 1735. Les années suivantes sont difficiles financièrement. Il abandonne sa carrière ecclésiastique au profit du droit et devient clerc auprès du procureur. Il s’intéresse au théâtre, à la physique et aux mathématiques, apprend l’anglais et écrit ses premiers articles pour le Mercure de France. C’est également à cette époque qu’il rencontre Jean-Jacques Rousseau (1712-1778) avec qui il se lie d’amitié.

En 1743, il épouse secrètement Anne-Antoinette Champion suite au refus du père de l’écrivain. Cette union sera marquée par de nombreuses infidélités. Sa carrière littéraire débute véritablement cette année-là grâce à ses traductions de The Grecian History de Temple Stanyan, puis, de An Inquiry Concerning Virtue or Merit de Shaftesbury, augmentée de ses réflexions personnelles et publiée en 1745 sous le titre Essai sur le mérite et la vertu. Cet ouvrage témoigne du l’évolution de Diderot de la foi chrétienne vers le déisme. L’année suivante, il publie anonymement sa première œuvre personnelle, Pensées philosophiques, recueil d’aphorismes. En 1749, il parait son essai Lettre sur les aveugles à l’usage de ceux qui voient dans lequel il Diderot expose clairement sa vision matérialiste et évoque son athéisme. Jugé dangereux, il est arrêté et incarcéré durant trois mois au château de Vincennes.

Son œuvre la plus colossale et sans doute la plus connue est L’Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers publiée de 1751 à 1772. Cette aventure commence en 1747, avec la traduction en français de la Cyclopædia d’Ephraïm Chambers, datant de 1728. Cependant, Diderot en fera le travail de toute sa vie. Pour réaliser son projet, il est aidé par d’Alembert, mathématicien et philosophe français ainsi que par des membres de la « société des gens de lettres ». Première encyclopédie française, elle constitue un ouvrage majeur du XVIIIe siècle et représente le symbole même de l’œuvre des Lumières par sa compilation de tous les savoirs de l’époque.

En 1750, il est nommé à l'Académie Royale des Arts et des lettres de Berlin. En 1769, Friedrich Melchior Grimm lui confie la direction de la revue Correspondances Littéraires dans laquelle il publie de nombreuses critiques ainsi que des articles philosophiques. C’est dans ce journal que parait Jacques le fataliste et son maître, un dialogue philosophique (entre Jacques et son maître) que Diderot écrit de 1765 jusqu'en 1784. Petit à petit, ses idées divergent de celles de son ami Rousseau jusqu’à la rupture en 1770. Les deux hommes développent par la suite une certaine rancœur et stoppent toute relation.

En 1773, invité par l’impératrice Catherine II, Diderot effectue un voyage de 18 mois à Saint-Pétersbourg, durant lequel il séjourne à deux reprises en Hollande. À son retour, sa santé se dégrade et il décède le 31 juillet 1784. Il est inhumé à l’église Saint-Roch, dans la chapelle de la Vierge, mais sa tombe est profanée lors de la Révolution et  sa dépouille disparait. Mal reçu à son époque, Diderot doit attendre la postérité pour que son œuvre soit reconnue à sa juste valeur.

Informations techniques

ISBN papier : 9782806252234

ISBN numérique : 9782806251794

Ces analyses du livre "Paradoxe sur le comédien" pourraient également vous intéresser
Ceux qui ont acheté ce résumé du livre "Paradoxe sur le comédien" ont également acheté