Analyse du livre :  L'Or

Analyse du livre

L'Or

Auteur : Blaise Cendrars

Analyse de : Jean-Bosco d'Otreppe

5/5 (1 avis)

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Extrait de l'analyse du livre L'Or
Structure de cette analyse du livre
  • Introduction (1 pages)

    Blaise Cendrars, Poète et romancier français d’origine suisse
    L’Or, Une œuvre entre fiction, poésie et histoire

  • Résumé entier de L’Or (3 pages)

    L’histoire de l’intrigue de L’Or résumée en plusieurs parties

  • Étude approfondie du personnage principal (2 pages)

    Une description rigoureuse du héros du roman, Johann August Suter

  • Clés de lecture et compléments d’information (3 pages)

    Le choix de la fiction ; Un style témoin de la modernité d’une époque ; Le pouvoir de la parole ; La Californie et la Nouvelle-Helvétie

  • Questions ouvertes (1 pages)

    Quelques pistes de réflexion pour affiner votre analyse de L’Or de Blaise Cendrars

Que puis-je trouver dans cette analyse sur "L'Or"

Pour élaborer l’analyse littéraire portant sur L’Or de Blaise Cendrars, Jean-Bosco d’Otreppe, maitre en langues et littératures françaises et romanes, s’est plongé au cœur de l’intrigue passionnante de cette œuvre au décor américain.

La fiche, qui propose dans un premier temps une courte introduction sur l’écrivain et son œuvre, présente dans le détail un récapitulatif de la trame narrative et, ce faisant, évoque d’emblée les grands thèmes de l’histoire : la ruée vers l’or, le colonialisme, l’ascension sociale, l’industrialisation et enfin, bien sûr, l’histoire des États-Unis. Le personnage principal de Johann August Suter, qui a réellement existé et à qui Cendrars prête un destin tragique et paradoxal, est ensuite décrit : lui qui s’apprêtait à devenir l’homme le plus riche du monde est ruiné par la découverte de l’or sur ses propres terres... Pour encourager la réflexion des lecteurs, notre expert en littérature suggère quelques clés de lecture qui abordent notamment le choix de la fiction au lieu du témoignage historique, le style de l’auteur et le pouvoir de la parole. La Californie et la Nouvelle-Helvétie, les régions mises en scène dans L’Or, font également l’objet d’une étude comparative. Par ailleurs, quelques questions ouvertes figurent en fin d’analyse synthétique pour les élèves ou les passionnés qui désireraient aller encore plus loin dans leur étude de l’œuvre.

A propos du livre "L'Or"

De son vrai nom Frédéric Louis Sauser, Blaise Cendrars est un poète et romancier français d'origine suisse. C'est avec la poésie qu'il commence sa carrière littéraire, avec La Prose du Transsibérien et de la petite Jehanne de France (1913) et Les Pâques à New York (1912). Blaise Cendrars se tourne ensuite vers le roman durant l'entre-deux-guerres avec L'Or (1925) et Moravagine (1926).

L'Or est une oeuvre qui mêle fiction, poésie et histoire. Blaise Cendrars raconte ici de manière fictionnelle l'histoire du général suisse Johann August Suter, débarqué à New York en 1834 qui se forge un empire en industrialisant les terres désertiques de la Californie. Mais la découverte de gisements d'or sur ses terres va faire de sa vie un véritable cauchemar : ses propriétés sont pillées et il voit son avenir brisé. Le général sombre rapidement dans le désespoir devant tant d'injustice et ne se ressaisit qu'au moment où sa famille réapparait. Mais le soutien de ses proches ne suffit malheureusement pas à l'aider à surmonter cette épreuve.

Blaise Cendrars a écrit L'Or en six semaines en 1924 après un voyage au Brésil. Sous-titré La Merveilleuse Histoire du général Johann August Suter, le roman a largement été plébiscité, autant par la critique que par le public. L'Or est paru aux éditions Grasset et a été adapté au cinéma par James Cruze en 1936 sous le titre Sutter's Gold.

Blaise Cendrars

Blaise Cendrars, Frédéric Louis Sauser de son vrai nom, est né le 1er septembre 1887 à La Chaux-de-Fonds en Suisse. Issu d’une famille bourgeoise qui déménage constamment, le jeune garçon est envoyé en pension en Allemagne, puis dans une école de commerce à Neuchâtel. Mauvais élève, il est envoyé quelques années plus tard en apprentissage chez un horloger à Saint-Pétersbourg. C’est dans l’une des bibliothèques de la ville que Blaise Cendrars découvre la littérature et l’écriture. En 1907, il part pour Berne où il suit un cursus en médecine à l’université. N’y trouvant pas les réponses à ses interrogations sur l’homme, il arrête ses études et commence à écrire des poèmes, qu’il publiera sous l’intitulé Séquences en 1913.

Quatre ans plus tard, après un court passage à Paris, il retourne à la capitale russe et rédige son premier roman, Moganni Nameh, qui est publié sous forme de feuilleton en 1922. À la fin de cette année, il embarque pour les Etats-Unis. Introduit à la modernité, Blaise Cendrars rédige son poème le plus connu et qui s’avèrera fondateur pour la poésie moderne, Les Pâques à New York (1912). C’est également à cette époque qu’il opte pour son pseudonyme. En 1912, il retourne à Paris où il fonde avec Emil Szittya une maison d’édition et une revue littéraire, Les Hommes nouveaux. Ils éditent ainsi ses poèmes et des écrits d’autres auteurs. L’écrivain y fait la connaissance d’Apollinaire, Delaunay, Chagall ou encore Modigliani. Un an plus tard, il publie un livre illustré, La Prose du transsibérien et de la petite Jehanne de France et commence la rédaction de Dix-neuf poèmes élastiques (1919).

Au début de la Première Guerre mondiale, Blaise Cendrars s’engage dans la Légion étrangère pour combattre au côté de la France. Malheureusement, il est gravement blessé au bras droit en 1915 et se fait amputer jusqu’au coude. Renvoyé chez lui, l’écrivain se reprend rapidement et apprend à écrire de la main gauche pour poursuivre son travail. En 1916, il publie ainsi La Guerre au Luxembourg et est naturalité français. Commence alors pour lui une période créative et prolifique : La Fin du monde filmée par l’Ange N.-D. (1917), Profond aujourd’hui (1917), J’ai tué (1918) et Le Panama ou les Aventures de mes sept oncles (1918). Dans le but de s’éloigner des milieux avant-gardistes parisiens, l’écrivain se met à voyager et se rend à Bruxelles, puis à Rome, pour finalement se rendre au Brésil en 1924. Il se passionne pour le pays qu’il célèbrera dans ses écrits. Il y retournera plusieurs fois, se liant d’amitié avec des poètes tels qu’Oswald de Andrade, Mario de Andrade ou encore Sergio Millet. Jusqu’au début de la Seconde Guerre mondiale, Blaise Cendrars poursuit son travail d’écriture et rédige notamment L’Or (1925), Moravagine (1926), Le Plan de l’aiguille (1929), Les Confessions de Dan Yack (1929) et Rhum – L’aventure de Jean Galmot (1930). En 1939, il s’engage comme correspondant de guerre au Royaume-Uni. Profondément marqué par l’attitude de la France, il s’exile à Aix-en-Provence jusqu’à la fin de la guerre et cesse d’écrire. Il reprend le travail en 1943 en rédigeant L’Homme foudroyé (1945), La Main coupée (1946), Bourlinguer (1948) et Le Lotissement du ciel (1949).

En 1950, il s’installe définitivement à Paris où il termine sa vie en fréquentant de jeunes écrivains tels que René Fallet, Jean-Paul Clébert ou Jacques Yonnet. Il publie son dernier roman, en 1956. Touché par deux attaques cérébrales, il décède finalement le 21 janvier 1961 juste après avoir reçu le Grand Prix littéraire de la Ville de Paris.

Informations techniques

ISBN papier : 9782806212139

ISBN numérique : 9782806220431

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