Analyse du livre :  Eloge de la folie

Analyse du livre

Eloge de la folie

Auteur : Erasme

Analyse de : Nathalie Roland

4/5 (3 avis)

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Extrait de l'analyse du livre Eloge de la folie
Structure de cette analyse du livre
  • Introduction générale (1 pages)

    Érasme, Écrivain, humaniste et théologien hollandais
    Éloge de la folie, Un texte complexe sous un discours amusant

  • Résumé complet d'Éloge de la folie (2 pages)

    L'essai d’Érasme synthétisé en fonction des thèmes abordés

  • Éclairages sur le contexte d’écriture (2 pages)

    Le contexte intellectuel, l’humanisme ; Le contexte politique et religieux

  • Clés de lecture (5 pages)

    Un éloge ironique et paradoxal ; Érasme et l’humanisme ; L’Éloge de la folie et les questions religieuses ; La folie dans l’Histoire

  • Plusieurs pistes de réflexion (1 pages)

    Un panel de questions ouvertes pour prolonger votre étude d’Éloge de la folie d’Érasme

Que puis-je trouver dans cette analyse sur "Eloge de la folie"

À travers cette analyse littéraire, Nathalie Roland, maitre en histoire, se donne pour mission de rendre Éloge de la folie, œuvre brillante, atypique et complexe d’Érasme, plus compréhensible pour les étudiants et les autres lecteurs de cet essai caractérisé par un discours amusant.

L’auteure de la fiche propose en guise de préambule une présentation générale de l’écrivain et humaniste français, avant de s’attaquer à fournir un résumé intégral de l’œuvre, subdivisé en plusieurs parties selon les thèmes abordés dans le document. Elle propose ensuite d’éclairer les lecteurs quant au contexte littéraire, artistique et intellectuel dans lequel s’inscrit Éloge de la folie, et poursuit par une analyse approfondie du genre de l’éloge et du détournement de celui-ci par l’auteur, de l’Humanisme d’Érasme et du message réfléchi qu’il délivre sur la religion, porté par la figure historique du fou. Elle conclut la synthèse de cours en fournissant de nouvelles pistes de réflexion sous la forme d’une série de questions ouvertes pour permettre aux lecteurs de prolonger leru exploration de cet essai largement critiqué lors de sa parution.

A propos du livre "Eloge de la folie"

L’Éloge de la folie, également appelé La Louange de la sottise ou encore La Louange de la Folie, et dont le titre latin est Stultitiae laus, est un ouvrage écrit en langue latine en 1509 par Érasme. Dédié à Thomas More, il est imprimé pour la première fois à Paris, chez Jehan Petit et Gilles de Gourmont, en 1511 ; puis, la même année, il sort des presses de Mathias Schurer, à Strasbourg. L’Éloge de la folie sera mis à l'Index en 1557, lors de la Contre-Réforme.

Né vers 1469 à Rotterdam et décédé à Bâle en 1536, Erasme (en latin Desiderius Erasmus Roterodamus) est grand personnage du courant humaniste. Avec l’Éloge de la folie, il contribue à catalyser la Réforme : il se livre en effet dans cet ouvrage à une critique enjouée des classes qui composent la société de son époque, en se montrant particulièrement sévère vis-à-vis du clergé, des moines et des théologiens, à qui il reproche d’interpréter les textes sacrés au gré de leurs intérêts particuliers (et d’imposer de force cette interprétation aux fidèles). Dans l’Éloge de la folie, Erasme prône au contraire un retour à l’idéal chrétien d’origine, par le biais, notamment, d’une libre interprétation des Evangiles.

L'Éloge de la folie a connu un grand succès populaire : il a été édité de nombreuses fois et a été traduit dans les langues vernaculaires française et allemande.

Erasme

Né un 27 octobre, l’année de naissance exacte de ce théologien et homme de lettres hollandais n’est pas connue, les historiens évoquant soit 1466,1467 ou 1469. Son décès, lui, a lieu le 12 juillet 1536 à Bâle, en Suisse.

Lorsque sa mère décède d’une épidémie en 1483, son père, qui est prêtre, rappelle Érasme et son frère dans leur ville natale de Gouda. À la mort de leur père, les deux frères sont confiés à trois tuteurs, qui les poussent à entrer au couvent. Si Pierre cède rapidement, Érasme est plus réticent, mais tout de même ses vœux en 1488 et rejoint la communauté des chanoines de Saint Augustin à Stein, avant d’être ordonné prêtre quatre ans plus tard. Lui qui n’a jamais voulu de cette vie monastique s’empresse d’accepter la proposition de l’évêque de Cambrai, qui l’invite, en raison de ses talents de latiniste, à l’accompagner dans ses déplacements en qualité de secrétaire. Un ou deux ans plus tard, il obtient la permission de se rendre à Paris pour y suivre des études à l’université, où il apprend le grec et rencontre de nombreux humanistes. Mais ce style de vie austère ne lui convient pas. À cette même période, il fait la rencontre de Fauste Andrelin, un poète avec qui il se lie d’amitié. Ne voulant pas entraver sa liberté de pensée et de création littéraire, Érasme quitte l’université et mène une vie d’étudiant indépendante de toute influence, qu’elle soit religieuse, patriotique ou académique. Maitrisant parfaitement le latin, il peut voyager sur le continent européen et ne pas se sentir étranger. Après avoir parcouru l’Europe pendant près de 15 ans, Érasme se rend en Italie où il devient théologien à l’université de Turin.

En 1509, il se rend à nouveau en Angleterre et réside chez son ami Thomas Moore, un humaniste anglais. Durant cette période, il écrit son œuvre majeure, l’Éloge de la folie, une thèse humoristique qui sera publiée deux ans plus tard. Dedans, à travers la voix de la déesse de la Folie, il critique avec verve diverses professions et strates sociales telles que les théologiens, les moines et le haut clergé, mais aussi les courtisans. Bien qu’il dénonce ouvertement l’attitude du clergé et du pape et qu’il revendique une conception humaniste de la chrétienté, il n’encourage pas pour autant la réforme protestante que veut lancer Martin Luther.

Alors qu’il prépare son doctorat en théologie à la Sorbonne, Érasme s’intéresse de plus en plus à la rhétorique épistolaire et publie, en 1522, De conscribendis epistolis, un manuel d’épistolographie fortement influencé par la mouvance humaniste de la Renaissance qui mêle tradition classique et médiévale et aborde l’art d’écrire des lettres. En 1528, il publie son Cicéronien, dans lequel il critique les auteurs pour qui utiliser un vocabulaire différent de celui de Cicéron dans leur œuvre serait une infamie.

Puisque Bâle semble entièrement ralliée à la cause réformiste, Érasme choisit de s’installer à Fribourg-en-Brisgau pour écrire son dernier ouvrage, L’Ecclésiaste. Il revient cependant à Bâle en 1535 afin de suivre la publication de sa dernière œuvre et se voit offrir le poste de cardinal par le pape, qu’il refuse.
Il décède en le 12 juillet 1536 en laissant derrière lui un héritage d’une richesse inestimable qui lui vaut encore aujourd’hui d’être considéré comme l’une des figures majeures de la culture occidentale.

Informations techniques

ISBN papier : 9782806251978

ISBN numérique : 9782806251534

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