J'ai saigné : Analyse du livre

0 évaluation

Auteur : Blaise Cendrars

Analyse de : Mélanie Ackerman

Cette fiche de lecture à la fois claire et passionnante décortique une œuvre majeure de Blaise Cendrars : J’ai saigné. Il s’agit d’une nouvelle autobiographique dans laquelle l’écrivain suisse se concentre sur ses expériences de la Première Guerre mondiale. Cette analyse littéraire dévoile les dessous de cette magnifique histoire qui vous fait voyager depuis les tranchées de la guerre jusqu’au couvent salvateur.

Pour approfondir votre étude de J’ai saigné, cette analyse synthétique présente ainsi une explication globale, mais détaillée des différentes caractéristiques qui distinguent cet ouvrage. Elle s’attarde sur le parcours de l’auteur, résume intégralement le livre, présente les personnages principaux, les clés de lecture et les pistes de réflexion, chaque partie étant traitée de manière claire et concise.

J’ai saigné : présentation de l’analyse

Cette analyse littéraire constitue un précieux guide pour avancer rapidement dans la compréhension de la nouvelle autobiographique de Cendrars, J’ai saigné. Elle propose une exploration complète de l’œuvre et de toutes ses spécificités. 

Pour ce faire, la fiche commence par une courte présentation du célèbre auteur du XXe siècle. Écrivain d’exception, il puise dans ses souvenirs pour produire des textes à la fois émouvants et puissants. Il se sert de ses ouvrages pour créer sa propre légende, qui se perpétue d’ailleurs jusqu’à aujourd’hui. Il a écrit plusieurs romans, mémoires et poésies. J’ai saigné figure parmi ses œuvres maîtresses. Extrait du recueil La Vie dangereuse, cette nouvelle se concentre sur les expériences de Blaise Cendrars au cours de la Première Guerre mondiale. Blessé lors d’une attaque sur le front de Champagne après son enrôlement à la Légion étrangère, l’auteur-protagoniste subit une amputation du bras droit — une opération à l’origine du nom de son livre.

Cette analyse fournit un résumé détaillé de J’ai saigné pour vous permettre de gagner du temps dans l’apprivoisement du récit. Ce résumé reprend, partie par partie, le parcours de Blaise Cendrars, depuis sa blessure au combat jusqu’à sa convalescence à l’hôpital Sainte-Croix. Une analyse des personnages-clés offre également l’occasion de saisir tous les enjeux de l’histoire et de son contexte. Elle étudie bien évidemment l’auteur (protagoniste principal du livre), mais aussi Madame Adrienne P. (l’infirmière), Sœur Philomène, le conducteur de l’ambulance et le petit berger landais.

Cette fiche didactique propose ensuite quelques clés de lecture sont ensuite fournies qui permettent de comprendre plus facilement la trame narrative, ainsi que la structure du récit présenté dans J’ai saigné. Plusieurs pistes de réflexion viennent clôturer l’analyse.

Si vous souhaitez en découvrir davantage sur les œuvres de Blaise Cendrars ou sur l’auteur lui-même, vous pouvez également télécharger notre analyse du livre L’or, un autre roman à succès de l’écrivain suisse.

Analyse des personnages principaux du livre J’ai saigné

Après un résumé exhaustif de J’ai saigné, cette analyse propose également de passer en revue les différents protagonistes qui participent à l’évolution de l’histoire. 

Comme il s’agit d’une nouvelle autobiographique, le personnage principal est Blaise Cendrars lui-même. Blessé au cours de la Première Guerre mondiale alors qu’il n’avait que 28 ans, l’auteur s’est vu amputé du bras droit et doit se réadapter à la vie quotidienne. Son caractère combatif lui permet cependant de se relever de cette expérience. À ses côtés se trouve une infirmière qui se met volontiers aux petits soins des soldats blessés, Mme Adrienne P. Cendrars aide celle-ci à s’occuper d’un autre patient, surnommé « le petit berger des Landes ».

L’analyse des personnages se concentre également sur d’autres protagonistes, à l’instar du conducteur d’ambulance et de Sœur Philomène. Cette dernière fait office de soutien spirituel auprès de l’auteur de J’ai saigné.

Clés de lecture et thématiques

Dans son œuvre intitulée J’ai saigné, Blaise Cendrars traite son sujet avec lucidité et détachement. C’est probablement ce qui rend l’histoire si captivante. Si le résumé et l’analyse des protagonistes vous permettent de vous faire une idée de la trame narrative et de cerner la personnalité des personnages, les clés de lecture servent, elles, de guide pour saisir les caractéristiques de l’histoire.

Cette partie s’attarde notamment sur les schémas actanciel et narratif de l’ouvrage. Elle aborde la dimension satirique et s’intéresse au genre dans lequel s’inscrit l’œuvre, à savoir l’autobiographie.

Pour aller encore plus loin dans votre exploration, vous pouvez consulter notre questionnaire de lecture sur J’ai saigné ou notre résumé détaillé.

Structure de cette analyse du livre

  • Introduction générale à l’auteur et à son œuvre (1 pages)

    Blaise Cendrars, Poète et romancier français d’origine suisse
    J'ai saigné, Une nouvelle sur la guerre

  • Résumé intégral de J'ai saigné (2 pages)

    L'histoire de J'ai saigné et de la convalescence de Blaise Cendrars synthétisée en plusieurs parties

  • Présentation générale des personnages (1 pages)

    Une analyse de Blaise Cendrars, de Madame Adrienne P., de Sœur Philomène, du conducteur de l’ambulance et du petit berger landais

  • Comprendre l’œuvre avec ces clés de lecture (4 pages)

    Le schéma actanciel ; Le schéma narratif ; Une nouvelle autobiographie ; Une dimension satirique

  • Informations complémentaires (1 pages)

Que puis-je trouver dans cette analyse sur "J'ai saigné"

La fiche de cours consacrée à J’ai saigné de Blaise Cendrars propose une analyse détaillée (12 pages) de la nouvelle autobiographique de l’auteur français. Après une partie introductive qui replace l’écrivain et son œuvre dans leur contexte, le document didactique continue avec une synthèse intégrale de l’histoire et une étude des personnages centraux, ce qui garantit une compréhension optimale de ce récit de guerre. Le lecteur est ensuite invité à s’interroger sur les particularités structurelles et stylistiques de la nouvelle et à s’intéresser au genre dans lequel elle s’inscrit. Un outil de référence disponible au format PDF qui vous sera indispensable pour aborder ce récit personnel sous un autre jour.

Découvrez notre questionnaire de lecture sur J’ai saigné et testez vos connaissances.

Blaise Cendrars

Blaise Cendrars, Frédéric Louis Sauser de son vrai nom, est né le 1er septembre 1887 à La Chaux-de-Fonds en Suisse. Issu d’une famille bourgeoise qui déménage constamment, le jeune garçon est envoyé en pension en Allemagne, puis dans une école de commerce à Neuchâtel. Mauvais élève, il est envoyé quelques années plus tard en apprentissage chez un horloger à Saint-Pétersbourg. C’est dans l’une des bibliothèques de la ville que Blaise Cendrars découvre la littérature et l’écriture. En 1907, il part pour Berne où il suit un cursus en médecine à l’université. N’y trouvant pas les réponses à ses interrogations sur l’homme, il arrête ses études et commence à écrire des poèmes, qu’il publiera sous l’intitulé Séquences en 1913.

Quatre ans plus tard, après un court passage à Paris, il retourne à la capitale russe et rédige son premier roman, Moganni Nameh, qui est publié sous forme de feuilleton en 1922. À la fin de cette année, il embarque pour les Etats-Unis. Introduit à la modernité, Blaise Cendrars rédige son poème le plus connu et qui s’avèrera fondateur pour la poésie moderne, Les Pâques à New York (1912). C’est également à cette époque qu’il opte pour son pseudonyme. En 1912, il retourne à Paris où il fonde avec Emil Szittya une maison d’édition et une revue littéraire, Les Hommes nouveaux. Ils éditent ainsi ses poèmes et des écrits d’autres auteurs. L’écrivain y fait la connaissance d’Apollinaire, Delaunay, Chagall ou encore Modigliani. Un an plus tard, il publie un livre illustré, La Prose du transsibérien et de la petite Jehanne de France et commence la rédaction de Dix-neuf poèmes élastiques (1919).

Au début de la Première Guerre mondiale, Blaise Cendrars s’engage dans la Légion étrangère pour combattre au côté de la France. Malheureusement, il est gravement blessé au bras droit en 1915 et se fait amputer jusqu’au coude. Renvoyé chez lui, l’écrivain se reprend rapidement et apprend à écrire de la main gauche pour poursuivre son travail. En 1916, il publie ainsi La Guerre au Luxembourg et est naturalité français. Commence alors pour lui une période créative et prolifique : La Fin du monde filmée par l’Ange N.-D. (1917), Profond aujourd’hui (1917), J’ai tué (1918) et Le Panama ou les Aventures de mes sept oncles (1918). Dans le but de s’éloigner des milieux avant-gardistes parisiens, l’écrivain se met à voyager et se rend à Bruxelles, puis à Rome, pour finalement se rendre au Brésil en 1924. Il se passionne pour le pays qu’il célèbrera dans ses écrits. Il y retournera plusieurs fois, se liant d’amitié avec des poètes tels qu’Oswald de Andrade, Mario de Andrade ou encore Sergio Millet. Jusqu’au début de la Seconde Guerre mondiale, Blaise Cendrars poursuit son travail d’écriture et rédige notamment L’Or (1925), Moravagine (1926), Le Plan de l’aiguille (1929), Les Confessions de Dan Yack (1929) et Rhum – L’aventure de Jean Galmot (1930). En 1939, il s’engage comme correspondant de guerre au Royaume-Uni. Profondément marqué par l’attitude de la France, il s’exile à Aix-en-Provence jusqu’à la fin de la guerre et cesse d’écrire. Il reprend le travail en 1943 en rédigeant L’Homme foudroyé (1945), La Main coupée (1946), Bourlinguer (1948) et Le Lotissement du ciel (1949).

En 1950, il s’installe définitivement à Paris où il termine sa vie en fréquentant de jeunes écrivains tels que René Fallet, Jean-Paul Clébert ou Jacques Yonnet. Il publie son dernier roman, en 1956. Touché par deux attaques cérébrales, il décède finalement le 21 janvier 1961 juste après avoir reçu le Grand Prix littéraire de la Ville de Paris.

A propos du livre "J'ai saigné"

J’ai saigné est une nouvelle écrite par Blaise Cendrars et publiée en 1938 chez Grasset dans le recueil intitulé La Vie dangereuse. Dans J’ai saigné, qui est un texte court et autobiographique, Blaise Cendrars raconte, à travers son narrateur, son amputation (il perd en effet son bras droit durant la Première Guerre mondiale), sa souffrance, les violences de la guerre, le dévouement des infirmières et la lutte que doivent mener les blessés pour guérir de leurs traumatismes et survivre.

La nouvelle J’ai saigné s’ouvre en effet sur une amputation : le narrateur de l’histoire, qui peut donc être assimilé à Blaise Cendrars, perd son bras droit en 1915, suite à une blessure de guerre, alors qu’il n’a que 28 ans. Il est soigné à l’hôpital de Châlons-sur-Marne avec de nombreux autres compagnons d’infortune. Combattif, il apprend peu à peu à vivre sans son bras et il propose son aide aux infirmières, apportant son soutien aux autres blessés. J’ai saigné se présente donc comme un texte fort qui rend hommage aux nombreux blessés de guerre, ainsi qu’à ceux et celles qui n’ont pas managé leurs efforts pour les soigner.

Né en 1887 en Suisse et mort à Paris en 1961, Blaise Cendrars, de son vrai nom Frédéric Louis Sauser, est un écrivain français. Il est l’auteur de nombreuses oeuvres qui sont aujourd’hui devenues célèbres, dont notamment Les Pâques à New York (1912), La Prose du Transsibérien et de la petite Jehanne de France (1913), Moravagine (1926), La Main coupée (1946) ou Bourlinguer (1948).

Informations techniques

ISBN papier : 9782806237385

ISBN numérique : 9782806237132

Ces analyses du livre "J'ai saigné" pourraient également vous intéresser

Ceux qui ont téléchargé cette analyse du livre "J'ai saigné" ont également téléchargé