J'ai saigné

Analyse du livre

J'ai saigné

Auteur : Blaise Cendrars

Analyse de : Mélanie Ackerman

4/5 (10 avis)

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Extrait de l'analyse du livre J'ai saigné
Structure de cette analyse du livre
  • Introduction générale à l’auteur et à son œuvre (1 pages)

    Blaise Cendrars, Poète et romancier français d’origine suisse
    J'ai saigné, Une nouvelle sur la guerre

  • Résumé intégral de J'ai saigné (2 pages)

    L'histoire de J'ai saigné et de la convalescence de Blaise Cendrars synthétisée en plusieurs parties

  • Présentation générale des personnages (1 pages)

    Une analyse de Blaise Cendrars, de Madame Adrienne P., de Sœur Philomène, du conducteur de l’ambulance et du petit berger landais

  • Comprendre l’œuvre avec ces clés de lecture (4 pages)

    Le schéma actanciel ; Le schéma narratif ; Une nouvelle autobiographie ; Une dimension satirique

  • Informations complémentaires (1 pages)

Que puis-je trouver dans cette analyse sur "J'ai saigné"

Nouvelle autobiographique avec pour trame de fond la Première Guerre mondiale, J’ai saigné relate le moment où l’auteur, Blaise, Denrars, dû se faire amputer du bras droit. Avec sa fiche de cours claire et passionnante, Mélanie Ackerman, maitre en langues et littératures françaises et romanes, fait voyager le lecteur depuis les tranchées de guerre jusqu’au couvent salvateur et dévoile les dessous de cette magnifique histoire.

L’analyse littéraire débute par un résumé très fidèle de l’histoire, et reprend, partie par partie, le parcours de Blaise Cendrars depuis sa blessure au combat jusqu’à sa convalescence à l’hôpital Sainte-Croix. Les personnages de Blaise, auteur et personnage principal ; de Mme Adrienne P. l’infirmière ; de sœur Philomène ; ou encore du petit berger des landes sont présentés et étudiés afin d’aider le lecteur à cerner leur personnalité. La présence d’un schéma actanciel et d’un schéma narratif fournit des pistes d’analyse très efficaces et permettent au lecteur de comprendre la trame narrative ainsi que la structure du récit. Enfin, notre experte termine son analyse en s’intéressant d’un peu plus près au genre dans lequel s’inscrit l’œuvre, à savoir la nouvelle autobiographique.

A propos du livre "J'ai saigné"

J’ai saigné est une nouvelle écrite par Blaise Cendrars et publiée en 1938 chez Grasset dans le recueil intitulé La Vie dangereuse. Dans J’ai saigné, qui est un texte court et autobiographique, Blaise Cendrars raconte, à travers son narrateur, son amputation (il perd en effet son bras droit durant la Première Guerre mondiale), sa souffrance, les violences de la guerre, le dévouement des infirmières et la lutte que doivent mener les blessés pour guérir de leurs traumatismes et survivre.

La nouvelle J’ai saigné s’ouvre en effet sur une amputation : le narrateur de l’histoire, qui peut donc être assimilé à Blaise Cendrars, perd son bras droit en 1915, suite à une blessure de guerre, alors qu’il n’a que 28 ans. Il est soigné à l’hôpital de Châlons-sur-Marne avec de nombreux autres compagnons d’infortune. Combattif, il apprend peu à peu à vivre sans son bras et il propose son aide aux infirmières, apportant son soutien aux autres blessés. J’ai saigné se présente donc comme un texte fort qui rend hommage aux nombreux blessés de guerre, ainsi qu’à ceux et celles qui n’ont pas managé leurs efforts pour les soigner.

Né en 1887 en Suisse et mort à Paris en 1961, Blaise Cendrars, de son vrai nom Frédéric Louis Sauser, est un écrivain français. Il est l’auteur de nombreuses oeuvres qui sont aujourd’hui devenues célèbres, dont notamment Les Pâques à New York (1912), La Prose du Transsibérien et de la petite Jehanne de France (1913), Moravagine (1926), La Main coupée (1946) ou Bourlinguer (1948).

Blaise Cendrars

Blaise Cendrars, Frédéric Louis Sauser de son vrai nom, est né le 1er septembre 1887 à La Chaux-de-Fonds en Suisse. Issu d’une famille bourgeoise qui déménage constamment, le jeune garçon est envoyé en pension en Allemagne, puis dans une école de commerce à Neuchâtel. Mauvais élève, il est envoyé quelques années plus tard en apprentissage chez un horloger à Saint-Pétersbourg. C’est dans l’une des bibliothèques de la ville que Blaise Cendrars découvre la littérature et l’écriture. En 1907, il part pour Berne où il suit un cursus en médecine à l’université. N’y trouvant pas les réponses à ses interrogations sur l’homme, il arrête ses études et commence à écrire des poèmes, qu’il publiera sous l’intitulé Séquences en 1913.

Quatre ans plus tard, après un court passage à Paris, il retourne à la capitale russe et rédige son premier roman, Moganni Nameh, qui est publié sous forme de feuilleton en 1922. À la fin de cette année, il embarque pour les Etats-Unis. Introduit à la modernité, Blaise Cendrars rédige son poème le plus connu et qui s’avèrera fondateur pour la poésie moderne, Les Pâques à New York (1912). C’est également à cette époque qu’il opte pour son pseudonyme. En 1912, il retourne à Paris où il fonde avec Emil Szittya une maison d’édition et une revue littéraire, Les Hommes nouveaux. Ils éditent ainsi ses poèmes et des écrits d’autres auteurs. L’écrivain y fait la connaissance d’Apollinaire, Delaunay, Chagall ou encore Modigliani. Un an plus tard, il publie un livre illustré, La Prose du transsibérien et de la petite Jehanne de France et commence la rédaction de Dix-neuf poèmes élastiques (1919).

Au début de la Première Guerre mondiale, Blaise Cendrars s’engage dans la Légion étrangère pour combattre au côté de la France. Malheureusement, il est gravement blessé au bras droit en 1915 et se fait amputer jusqu’au coude. Renvoyé chez lui, l’écrivain se reprend rapidement et apprend à écrire de la main gauche pour poursuivre son travail. En 1916, il publie ainsi La Guerre au Luxembourg et est naturalité français. Commence alors pour lui une période créative et prolifique : La Fin du monde filmée par l’Ange N.-D. (1917), Profond aujourd’hui (1917), J’ai tué (1918) et Le Panama ou les Aventures de mes sept oncles (1918). Dans le but de s’éloigner des milieux avant-gardistes parisiens, l’écrivain se met à voyager et se rend à Bruxelles, puis à Rome, pour finalement se rendre au Brésil en 1924. Il se passionne pour le pays qu’il célèbrera dans ses écrits. Il y retournera plusieurs fois, se liant d’amitié avec des poètes tels qu’Oswald de Andrade, Mario de Andrade ou encore Sergio Millet. Jusqu’au début de la Seconde Guerre mondiale, Blaise Cendrars poursuit son travail d’écriture et rédige notamment L’Or (1925), Moravagine (1926), Le Plan de l’aiguille (1929), Les Confessions de Dan Yack (1929) et Rhum – L’aventure de Jean Galmot (1930). En 1939, il s’engage comme correspondant de guerre au Royaume-Uni. Profondément marqué par l’attitude de la France, il s’exile à Aix-en-Provence jusqu’à la fin de la guerre et cesse d’écrire. Il reprend le travail en 1943 en rédigeant L’Homme foudroyé (1945), La Main coupée (1946), Bourlinguer (1948) et Le Lotissement du ciel (1949).

En 1950, il s’installe définitivement à Paris où il termine sa vie en fréquentant de jeunes écrivains tels que René Fallet, Jean-Paul Clébert ou Jacques Yonnet. Il publie son dernier roman, en 1956. Touché par deux attaques cérébrales, il décède finalement le 21 janvier 1961 juste après avoir reçu le Grand Prix littéraire de la Ville de Paris.

Informations techniques

ISBN papier : 9782806237385

ISBN numérique : 9782806237132

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