Pierre de Marivaux

Biographie de Pierre de Marivaux

Pierre Carlet de Chamblain de Marivaux, né en 1688 et mort en 1763, est un écrivain français issu de la petite noblesse. Élevé en province, il étudie le droit à Paris et délaisse ses études quelque temps pour se consacrer à la littérature. Il terminera ses études des années plus tard mais ne pratiquera jamais le métier d’avocat auquel il était destiné. Si son œuvre littéraire est très variée, c’est pourtant le théâtre qui le passionne le plus et auquel il consacrera sa vie.

Sa première œuvre s’intitule Le Père prudent et équitable, ou Crispin l’heureux fourbe et est représentée pour la première fois en 1706. Mais c’est avec des comédies telles qu’Arlequin poli par l’amour (1720), Le Jeu de l’amour et du hasard (1730) ou Les Fausses confidences (1737) qu’il connait le succès. Moraliste, son œuvre se veut une recherche d’un monde vrai, sans faux-semblants, et une étude du sentiment amoureux.

Pour qualifier la subtilité du langage galant de ses personnages séducteurs, on parle de « marivaudage ». Il est aussi l’auteur de deux romans, La Vie de Marianne (1726-1741) et Le Paysan parvenu (1735). Élu à l’Académie française en 1742, Marivaux est un homme d’esprit qui fréquente les salons littéraires.

Il est – avec Molière, Corneille, Musset et Racine – un des auteurs les plus joués à la Comédie-Française.

Citations de Pierre de Marivaux

  • « Un mari porte un masque avec le monde, et une grimace avec sa femme. » (Le Jeu de l’amour et du hasard)
  • « Pardi ! Le coeur d'une femme est bien étonnant ! Le feu y prend bien vite ! » (Les Fausses Confidences)
  • « ÉGLÉ. – Je ne me considère jamais que je ne sois enchantée, moi qui vous parle.
    ADINE. – Enchantée ? Il est vrai que vous êtes passable, et même assez gentille, je vous rends justice, je ne suis pas comme vous.
    ÉGLÉ. – Je la battrais de bon cœur avec sa justice.
    ADINE. – Mais de croire que vous pouvez entrer en dispute avec moi, c'est se moquer, il n'y a qu'à voir. » (La Dispute)
  • « LE PRINCE. – Les deux sexes n'ont rien à se reprocher, Madame : vices et vertus, tout est égal entre eux. » (La Dispute)
  • « ARLEQUIN. – [...] Vous êtes si belle ! Il faut bien vous donner son cœur, aussi bien vous le prendriez de vous-même. » (L’Ile des esclaves)
  • « Avant notre connaissance, votre dot valait mieux que vous ; à présent, vous valez mieux que votre dot. » (Le Jeu de l’amour et du hasard)
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