Alfred de Musset

Biographie de Alfred de Musset

Né le 11 décembre 1810 à Paris, Alfred de Musset est d'abord un élève brillant passionné par le droit et la médecine mais abandonne vite ses études tôt pour se livrer à l’écriture. Il écrit sa première oeuvre littéraire intitulée Contes d'Espagne et d'Italie alors qu'il n'a que 19 ans (1829).

À partir de 1832, il publie son théâtre destiné à être lu plutôt que joué : sa modernité est mal perçue et il vit mal l’absence de reconnaissance. En 1834, il publie Lorenzaccio, bientôt considéré comme un chef-d’œuvre du drame romantique, qui ne sera presque jamais représenté intégralement. L'oeuvre est directement issue de sa relation tumultueuse avec George Sand, qui lui inspire également la pièce On ne badine pas avec l'amour, publiée la même année dans La Revue des Deux Mondes. Ces tumultes ajoutent au tourment qu’il exprime dans La Confession d’un enfant du siècle en 1836.

Plus de dix ans plus tard, son œuvre commence à connaitre un certain succès, jusqu’à un triomphe à La Comédie française. Il reçoit la Légion d'honneur en 1845, en même temps que Balzac, et entre à l’Académie française en 1852, année de publication de ses œuvres complètes. Il meurt en 1857 de la tuberculose et son œuvre connaitra un important succès à la fin du XIXe siècle.

Alfred de Musset est considéré actuellement comme l'un des plus grands écrivains du romantisme littéraire français. Sa relation avec l'écrivaine George Sand a d'ailleurs fait l'objet d'un premier film intitulé Les Enfants du siècle, réalisé par Diane Kurys en 1999 puis d'un deuxième film, plus récent, intitulé Confession d'un enfant du siècle, réalisé par Sylvie Verheyde en 2012.

Citations de Alfred de Musset

  • « Ses lèvres entr'ouvertes tombèrent sur les miennes et l'univers fut oublié. » (La Confession d'un enfant du siècle)
  • « La perfection n'existe pas ; la comprendre est le triomphe de l'intelligence humaine ; la désirer pour la posséder est la plus dangereuse des folies. » (La Confession d'un enfant du siècle)
  • « Je dis que la poésie est la plus douce des souffrances. » (Lorenzaccio)
  • « Vous ne savez ni aimer ni haïr et vous êtes comme les roses du Bengale, Marianne, sans épines et sans parfum. » (Les Caprices de Marianne)
  • « À quoi sert de se quereller, quand le raccommodement est impossible ? Le plaisir des disputes, c'est de faire la paix. » (On ne badine pas avec l'amour)
  • « Tous les hommes sont menteurs, inconstants, faux, bavards, hypocrites, orgueilleux et lâches, méprisables et sensuels ; toutes les femmes sont perfides, artificieuses, vaniteuses, curieuses et dépravées ; le monde n'est qu'un égout sans fond où les phoques les plus informes rampent et se tordent sur des montagnes de fange ; mais il y a au monde une chose sainte et sublime, c'est l'union de deux de ces êtres si imparfaits et si affreux. On est souvent trompés en amour, souvent blessé et souvent malheureux ; mais on aime, et quand on est sur le bord de sa tombe, on se retourne pour regarder en arrière et on se dit : j'ai souffert souvent, je me suis trompé quelquefois ; mais j'ai aimé. C'est moi qui ai vécu, et non pas un être factice créé par mon orgueil et mon ennui. » (On ne badine pas avec l'amour)
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