Honoré de Balzac

Biographie de Honoré de Balzac

Honoré de Balzac (1799 – 1850) est l’un des écrivains français majeurs du XIXe siècle. Jeune homme, il s’ouvre les portes des milieux aristocratiques parisiens qu’il ne cessera de fréquenter. Mais des entreprises désastreuses et un train de vie excessif le ruineront rapidement : l’écriture littéraire, pratiquée avec passion et assiduité, deviendra pour lui le seul moyen de rembourser ses dettes.

Ambitieux, il s’attèle à une œuvre monumentale, La Comédie humaine, qui compte plus de quatre-vingt-dix romans, et dont le but est de dresser un portrait exhaustif de la société de son temps (pour « faire concurrence à l’état civil »). Parmi ses romans les plus célèbres, on trouve Le Père Goriot (1835) ou Eugénie Grandet (1833).

Balzac est considéré comme l’un des pères du roman réaliste moderne. Son génie est le fruit d’un travail d’observation minutieux couplé à une imagination débordante : ainsi les intrigues complexes et particulièrement bien articulées se multiplient dans La Comédie humaine, alors que les descriptions témoignent du regard attentif que porte l’auteur sur la société de son époque. En outre, s’il est bien une chose que Balzac exécute avec brio, c’est sans nul doute l’art du portrait : il dote en effet chacun de ses personnages d’une profondeur psychologique profonde en détaillant leur caractère, leurs passions les plus intimes ainsi que leur apparence physique.

Citations de Honoré de Balzac

  • « Un homme qui se vante de ne jamais changer d’opinion est un homme qui se charge d’aller toujours en ligne droite, un niais qui croit à l’infaillibilité. Il n’y a pas de principes, il n’y a que des événements ; il n’y a pas de lois, il n’y a que des circonstances : l’homme supérieur épouse les événements et les circonstances pour les conduire. S’il y avait des principes et des lois fixes, les peuples n’en changeraient pas comme nous changeons de chemises. » (Le Père Goriot)
  • « Financièrement parlant, monsieur Grandet tenait du tigre et du boa : il savait se coucher, se blottir, envisager longtemps sa proie, sauter dessus ; puis il ouvrait la gueule de sa bourse, y engloutissait une charge d’écus, et se couchait tranquillement, comme le serpent qui digère, impassible, froid, méthodique. » (Eugénie Grandet)
  • « – Avez-vous une maladie incurable ?
    – Oui, mon père...
    – Ah ! nous y voilà, dit le prêtre, et laquelle ?
    – La pauvreté. » (Illusions perdues)
  • « Savez-vous, mon cher, reprit Derville après une pause, qu’il existe dans notre société trois hommes, le Prêtre, le Médecin et l’Homme de justice, qui ne peuvent pas estimer le monde ? Ils ont des robes noires, peut-être parce qu’ils portent le deuil de toutes les vertus, de toutes les illusions. Le plus malheureux des trois est l’avoué. Quand l’homme vient trouver le prêtre, il arrive poussé par le repentir, par le remords, par des croyances qui le rendent intéressant, qui le grandissent, et consolent l’âme du médiateur, dont la tâche ne va pas sans une sorte de jouissance : il purifie, il répare, et réconcilie. Mais, nous autres avoués, nous voyons se répéter les mêmes sentiments mauvais, rien ne les corrige, nos études sont des égouts qu’on ne peut pas curer. » (Le Colonel Chabert)
  • « À Paris, la vertu la plus pure est l’objet des plus sales calomnies. » (Les Chouans)
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