Michel Bussi

Biographie de Michel Bussi

Michel Bussi est né le 29 avril 1965 en Normandie. Il étudie la politique et la géographie et devient professeur de géographie à l’université de Rouen, ainsi que chercheur spécialisé dans la géographie électorale au sein du CNRS (Centre National de la Recherche Scientifique) dans la même université. De par sa fonction, il publie de nombreux articles et monographies scientifiques. Mais, dès les années quatre-vingt-dix, il se lance dans l’écriture romanesque. Il rédige un premier roman, quelques nouvelles et l’un ou l’autre scénario mais ne trouve aucun éditeur qui accepte de les publier. Il devra alors attendre une dizaine d’années pour avoir une révélation : après de nombreuses recherches, il crée l’intrigue de Code Lupin, librement inspirée de celle du célèbre Da Vinci Code (2003) de Dan Brown, qui est publié par une maison d’édition régionale, les éditions de la Falaise, en 2006 et fera ensuite l’objet de nombreuses rééditions, notamment sous la forme de feuilleton dans le quotidien Paris Normandie.

À partir de ce moment, l’auteur ne cesse d’écrire et publie à un rythme soutenu, presque un roman par an. Citons notamment les romans Mourir sur Seine en 2008 et Nymphéas noirs en 2011. Mais le succès demeure encore assez timide. C’est la parution du polar Un avion sans elle, en 2012, qui donnera de l’élan à la carrière de Michel Bussi, connaissant un grand succès public, mais aussi critique : il est salué par le prix Maison de la Presse et le prix du Roman populaire l’année de sa parution. Dès lors, les succès s’enchainent et l’auteur géographe gagne rapidement une place dans les classements des auteurs français les plus lus et les plus vendus. N’oublier jamais (2014), Gravé dans le sable (2014, réédition remaniée de l’un de ses premiers romans, Ohama Crimes, 2007) et Maman a tort (2015) ne font que renforcer sa popularité. Son dernier ouvrage, Le temps est assassin, paru en mai 2016, devrait suivre la lignée de ses prédécesseurs.

Citations de Michel Bussi

« À tout prendre, pour être pleuré, mieux vaut crever jeune, en pleine gloire. Même si vous êtes le pire des salauds, pour être regretté, mieux vaut y passer le premier ! » (Nymphéas noirs)

« D’accord, le destin est comme les gamins dans la cour de récré, il s’acharne sur les plus faibles. Mais il y a des limites ! » (Un avion sans elle)

« Quand le malheur vous touche, on refuse tous d’admettre qu’il n’y a aucun coupable à punir. Alors pour diminuer ses souffrances, on s’invente une vengeance. » (Ne lâche pas ma main)

« Dans votre vie, vous ne rencontrez pas plus de dieu vicieux que de prof qui vous prend comme bouc émissaire. Les dieux, comme les profs, s’en foutent de vous. Vous n’existez pas pour eux. Vous êtes tout seul. Pour que la pièce retombe un jour de votre côté, il faut juste jouer, souvent, beaucoup, recommencer, toujours. Insister. » (N’oublier jamais)

« On ne peut réaliser des actes exceptionnels que dans des circonstances exceptionnelles, et c’est dans ces instants particuliers où le monde bascule que les véritables héros doivent se résigner à enlever leur masque de gens comme tout le monde. » (Gravé dans le sable)

« Il y a toujours, dans un groupe, et plus encore dans un groupe d’hommes, plus encore dans un groupe d’hommes qui s’en vont en guerre, quelques leaders qui se dégagent. Et un bouc émissaire qu’on isole, qu’on accuse de tous les vices, réels, supposés ou inventés. On n’a jamais rien inventé de mieux qu’un bouc émissaire pour rendre un groupe solide, soudé, convergent. » (Gravé dans le sable)

« Elle considérait l’amour comme une arnaque pour les gogos, exactement comme les tickets de la Française des Jeux qu’elle vendait aux clients. On ne gagnait jamais, ou alors des petites sommes, juste assez pour vous inciter à rejouer, à y croire, mais jamais la cagnotte qui vous mettrait à l’abri jusqu’à la tombe. » (Maman a tort)