Alain Fournier

Biographie de Alain Fournier

Alain Fournier, Henri-Alban de son vrai prénom, est né le 3 octobre 1886 à La Chapelle-d’Angillon en France. Ses parents étant tous les deux instituteurs, le jeune enfant est élevé dans un climat propice à l’étude et plus précisément aux lettres. Il entre au lycée Voltaire de Paris en 1898 où il excelle dans la plupart des matières.

Si en 1901, il se passionne soudainement pour la marine, il y renoncera rapidement pour finalement étudier la littérature afin d’entrer à l’École normale supérieure. Durant cette période, il se lie d’amitié avec Jacques Rivière, futur directeur de la NRF, avec qui il entretient une longue correspondance. En 1905, il tombe fou amoureux d’Yvonne de Quiévrecourt, qui malheureusement épouse un autre homme l’année suivante – c’est à elle qu’il fait référence avec le personnage d’Yvonne de Galais dans son œuvre majeure, Le Grand Meaulnes.

Après avoir échoué au concours de l’École normale supérieure, il effectue son service militaire et s’engage ensuite comme chroniqueur pour le Paris-Journal en 1910. Tout en rencontrant des personnalités influentes du monde littéraire, telles qu’André Gide, Jacques Copeau ou Marguerite Audoux, il commence à publier des poèmes, des essais, des contes, et surtout Le Grand Meaulnes, qui sort en 1913 et qui le consacrera auprès de ses pairs. Cette même année, il entretient une liaison avec la comédienne Pauline Benda, connu sous le nom de Madame Simone. Durant cette période, il entreprend l’écriture d’un second roman, Colombe blanche, qu’il ne terminera jamais.

Lieutenant de réserve, il est mobilisé au début de la Première Guerre mondiale et se rend dans la région des Hauts de Meuse. C’est lors d’une attaque lancée contre les Allemands qu’Alain Fournier décède en septembre 1914, à l’âge de 28 ans. Décoré à titre posthume par la Croix de guerre et nommé chevalier de la Légion d’honneur, le jeune écrivain jouit d’un certain succès grâce sa mort pour son unique roman, Le Grand Meaulnes. Cette œuvre continue d’être largement lue par le public français contemporain et d’autres écrits de l’auteur sont aujourd’hui publiés, tels que ses poèmes et ses correspondances.

Citations de Alain Fournier

« Pas un toit, pas une âme. Pas même le cri d’un courlis dans les roseaux des marais. Et, sur cette solitude parfaite, brillait un soleil de décembre, clair et glacial. » (Le Grand Meaulnes)

« Il y a en elle je ne sais quoi de pauvre et de puéril ; il y a dans son regard je ne sais quel air souffrant et hasardeux qui m'attire. » (Le Grand Meaulnes)

« Comme deux passagers dans un bateau à la dérive, ils sont, dans le grand vent d'hiver, deux amants enfermés avec le bonheur. » (Le Grand Meaulnes)

« Elle écartait de ses deux mains fines les plis de son grand manteau. Elle avait des souliers noirs très découverts. Ses chevilles étaient si fines qu’elles pliaient par instant et qu’on craignait de les voir se briser. » (Le Grand Meaulnes)

« Peut-être quand nous mourrons, peut-être la mort seule nous donnera la clé et la suite et la fin de cette aventure manquée. » (Le Grand Meaulnes)

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