Victor Hugo

Biographie de Victor Hugo

Né en 1802 et mort en 1885, la vie de Victor Hugo recouvre presque la totalité du XIXe siècle. Il incarne l’une des figures les plus emblématiques de son époque.

Auteur, académicien et homme politique, ses actions et son rôle furent diversifiés et déterminants. En tant qu’écrivain, il ne s’est en aucun cas confiné au sein d’un seul style. Au contraire, il s’est livré aussi bien au roman qu’au théâtre ou à la poésie, il s’est aussi bien consacré au romantisme qu’au mysticisme. À tel point qu’aujourd’hui on ne peut le classifier de façon définitive, le cantonner à une étiquette littéraire. Son œuvre se caractérise par une créativité débordante, une forte sensibilité et une puissance inouïe certainement animée par un orgueil peu commun. Se définissant comme un « prophète » ou un « voyant », il se dresse contre la peine de mort et l’injustice sociale et donne à voir dans son œuvre une variété impressionnante de genres pour offrir une vision contrastée et fidèle du réel. En outre, selon lui, sa mission politique est un prolongement logique de celle du poète engagé qu’il incarne.

Sa vie est entre autres marquée par la mort de sa fille Léopoldine en 1843, à qui il dédie de nombreux poèmes, et par son exil, suite au coup d’État du 2 décembre 1851, à Bruxelles et sur les iles anglo-normandes (Jersey et Guernesey).

Citations de Victor Hugo

  • « […] Gavroche n’était tombé que pour se redresser ; il resta assis sur son séant, un long filet de sang rayait son visage, il éleva ses deux bras en l’air, regarda du côté d’où venait le coup, et se mit à chanter :
    " Je suis tombé par terre,
    C’est la faute à Voltaire,
    Le nez dans le ruisseau,
    C’est la faute à… "
    Il n’acheva point. Une seconde balle du même tireur l’arrêta court. Cette fois il s’abattit la face contre le pavé, et ne remua plus. Cette petite grande âme venait de s’envoler. » (Les Misérables)
  • « La volonté, c’est le clou auquel on accroche son projet pour l’avoir toujours devant les yeux. » (Quatrevingt-Treize)
  • « Et puis, on ne souffre pas, en sont-ils sûrs ? Qui le leur a dit ? Conte-t-on que jamais une tête coupée se soit dressée sanglante au bord du panier, et qu’elle ait crié au peuple : Cela ne fait pas mal ! Y-a-t-il des morts de leur façon qui soient venus les remercier et leur dire : C’est bien inventé. Tenez-vous-en là. La mécanique est bonne. » (Le Dernier Jour d’un condamné)
  • « [...] Car pour une mère qui a perdu son enfant, c’est toujours le premier jour. Cette douleur-là ne vieillit pas. Les habits de deuil ont beau s’user et blanchir : le cœur reste noir. » (Notre-Dame de Paris)
  • « Quand les beaux jours font place aux jours amers,
    De tout bonheur il faut quitter l’idée ;
    Quand l’espérance est tout à fait vidée,
    Laissons tomber la coupe au fond des mers.
    L’oubli ! l’oubli ! c’est l’onde où tout se noie ;
    C’est la mer sombre où l’on jette sa joie. » (Les Contemplations)
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