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Gustave Flaubert

Biographie de Gustave Flaubert

Gustave Flaubert est né en 1821 à Rouen. Passionné d’écriture, il découvre sa vocation littéraire dès l'adolescence. Après avoir fréquenté le Collège Royal et le lycée de Rouen, il part à Paris en 1841 afin d’entamer des études de droit, qu’il délaisse rapidement. En effet, il consacre la majeure partie de son temps libre à l'écriture et rencontre de nombreux écrivains connus comme Victor Hugo. L’auteur retourne alors à Rouen puis s’installe à Croisset, en bord de Seine, là où rédige la première version de son roman L'Ecole sentimentale.

Il commence à rédiger Madame Bovary en 1851, qu'il termine presque cinq ans plus tard. La première version parait en 1856 dans La Revue de Paris puis en roman l'année suivante. Sa parution vaut à Gustave Flaubert un procès pour atteinte aux bonnes moeurs, qu'il remportera grâce à ses relations et à son avocat. Toujours installé à Croisset, il retourne régulièrement à Paris et fréquente les sociétés littéraires de l’époque. Il se liera entre autres avec Baudelaire, Tourgueniev, George Sand et Maupassant, pour qui il sera un modèle.

Perfectionniste maladif, il défend une littérature réflexive et rêve d’écrire « un livre sur rien ». Son œuvre, qui se distingue également par la profondeur de l’étude psychologique des personnages, est annonciatrice des nombreuses évolutions que connaitra le roman au XXe siècle. Flaubert meurt en 1880 d'une hémorragie cérébrale, laissant derrière lui plusieurs romans et une abondante correspondance.

Citations de Gustave Flaubert

  • « Quand on songe que le christianisme a pour base une pomme ! » (Bouvard et Pécuchet)
  • « L’objet d’un raisonnement a moins de valeur que la manière de raisonner. Qu’importe la croyance ! Le principal est de croire. » (Bouvard et Pécuchet)
  • « Jamais il n'avait vu cette splendeur de sa peau brune, la séduction de sa taille, ni cette finesse des doigts que la lumière traversait. Il considérait son panier à ouvrage avec ébahissement, comme une chose extraordinaire. Quels étaient son nom, sa demeure, sa vie, son passé ? Il souhaitait connaître les meubles de sa chambre, toutes les robes qu'elles avaient portées, les gens qu'elle fréquentait ; et le désir de la possession physique même disparaissait sous une envie plus profonde, dans une curiosité douloureuse qui n'avait pas de limites. » (L'Education sentimentale)
  • « Avant qu'elle se mariât, elle avait cru avoir de l'amour ; mais le bonheur qui aurait dû résulter de cet amour n'était pas venu, il fallait qu'elle se fût trompée, songea-t-elle. Et Emma cherchait à savoir ce que l'on entendait au juste dans la vie par les mots de félicité, de passion et d'ivresse, qui lui avaient paru si beaux dans les livres. » (Madame Bovary)
  • « Et le charme de la nouveauté, peu à peu tombant comme un vêtement, laissait voir à nu l’éternelle monotonie de la passion, qui a toujours les mêmes formes et le même langage. » (Madame Bovary)
  • « Ah ! pauvre Carthage ! lamentable ville ! Tu n'as plus pour te défendre les hommes forts d'autrefois, qui allaient au-delà des océans bâtir des temples sur les rivages. Tous les pays travaillaient autour de toi, et les plaines de la mer, labourées par tes rames, balançaient tes moissons. » (Salammbô)
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