Dom Juan

Commentaire

Dom Juan sur La scène 2 de l'acte III

Auteur : Molière

Analyse de : Alexandre Salcède

5/5 (6 avis)

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Extrait de l'analyse du livre Dom Juan
Structure de ce commentaire du livre
  • Texte étudié (1 pages)

    Le passage de l'acte III, scène 2 de Dom Juan reproduit

  • Mise en contexte (1 pages)

    Quelques éclairages pour mieux aborder l’analyse de l’extrait

  • Commentaire (3 pages)

    Le texte étudié à la lumière des thèmes des stratégies de Dom Juan face au pauvre, de l’avertissement au centre de la pièce et du motif religieux

Que puis-je trouver dans ce commentaire sur "Dom Juan"

Ce commentaire littéraire propose une analyse approfondie de la scène 2 de l’acte III de Dom Juan de Molière, avec le texte étudié, une mise en contexte et le commentaire en lui-même, structuré en différentes parties. Des clés pour mieux comprendre quelques-uns des enjeux essentiels de cette tragi-comédie du XVIIe siècle.

Au début de l’acte III, Dom Juan et son valet, Sganarelle, sont déguisés : le premier porte des habits de campagne et le second des habits de médecin. Ce costume de médecin donne à Sganarelle le courage de discuter avec son maitre de sujets sérieux et surtout des croyances de Dom Juan dans la forêt. Celui-ci dit ne croire qu’en « deux et deux sont quatre » et en « quatre et quatre sont huit ». Après avoir discuté de la création du monde et d’autres questions religieuses, Dom Juan s’aperçoit qu’ils se sont égarés et envoie Sganarelle demander leur chemin à un pauvre.

Après quelques éclairages sur la pièce ainsi que sur les sources d’inspiration de l’auteur, et la situation de l’extrait dans l’œuvre, le commentaire composé s’intéresse entre autres aux stratégies employées par Dom Juan face au pauvre pour lui démontrer sa supériorité et à la représentation de la religion : tandis que le pauvre symbolise la figure chrétienne par excellence, le personnage de Dom Juan, pur rationaliste, n’a rien de plus cher que ses préoccupations humaines.

A propos du livre "Dom Juan"

Dom Juan est donné le 15 février 1665, alors que Le Tartuffe (1664) est toujours interdit. La pièce connait un grand succès au cours des quinze premières représentations, mais Molière supprime dès le deuxième soir la scène du pauvre. Puis la pièce ne sera plus représentée : comme on l'a fait pour Le Tartuffe, on accuse Molière d'impiété, lui reprochant, notamment, d'avoir choisi, face à Dom Juan, un piètre défenseur de la religion dans Sganarelle. Reprise à la comédie espagnole et aux Italiens, cette tragi-comédie qui est aussi une pièce à machines, mêle tous les genres et ne respecte pas la règle des trois unités. Non publiée du vivant de l'auteur, la pièce va être redécouverte aux siècles suivants et le «  grand seigneur méchant homme » que Molière condamne, deviendra un mythe qui fascine.

Molière

La carrière de Molière (1622-1673), né Jean-Baptiste Poquelin, est marquée par de hautes protections, dont celle de Louis XIV, de grands succès publics et d’âpres controverses – querelle des Précieuses ridicules, de L’École des femmes, du Tartuffe, de Dom Juan –, comme il a peint « d’après nature » les hommes dans toute leur complexité. Auteur, directeur de troupe et comédien, connaissant toutes les ressources qu’offre la comédie pour « corriger les mœurs par le rire », s’inspirant librement de Plaute et de Térence, de la farce, de la comédie espagnole et de la commedia dell’arte, il a tendu un miroir à ses contemporains pour qu’ils reconnaissent leurs travers dans des personnages – l’Avare, le Misanthrope, le Malade imaginaire – devenus des « types » immortels.

Il dresse en effet une véritable étude de la société dans laquelle évoluent bourgeois prétentieux, faux savants pédants, religieux hypocrites, aristocrates dégénérés, serviteurs malicieux et paysans ignorants. Il pousse la critique en profondeur et s’amuse des gestes, des situations et des mots pour garantir un effet comique et « faire rire les honnêtes gens ». « C’est une étrange entreprise que celle de faire rire les honnêtes gens » (L’École des femmes)

Les thématiques que Molière aborde dans ses œuvres semblent universelles tant les différentes époques se les approprient et les considèrent comme modernes. Il est l’un des auteurs français les plus étudiés, aussi l’expression « langue de Molière » pour désigner le français est communément acceptée et employée du plus grand nombre.

Informations techniques

ISBN papier : 9782806235916

ISBN numérique : 9782806232656

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