Émile Zola

Biographie de Émile Zola

Né en 1840 et décédé en 1902, Émile Zola est considéré comme l’un des romanciers majeurs du XIXe siècle en littérature française. Il est principalement reconnu en tant que chef de file du mouvement naturaliste.

Ce dernier cherche à reproduire la réalité à l’aide de méthodes scientifiques et d’une documentation minutieusement collectée. Le cycle des Rougon-Macquart, principale œuvre de l’auteur (dès 1871), se pose comme l’illustration de cette esthétique. Malgré de nombreuses critiques, cette fresque de vingt livres connaitra le succès dès la parution du septième volet (L’Assommoir), grâce à un scandale qui lui est lié. La doctrine naturaliste dont Zola esquisse les contours, notamment dans Le Roman expérimental (1881), rassemble des écrivains conquis. Tout comme d’autres avant lui – Flaubert par exemple –, il veille à mener une véritable enquête sociologique avant de publier un nouveau roman. Chacun d’entre eux est prétexte pour magnifier le naturalisme, en présentant des personnages humains dotés de psychologie déterminée par leur physiologie ainsi que par les milieux dans lesquels ils évoluent respectivement.

Zola est également célèbre pour ses prises de position, souvent sources de condamnations. La plus notoire concerne l’affaire Dreyfus où son pamphlet « J’accuse ! » (1898) contribua grandement à l’issue heureuse du procès.

Citations de Émile Zola

  • « Le vin décrassait et reposait du travail, mettait le feu au ventre des fainéants ; puis, lorsque le farceur vous jouait des tours, eh bien ! le roi n’était pas votre oncle, Paris vous appartenait. Avec ça que l’ouvrier, échiné, sans le sou, méprisé par les bourgeois, avait tant de sujets de gaieté, et qu’on était bien venu de lui reprocher une cocarde de temps à autre, prise à la seule fin de voir la vie en rose ! Hein ! à cette heure, justement, est-ce qu’on ne se fichait pas de l’empereur ? Peut-être bien que l’empereur lui aussi était rond, mais ça n’empêchait pas, on se fichait de lui, on le défiait bien d’être plus rond et de rigoler davantage. Zut pour les aristos ! » (L'Assommoir)
  • « Dans ces batailles de l’argent, sourdes et lâches, où l’on éventre les faibles, sans bruit, il n’y a plus de liens, plus de parenté, plus d’amitié : c’est l’atroce loi des forts, ceux qui mangent pour ne pas être mangés. » (L’Argent)
  • « Dans le fumoir, on riait, on plaisantait très librement. M. Hupel de la Noue égaya fort ces messieurs en leur racontant de nouveau l’histoire qu’il avait dite pendant le dîner, mais en la complétant par des détails tout à fait crus. C’était sa spécialité ; il avait toujours deux versions d’une anecdote, l’une pour les dames, l’autre pour les hommes. » (La Curée)
  • « – Mais, voyons, toi qui es de la partie, dis-moi s’il est raisonnable qu’un simple magasin de nouveautés se mette à vendre de n’importe quoi. Autrefois, quand le commerce était honnête, les nouveautés comprenaient les tissus, pas davantage. Aujourd’hui, elles n’ont plus que l’idée de monter sur le dos des voisins et de tout manger… Voilà ce dont le quartier se plaint, car les petites boutiques commencent à y souffrir terriblement. » (Au Bonheur des Dames)
  • « C’est drôle, les hommes riches s’imaginent qu’ils peuvent tout avoir pour leur argent... Eh bien, et si je ne veux pas ?... Je me fiche de tes cadeaux. Tu me donnerais Paris, ce serait non, toujours non... Vois-tu, ce n’est guère propre ici. Eh bien, je trouverais ça très gentil, si ça me plaisait d’y vivre avec toi ; tandis qu’on crève dans tes palais, si le cœur n’y est pas... Ah ! l’argent ! mon pauvre chien, je l’ai quelque part ! Vois-tu, je danse dessus, l’argent ! je crache dessus ! » (Nana)
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