François Rabelais

François Rabelais

L’œuvre de François Rabelais (1483-1553) – également connu sous son pseudonyme Alcofribas Nasier (anagramme) – se fait la synthèse de la tradition médiévale du comique carnavalesque et des valeurs humanistes véhiculées par la Renaissance. Rédigés en moyen français, ses romans parodiques, Gargantua (1534) et Pantagruel (1532-1552), dévoilent de nombreux jeux de mots, une richesse du langage incomparable ainsi que des opinions acerbes qui poussent à la réflexion lorsqu’ils ne provoquent pas le rire.

Fils d’avocat, Rabelais entre dans les ordres en 1510. Des lettrés, moines ou laïcs (dont Budé) lui communiquent leur passion pour l’Antiquité et l’humanisme. Pour des raisons inconnues, Rabelais abandonne son froc de moine en 1528 et entreprend la médecine. Il s’installe à Lyon, où il joue des farces (théâtre comique) et correspond avec Érasme. Il y publie aussi ses deux premiers livres, que la Sorbonne censure. Rabelais devient ensuite le secrétaire de Jean du Bellay, cardinal et diplomate, qu’il suit dans ses déplacements à Rome. À partir de 1546, il publie la suite de ses œuvres, cause de nouveaux ennuis avec la Sorbonne. Le cardinal obtient pour Rabelais un poste de curé à Meudon.

Personnage atypique, cultivé et jovial, Rabelais connait une certaine renommée de son vivant. Nombreux sont les auteurs – Molière, La Fontaine, Voltaire, Hugo ou encore Balzac – qui s’inspireront de son œuvre et salueront son talent de narrateur ainsi que sa faculté à se servir de certains détails concrets pour donner vie et profondeur à ses idées.

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