François Voltaire

Biographie de François Voltaire

Né à Paris en 1694 et mort en 1778 dans la même ville, Voltaire, écrivain et philosophe emblématique du XVIIIe siècle et de la philosophie des Lumières, est éduqué chez les jésuites. Cela ne l’empêche pas de s’adonner au libertinage et au bel esprit. Voltaire souhaite devenir un homme de lettres dès l'âge de 17 ans. Ses écrits satiriques contre le Régent le feront exiler en province puis enfermer à la Bastille pendant onze mois. Il y séjournera à nouveau en 1726 avant d’aller s’établir en Angleterre dont il sera aussi exilé. Finalement rappelé à Versailles, il goute ensuite à la vie rustique et meurt à Paris.

Voltaire aime la controverse. De grands traits se dégagent de son œuvre : il prône l’existence de Dieu, mais critique les religions révélées, seule la morale étant importante ; il abhorre le fanatisme ; il estime la démocratie, mais ne la croit applicable qu’aux petits États ; il ne croit pas à la bonté primitive de l’homme, s’opposant ainsi à Rousseau. Son oeuvre littéraire est variée, allant de la pièce de théâtre aux contes philosophiques, en passant par des textes plus historiques et polémiques. On retiendra notamment ses Lettres philosophiques (1734) et son Dictionnaire philosophique (1764), parmi tant d'autres.

Citations de François Voltaire

  • « Rien n’est plus heureux, disait-il, qu’un philosophe qui lit dans ce grand livre que Dieu a mis sous nos yeux. Les vérités qu’il découvre sont à lui: il nourrit et il élève son âme, il vit tranquille; il ne craint rien des hommes, et sa tendre épouse ne vient point lui couper le nez. » (Zadig ou la Destinée)
  • « On trouve assez de mains qui frappent sur la foule des malheureux, et rarement une secourable. » (L'Ingénu)
  • « L'optimisme c'est la rage de soutenir que tout est bien quand on est mal. » (Candide ou l'optimisme)
  • « Il lut des histoires, elles l'attristèrent. Le monde lui parut trop méchant et trop misérable. En effet, l'histoire n'est que le tableau des crimes et des malheurs. La foule des hommes innocents et paisibles disparait toujours sur ces vastes théâtres. Les personnages ne sont que des ambitieux pervers. Il semble que l'histoire ne plaise que comme la tragédie, qui languit si elle n'est animée par les passions, les forfaits, et les grandes infortunes. » (Micromégas)
  • « - Puisque vous êtes du petit nombre des sages, dit-il à ces messieurs, et qu'apparemment vous ne tuez personne pour de l'argent, dites-moi, je vous en prie, à quoi vous vous occupez.
    - Nous disséquons les mouches, dit le philosophe, nous mesurons des lignes, nous assemblons des nombres ; nous sommes d'accord sur deux ou trois points que nous entendons, et nous disputons sur deux ou trois mille que nous n'entendons pas. » (Micromégas)
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