Michel Tournier

Biographie de Michel Tournier

Né en 1924 à Paris, Michel Tournier a fait des études de philosophie, de droit et d’ethnographie, et a travaillé dans le journalisme, la traduction, la photographie et le monde de l’édition avant de se lancer définitivement dans la littérature. Son écriture est fortement influencée par la culture et la littérature germanique.

Il combine le réalisme, la mythologie et la philosophie dans des romans comme Vendredi ou les Limbes du Pacifique (1967) inspiré de l’œuvre universelle de Daniel Defoe (Robinson Crusoé), Le Roi des Aulnes (1970), pour lequel il a reçu le Prix Goncourt et qui fut vendu à près de 4 millions d’exemplaires, Les Météores (1975) ou encore Gilles et Jeanne (1983). Quant à Vendredi ou la Vie sauvage, adaptation dédiée au jeune public de son ouvrage Vendredi ou les Limbes du Pacifique, il fut particulièrement bien accueilli puisqu’il est aujourd’hui considéré comme un classique scolaire et est traduit dans plus de 40 langues.

Il s’illustre également dans les contes et les récits (Le Coq de Bruyère, 1978), tout comme dans les essais (Le vol du vampire, 1981).

Citations de Michel Tournier

  • « Survivre c’est mourir. Il faut patiemment et sans relâche construire, organiser, ordonner. » (Vendredi ou les Limbes du Pacifique)
  • « Rien n’illustre mieux que cette statue la fonction essentielle de l’art : à nos cœurs rendus malades par le temps (par l’érosion du temps, par la mort partout à l’œuvre, par la promesse inéluctable de l’anéantissement de tout ce que nous aimons) l’œuvre d’art apporte un peu d’éternité. C’est le remède souverain, le havre de paix vers lequel nous soupirons, une goutte d’eau fraîche sur nos lèvres fiévreuses. » (Le Roi des aulnes)
  • « Il a immédiatement reconnu en elle tout ce qu’il aime, tout ce qu’il attend depuis toujours : un jeune garçon, un compagnon d’armes et de jeu, et en même temps une femme, et de surcroît une sainte nimbée de lumière. » (Gilles et Jeanne)
  • « Tous les hommes qu’il voyait s’affairer autour de lui paraissaient laids, grossiers, brutaux et cruels, et il se demandait s’il arriverait à reprendre l’habitude de vivre avec ses semblables. » (Vendredi ou la Vie sauvage)
  • « Le scandale est bien souvent dans le regard sans amour que nous portons sur notre prochain. » (Le Coq de Bruyère)
  • « Tous les couples ont entre eux cette sorte de réserve tacite et sacrée. Si l’un des deux brise le silence, il rompt quelque chose, irrémédiablement. » (Les Météores)
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