Daniel Defoe

Biographie de Daniel Defoe

Né en vers 1660 à Stoke Newington, Daniel Defoe ne fut pas, à proprement parler, un écrivain professionnel. Issu d’une famille de commerçants protestants aux origines belges, son père le destinait à une carrière de pasteur. Or il n’en fut pas ainsi. Daniel a exercé diverses activités : il fut aussi bien commerçant qu’aventurier, politicien que journaliste. Malgré sa passion pour la littérature dès son plus jeune âge, il ne s’y consacre qu’en fin de carrière, par besoin financier. Defoe était très engagé politiquement et a souvent été employé pour des missions d'infiltration notamment, sous le pseudonyme Alexander Gold Smith. Condamné à la prison en 1704 pour avoir critiqué l'Eglise anglicane, il en profita pour créer sa revue Weekly Review depuis sa cellule.

Daniel Defoe a rédigé divers écrits en tous genres : pamphlets, essais, discours, journaux et, finalement, romans. On se souviendra surtout de lui comme l’auteur de Moll Flanders et, bien entendu, de Robinson Crusoé, souvent considéré comme le premier roman anglais.

Il décéda dans des circonstances inconnues en avril 1731, à Moorfields. Ses œuvres furent traduites en de nombreuses langues. Son roman Robinson Crusoé a par ailleurs inspiré Michel Tournier pour ses romans Vendredi ou les Limbes du Pacifique (1967) et Vendredi ou la Vie sauvage (1971).

Citations de Daniel Defoe

  • « Le plus haut degré de la sagesse humaine est de savoir plier son caractère aux circonstances et se faire un intérieur calme en dépit des orages extérieurs. » (Robinson Crusoé)
  • « Ainsi nous ne voyons jamais le véritable état de notre position avant qu'il n'ait été rendu évident par des fortunes contraires, et nous n'apprécions nos jouissances qu'après que nous les avons perdues. » (Robinson Crusoé)
  • « J'étais parvenu à me ménager une vie beaucoup plus douce qu'elle ne l'était au début, et avais l'esprit et le corps beaucoup plus à l'aise. Je m'asseyais souvent devant mon repas avec reconnaissance et admirais la main de la Providence qui avait garni ma table dans le désert. J'avais appris à regarder les agréments de ma situation plutôt que son côté sombre, et à considérer ce dont je jouissais plutôt que ce qui me manquait. » (Robinson Crusoé)
  • « Quand une jeune personne se trouve belle, elle ne doute jamais de la sincérité d’un homme qui lui dit être amoureux d’elle ; car, si elle se croit assez charmante pour le captiver, il est naturel d’en attendre les effets. » (Moll Flanders)
  • « Il n’y a rien de si absurde, de si extravagant ni de si ridicule, qu’un homme qui a la tête échauffée tout ensemble par le vin et par un mauvais penchant de son désir ; il est possédé à la fois par deux démons, et ne peut pas plus se gouverner par raison qu’un moulin ne saurait moudre sans eau ; le vice foule aux pieds tout ce qui était bon en lui ; oui et ses sens mêmes sont obscurcis par sa propre rage, et il agit en absurde à ses propres yeux : ainsi il continuera de boire, étant déjà ivre ; il ramassera une fille commune, sans se soucier de ce qu’elle est ni demander qui elle est : saine ou pourrie, propre ou sale, laide ou jolie, vieille ou jeune ; si aveuglé qu’il ne saurait distinguer. Un tel homme est pire qu’un lunatique ; poussé par sa tête ridicule, il ne sait pas plus ce qu’il fait que ne le savait mon misérable quand je lui tirai de la poche sa montre et sa bourse d’or. » (Moll Flanders)
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