Analyse du livre :  La Religieuse

Analyse du livre

La Religieuse

Auteur : Denis Diderot

Analyse de : Émilie Patrie

5/5 (10 avis)

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Extrait de l'analyse du livre La Religieuse
Structure de cette analyse du livre
  • Présentation de l’auteur et de son œuvre (1 pages)

    Diderot, écrivain, philosophe et encyclopédiste français
    La Religieuse, une œuvre anticléricale

  • L’intégralité de l’intrigue de La Religieuse (3 pages)

    L’histoire de La Religieuse résumée en plusieurs parties

  • Une description approfondie des personnages (4 pages)

    Une analyse de Suzanne Simonin, la mère de Suzanne, Mère Christine, Sœur Ursule, Mme ***, P. Lemoine, et le marquis de Croismare

  • Quelques clés d’analyse (6 pages)

    Roman-mémoires ; Procédés d’écriture au Siècle des Lumières ; Critique de la religion

  • 10 pistes de réflexion (1 pages)

    Quelques questions pour améliorer votre analyse de La Religieuse de Diderot

Que puis-je trouver dans cette analyse sur "La Religieuse"

Dans cette analyse détaillée de La Religieuse, Émilie Patrie, maitre en lettres modernes, dresse une synthèse complète de cette œuvre composée par l’illustre Denis Diderot. Le résumé rappelle l’histoire de sœur Suzanne, jeune fille née de l’adultère envoyée au couvent. Elle y raconte ses déboires avec les autres religieuses, qui s’avère être une longue lettre adressée au marquis de Croismare afin de lui supplier de lui octroyer un emploi. Les différents protagonistes qui influencent l’existence de Suzanne sont ensuite longuement décrits afin que le lecteur puisse se les imaginer de la meilleure manière. Trois clés de lecture proposent une analyse du roman-mémoire, des procédés d’écriture au Siècle des Lumières, et de la critique sous-jacente à l’ouvrage. Une dizaine de pistes de réflexion clôture ce livret littéraire pour agencer votre réflexion sur une nouvelle voie.

A propos du livre "La Religieuse"

Denis Diderot, né en 1713 et décédé en 1784, est l’un des auteurs emblématiques de la littérature française. Présent dans tous les canons littéraires mondiaux, il est principalement connu pour son Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers rédigé de 1751 à 1772. Contemporain d’autres grands auteurs français du XVIIIe, il promeut l’exercice de la réflexion et condamne l’obscurantisme et le despotisme. Écrivain prolifique, il rédige pour tous les genres, autant des pièces de théâtre (Entretiens sur le fils naturel), que des romans (La Religieuse), que des essais (Paradoxe sur le comédien), que de la philosophie (Jacques le Fataliste et son maître).

  
La Religieuse est un roman publié à titre posthume en 1796 alors qu’il fut écrit presque 30 ans auparavant. Cette œuvre met en scène sœur Suzanne qui décrit son parcours de religieuse au sein des deux couvents dans lesquels elle réside : Sainte-Marie et Saint-Eutrope.

Inspiré du vécu de sa sœur décédée, et d’une affaire vraie concernant le procès qu’intenta une religieuse en 1758, Diderot condamne dans cette œuvre anticléricale l’emprise que l’Église exerce sur ses membres, et son influence, parfois néfaste, sur les personnes innocentes.

Denis Diderot

Denis Diderot est sans doute l’une des figures les plus représentatives du siècle des Lumières. Philosophe, encyclopédiste et écrivain français, il nait le 5 octobre 1713 à Langres dans une famille bourgeoise. Durant sa jeunesse, il suit des cours au collège jésuite. Ses parents envisageant pour lui une carrière ecclésiastique, il se fait prêtre de Langres en 1726. En 1728, il part achever ses études à Paris où il suit des cours de théologie et de philosophie à la Sorbonne. Il obtient son diplôme en 1735. Les années suivantes sont difficiles financièrement. Il abandonne sa carrière ecclésiastique au profit du droit et devient clerc auprès du procureur. Il s’intéresse au théâtre, à la physique et aux mathématiques, apprend l’anglais et écrit ses premiers articles pour le Mercure de France. C’est également à cette époque qu’il rencontre Jean-Jacques Rousseau (1712-1778) avec qui il se lie d’amitié.

En 1743, il épouse secrètement Anne-Antoinette Champion suite au refus du père de l’écrivain. Cette union sera marquée par de nombreuses infidélités. Sa carrière littéraire débute véritablement cette année-là grâce à ses traductions de The Grecian History de Temple Stanyan, puis, de An Inquiry Concerning Virtue or Merit de Shaftesbury, augmentée de ses réflexions personnelles et publiée en 1745 sous le titre Essai sur le mérite et la vertu. Cet ouvrage témoigne du l’évolution de Diderot de la foi chrétienne vers le déisme. L’année suivante, il publie anonymement sa première œuvre personnelle, Pensées philosophiques, recueil d’aphorismes. En 1749, il parait son essai Lettre sur les aveugles à l’usage de ceux qui voient dans lequel il Diderot expose clairement sa vision matérialiste et évoque son athéisme. Jugé dangereux, il est arrêté et incarcéré durant trois mois au château de Vincennes.

Son œuvre la plus colossale et sans doute la plus connue est L’Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers publiée de 1751 à 1772. Cette aventure commence en 1747, avec la traduction en français de la Cyclopædia d’Ephraïm Chambers, datant de 1728. Cependant, Diderot en fera le travail de toute sa vie. Pour réaliser son projet, il est aidé par d’Alembert, mathématicien et philosophe français ainsi que par des membres de la « société des gens de lettres ». Première encyclopédie française, elle constitue un ouvrage majeur du XVIIIe siècle et représente le symbole même de l’œuvre des Lumières par sa compilation de tous les savoirs de l’époque.

En 1750, il est nommé à l'Académie Royale des Arts et des lettres de Berlin. En 1769, Friedrich Melchior Grimm lui confie la direction de la revue Correspondances Littéraires dans laquelle il publie de nombreuses critiques ainsi que des articles philosophiques. C’est dans ce journal que parait Jacques le fataliste et son maître, un dialogue philosophique (entre Jacques et son maître) que Diderot écrit de 1765 jusqu'en 1784. Petit à petit, ses idées divergent de celles de son ami Rousseau jusqu’à la rupture en 1770. Les deux hommes développent par la suite une certaine rancœur et stoppent toute relation.

En 1773, invité par l’impératrice Catherine II, Diderot effectue un voyage de 18 mois à Saint-Pétersbourg, durant lequel il séjourne à deux reprises en Hollande. À son retour, sa santé se dégrade et il décède le 31 juillet 1784. Il est inhumé à l’église Saint-Roch, dans la chapelle de la Vierge, mais sa tombe est profanée lors de la Révolution et  sa dépouille disparait. Mal reçu à son époque, Diderot doit attendre la postérité pour que son œuvre soit reconnue à sa juste valeur.

Informations techniques

ISBN papier : 9782806265517

ISBN numérique : 9782806265500

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