Stefan Zweig

Biographie de Stefan Zweig

Stefan Zweig est un auteur autrichien du XXe siècle. Né en 1881 dans une famille juive aisée, il reçoit une éducation plus laïque que le voudrait sa religion juive. Il publie ses premiers poèmes à 17 ans dans le recueil Les Cordes d'argent (1901) et son premier récit Dans la neige dans le journal Die Welt la même année.

Il étudie ensuite l’histoire de la littérature et la philosophie à l’université et se passionne pour les voyages. Il visite, entre autres, Porto-Rico, l’Autriche, le Canada, Cuba, l’Inde et les USA. En Suisse, il se lie très vite d’amitié avec Romain Rolland, un écrivain humaniste français avec lequel il entame une belle collaboration et une riche correspondance. Souvent entouré de grands artistes, il a également fréquenté Richard Strauss, Emile Verhaeren et Sigmund Freud.

Hommes de lettres à l'oeuvre variée, Stefan Zweig écrit aussi bien des poèmes que des nouvelles ou des pièces de théâtre. Il a aussi écrit deux romans qui resteront inachevés ainsi que plusieurs biographies (Marie-Antoinette par exemple qui rencontre un véritable succès) et traductions (Baudelaire, Verlaine, Rimbaud, Keats). Plusieurs de ses oeuvres seront publiées à titre posthume, comme Le Joueur d'échecs, publié en 1943.

En 1941, effrayé et menacé par la violence des mouvements fascistes, il se réfugie au Brésil avec sa seconde femme et s’y suicide en 1942, anéanti par les atrocités de la guerre. Stefan Zweig était un écrivain pacifiste qui prônait la fraternité et la paix.

Citations de Stefan Zweig

  • « Aucune souffrance n'est plus sacrée que celle qui par pudeur n'ose pas se manifester. » (La Confession des sentiments)
  • « Etant elle-même beauté, la jeunesse n'a pas besoin de sérénité : dans l'excès de ses forces vives, elle aspire au tragique, et dans sa naïveté, elle se laisse volontiers vampiriser par la mélancolie. De là vient aussi que la jeunesse est éternellement prête pour le danger et qu'elle tend, en esprit, une main fraternelle à chaque souffrance. » (La Confession des sentiments)
  • « Ceux qui tombent entraînent souvent dans leur chute ceux qui se portent à leur secours. » (Vingt-quatre heures de la vie d'une femme)
  • « Vous vous figurez sans doute que je vais maintenant vous parler d’un de ces camps de concentration où furent conduits tant d’Autrichiens restés fidèles à notre vieux pays, et que je vais vous décrire toutes les humiliations et les tortures que j’y souffris. Mais il n’arriva rien de pareil. Je fus classé dans une autre catégorie. On ne me mit pas avec ces malheureux sur lesquels on se vengeait d’un long ressentiment par des humiliations physiques et psychiques, mais dans cet autre groupe beaucoup moins nombreux, dont les national-socialistes espéraient tirer de l’argent ou des renseignements importants. » (Le Joueur d'échecs)
  • « Si donc les deux camps sont représentés par la même personne, la situation devient contradictoire. Comment un seul et même cerveau pourrait-il à la fois savoir et ne pas savoir quel but il se propose, et, en jouant avec les blancs, oublier sur commande son intention et ses plans, faits la minute précédente avec les noirs ? [...] Vouloir jouer aux échecs contre soi-même, est donc aussi paradoxal que de vouloir marcher sur son ombre. » (Le Joueur d'échecs)
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