Delphine de Vigan

Biographie de Delphine de Vigan

Delphine de Vigan est née en 1966 en région parisienne (Boulogne-Billancourt). Son enfance et son adolescence sont notamment marquées par l’internement de sa mère et son hospitalisation pour anorexie alors qu’elle n’avait que 19 ans. De ce dernier épisode, elle tirera en 2001 un roman autobiographique, Jours sans faim, publié sous le pseudonyme de Lou Delvig. Ainsi tout en occupant des petits postes, elle commence à se faire connaitre du grand public. Le volume de nouvelles Les Jolis Garçons (2005) et le roman Un soir de décembre (2005) développent le thème de l’amour et sont très bien accueillis par les lecteurs.

Il lui faudra cependant attendre l’année 2007 pour enfin pouvoir vivre de sa plume. Le succès de No et Moi est alors retentissant et les prix qui saluent ce « roman moral » sont nombreux. Le scénariste Zabou Breitman l’adaptera d’ailleurs au cinéma trois ans plus tard. Parmi ses bestsellers, l’on compte Les heures souterraines (2009, qui place les protagonistes dans un milieu citadin accablant et monotone) ou encore Rien ne s’oppose à la nuit (2011, une autofiction poignante centrée sur l’histoire de la mère de l’auteure). L’œuvre de Delphine de Vigan, empreint d’un certain humour décalé, traite de sujets sensibles avec cohérence, profondeur et authenticité, ce qui ne laisse pas la critique indifférente.

Citations de Delphine de Vigan

  • « Je suis toujours passée à côté des hommes, je les ai aimés trop tôt, trop vite ou trop tard. » (Les Jolis Garçons)
  • « Elle ne veut pas guérir parce qu’elle ne sait pas comment exister autrement qu’à travers cette maladie qui l’a choisie, cette maladie dont on parle dans les journaux et les colloques, une quête aveugle et obscure qu’elle partage avec d’autres, complices anonymes et titubantes d’un crime silencieux perpétré contre soi. » (Les Jours sans faim)
  • « Dans les livres, il y a des chapitres pour bien séparer les moments, pour montrer que le temps passe ou que la situation évolue, et même parfois des parties avec des titres chargés de promesses, La rencontre, L’espoir, La chute, comme des tableaux. Mais dans la vie il n’y a rien, pas de titre, pas de pancarte, pas de panneau, rien qui indique attention danger, éboulements fréquents ou désillusion imminente. Dans la vie on est tout seul avec son costume, et tant pis s’il est tout déchiré. » (No et moi)
  • « Le noir de Lucile est comme celui du peintre Pierre Soulages. Le noir de Lucile est un Outrenoir, dont la réverbération, les reflets intenses, la lumière mystérieuse, désignent un ailleurs. Lucile est morte comme elle souhaitait: vivante. Aujourd’hui, je suis capable d’admirer son courage. » (Rien ne s’oppose à la nuit)
  • « Mais les gens désespérés ne se rencontrent pas. Ou peut-être au cinéma. Dans la vraie vie, ils se croisent, s’effleurent, se percutent. Et souvent se repoussent, comme les pôles identiques de deux aimants. » (Les Heures souterraines)
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