David Foenkinos

Biographie de David Foenkinos

Écrivain français de renom, David Foenkinos a vu le jour un beau matin d’octobre 1974 à Paris. Hospitalisé à l’âge de 16 ans pour une affection de la plèvre, l’auteur découvre deux de ses futures passions : la guitare et la littérature. Après avoir suivi des études de lettres à la Sorbonne et s’être initié au jazz en parallèle, David Foenkinos entame son parcours professionnel en tant que professeur de guitare. En 2002, après avoir fait ses premiers pas dans le monde de l’édition comme attaché de presse, il publie chez Gallimard son premier roman, Inversion de l’idiotie, pour lequel il reçoit le prix François-Mauriac. Si ses premières œuvres sont saluées par la critique, son succès reste dans un premier temps relativement timide. En 2004, la parution du Potentiel érotique de ma femme, qui lui vaut le prix Roger-Nimier, donne un premier élan à sa carrière littéraire. David Foenkinos fait désormais partie des auteurs à ne pas manquer. Tout en continuant sur sa lancée romanesque, l’auteur propose à son public deux ouvrages inspirés du monde réel : en 2006, Les Cœurs autonomes, qui s’inspire librement de l’affaire Rey-Maupin et raconte l’histoire d’un amour fou et révolté qui unit deux amants meurtriers ; et, en 2010, un livre consacré à John Lennon.

Toutefois, c’est La Délicatesse, un roman publié en 2009, qui propulse David Foenkinos au rang d’auteur célèbre. Son livre, tout en subtilité et délicatesse, raconte l’histoire tragique de Nathalie, une jeune veuve dont le cœur s’est transformé en pierre depuis le décès de l’amour de sa vie, François, et de Markus, son collègue maladroit à qui elle n’avait jamais accordé un regard. Après un baiser volé, ce dernier, persuadé qu’il s’agit là d’un signe du destin, se lance à la conquête du cœur de la belle. Si David Foenkinos a pour habitude d’ancrer ses romans dans un univers burlesque en marge de la réalité, il signe avec La Délicatesse une œuvre sensible qui aborde avec compassion et finesse le thème du deuil et la question existentielle que nous nous sommes tous déjà posée : Peut-on rouvrir son cœur lorsque nous avons perdu l’amour de notre vie ?

Après le succès fulgurant du livre, pour lequel l’écrivain se voit décerner pas moins de sept distinctions, La Délicatesse est porté à l’écran en 2011 par Foenkinos, avec dans les rôles de Nathalie et de Markus deux acteurs reconnus et appréciés tant du public que des critiques : Audrey Tautou et François Damiens.

En 2014, David Foenkinos assoit définitivement sa renommée grâce à la parution de Charlotte qui devient un véritable phénomène littéraire et un succès en librairie avec près de 450 000 exemplaires écoulés. Si les critiques ne sont pas unanimes, l’ouvrage a l’avantage de faire sortir de l’anonymat Charlotte Salomon, une jeune peintre allemande de 26 ans assassinée alors qu’elle était enceinte, dont le livre retrace la vie. Lauréat, entre autres, du prix Renaudot et du prix Goncourt des lycéens, le roman est édité et publié en version intégrale en octobre 2015 par Gallimard, qui ajoute à la version originale une multitude de photographies de la jeune peintre ainsi que nombreuses de ses œuvres.

Mais l’écrivain français ne s’arrête pas au genre romanesque. En parallèle de ses romans, il s’essaie également au genre de la nouvelle en publiant ses écrits dans des recueils collectifs édités par Gallimard, et au théâtre, en écrivant Célibataires, une comédie pleine d’humour qui traite avec virtuosité de la solitude, de l’amour, de l’angoisse du bonheur et de tous ces sentiments contradictoires qui tenaillent les célibataires.

À seulement 41 ans, David Foenkinos est aujourd’hui considéré comme un auteur incontournable de sa génération.

Citations de David Foenkinos

« Il y a des gens formidables qu’on rencontre au mauvais moment. Et il y a des gens qui sont formidables parce qu’on les rencontre au bon moment. » (La Délicatesse)

« Il faut avoir vécu des années dans le rien pour comprendre comment on peut être subitement effrayé par la possibilité. » (La Délicatesse)

« Après leur dernier échange, il était parti lentement. Sans faire de bruit. Aussi discret qu’un point-virgule dans un roman de huit cents pages. » (La Délicatesse)

« Les mots n’ont pas toujours besoin d’une destination.
On les laisse s’arrêter aux frontières des sensations.
Errant sans tête dans l’espace du trouble.
Et c’est bien le privilège des artistes : vivre dans la confusion. » (Charlotte)

« La vie est une machine à explorer notre insensibilité. On survit si bien aux morts. C’est toujours étrange de se dire que l’on peut continuer à avancer, même amputé de nos amours. Les jours nouveaux arrivaient, et je leur disais bonjour. » (Les Souvenirs)

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