Amélie Nothomb

Biographie de Amélie Nothomb

Née le 13 aout 1967 au Japon d'après sa biographie officielle, Amélie Nothomb a vécu dans différents pays pour suivre son père diplomate (Belgique, Japon, Etats-Unis...). Diplômée en philologies romanes (Université libre de Bruxelles) dans le but de devenir enseignante, elle publie en 1992 son premier roman : Hygiène de l’assassin, unanimement salué par la critique et le public. Depuis, elle s'est consacré à sa carrière d'écrivaine et a publié plus d'une vingtaine de romans au rythme quasi régulier d’un par an. Amélie Nothomb est aujourd’hui l’écrivaine belge la plus populaire de France ; elle rassemble un public hétérogène et sa personnalité complexe interpelle. Néanmoins, elle fait l'objet de critiques virulentes, principalement en raison de sa personnalité complexe et du contrôle qu'elle aurait sur sa maison d'édition ainsi que son image publique.

Ses romans sont traduits en trente-cinq langues et ont parfois été adaptés au théâtre et au cinéma. Elle a déjà reçu différents prix : Grand Prix du roman de l’Académie française pour Stupeur et tremblements (1999), Prix de Flore pour Ni d’Eve ni d’Adam (2007) et le Grand prix Jean-Giono pour Le Fait du prince (2008).

Citations de Amélie Nothomb

  • « Si Melvin était un artiste, je l’avais privé d’une qualité essentielle à l’art : le doute. Un artiste qui ne doute pas est un individu aussi accablant qu’un séducteur qui se croit en pays conquis. Derrière toute œuvre, se cache une prétention énorme, celle d’exposer sa vision du monde. Si une telle arrogance n’est pas contrebalancée par les affres du doute, on obtient un monstre qui est à l’art ce que le fanatique est à la foi. » (Une forme de vie)
  • « Toute existence connait son jour de traumatisme primal, qui divise cette vie en un avant et un après et dont le souvenir même furtif suffit à figer dans une terreur irrationnelle, animale et inguérissable. » (Stupeurs et Tremblements)
  • « C'est une grande chose que de savoir quand on va mourir. On peut s'organiser et faire de son dernier jour une œuvre d'art. » (Stupeurs et Tremblements)
  • « Saboter était un verbe qui trouvait du répondant en moi. Je n'avais aucune notion d'étymologie mais dans « saboter », j'entendais sabot, et les sabots, c'étaient les pieds de mon cheval, c'étaient donc mes pieds véritables. Elena voulait que je me sabote pour elle : c'était vouloir que j'écrase mon être sous ce galop. Et je courais en pensant que le sol était mon corps et que je le piétinais pour obéir à la belle et que je le piétinerais jusqu'à son agonie. Je souriais à cette perspective magnifique et j'accélérais mon sabotage en passant à la vitesse supérieure. » (Le Sabotage amoureux)
  • « La nourriture est une drogue comme une autre mais il est plus facile de dealer les donuts que de la coke. » (Une forme de vie)
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