Simon Liberati

Biographie de Simon Liberati

Simon Liberati est né le 12 mai 1960 à Paris. Il a étudié la grammaire latine à la Sorbonne et s’est ensuite lancé dans une carrière de journaliste. Il travaille pour divers périodiques, tels que FHM (For Him Magazine, un mensuel masculin), Grazia (un hebdomadaire féminin) ou encore 20 ans (un mensuel féminin) et y rédige notamment la section « horoscope », avouant ensuite avoir laissé libre cours à son imagination pour écrire ses billets. Ce n’est que bien plus tard qu’il se consacre à l’écriture, son œuvre étant marquée par les thèmes de l’adolescence et des icônes féminines. Son premier roman, Anthologie des apparitions, parait en 2004 aux éditions Flammarion grâce à l’aide de son ami éditeur et écrivain Frédéric Beigbeder. La critique lui réserve une bonne réception.

Son deuxième roman, Nada exist, est publié trois ans plus tard et narre la déchéance d’un photographe de mode. En 2009 arrive en librairie son ouvrage suivant, L’Hyper Justine, qui est récompensé par le prix de Flore, dont le jury est présidé par son ami Beigbeder. Le travail de l’écrivain est également salué en 2011 : son quatrième roman, Jane Mansfield 1967, qui est dédié à l’actrice et sex-symbol des années cinquante et soixante et raconte les derniers jours de sa vie, reçoit le prix Femina.

Au cours de l’année 2013, Simon Liberati fait paraitre, toujours chez Flammarion, un essai sur les lectures qu’il considère incontournables, celles qui lui ont permis de se construire : 113 études de littérature romantique, qui jouit de bonnes critiques. La même année, l’écrivain épouse l’actrice et réalisatrice française Eva Ionesco, qui a été une icône dans les années soixante-dix. Il écrit, en 2015, sa rencontre avec elle mais aussi la vie et le destin tragique de son épouse, sa muse, dans un roman qu’il intitule simplement Eva. Le livre est salué par le prix Transfuge du meilleur roman français.

Simon Liberati participe également à l’ouvrage collectif 10 ans, 10 auteurs, 10 nouvelles (2008) et à la Revue littéraire pour laquelle il rédige une critique des Bienveillantes (2006) de Jonathan Littell.

Citations de Simon Liberati

« Mais qui dévoie qui ? La naïveté ne doit jamais être confondue avec l’innocence. » (Jane Mansfield 1967)

« La malédiction romantique, le sort mauvais lancé par un tiers, sacre le grand amour en le sauvant de la désunion. Épris de leur propre ruine, les amants ne pouvaient qu’oublier le souci, le sérieux, le travail, pour se donner corps et âme à l’angoisse et au rire. » (Jane Mansfield 1967)

« Vanité. Les historiens de la littérature, les universitaires, oublient de la compter comme principal motif de la création littéraire. » (113 études de littérature romantique)

« "Pourvu qu’elle me tue plutôt que je ne la perde." Telles étaient mes pensées en sentant sa personne près de moi, sa main dans la mienne. » (Eva)

« J’ai su très vite qu’Eva allait me rendre heureux, c’est-à-dire m’affoler, bouleverser ma vie si complètement qu’il faudrait tout refaire autrement et dans le désarroi, seul symptôme de la vérité. » (Eva)

« Le passé d’Eva l’embellit chaque fois à mes yeux. Il lui rend cette densité surhumaine qu’ont les êtres sans âge. » (Eva)

« On se détache difficilement d’un bourreau, mal d’une mère. » (Eva)