Louis Aragon

Biographie de Louis Aragon

Né en 1897 et mort en 1982, Louis Aragon (1897-1982) est un poète, romancier, journaliste et essayiste français. Né d'un amour adultère, Aragon n'est pas reconnu par son père à la naissance et cet abandon hante une bonne partie de son oeuvre, tout particulièrement ses trois poèmes regroupés sous le titre Domaine Privé.

Très engagé en littérature, il participe à la naissance du mouvement artistique Dada de même qu’à celle du surréalisme, qu’il théorise dans Une vague de rêve, avec d'autres auteurs connus : André Breton, Paul Eluard et Philippe Soupault. Ensemble, ils fondent la revue Littérature dont le premier numéro parait le 19 mars 1919. Aragon est aussi connu pour ses prises de position sociale et politique. Il adhère d'ailleurs au parti communiste en 1927, qu'il soutient jusqu'à sa mort. Cette lutte politique pour l’avènement du communisme fait prendre à sa carrière une nouvelle tournure : il publie le cycle romanesque « Le monde réel » (Les Voyageurs de l’Impériale, Aurélien, etc.). Devenu par la suite réaliste socialiste, il rompt avec le surréalisme du groupe de Breton, d'Éluard et de Soupault.

Ses poèmes se font connaitre du grand public grâce aux nombreuses adaptations musicales dont elles font l'objet. On les retrouve ainsi chantés par Georges Brassens, Léo Ferré ou encore Jean Ferrat. L’amour absolu, inspiré par sa femme Elsa Triolet, et l’action politique deviennent les leitmotivs de son écriture. Aragon veut assimiler l’écriture à une quête de soi.

Citations de Louis Aragon

  • « La femme est dans le feu, dans le fort, dans le faible, la femme est dans le fond des flots, dans la fuite des feuilles, dans la feinte solaire où comme un voyageur sans guide et sans cheval j'égare ma fatigue en une féerie sans fin. » (Le Paysan de Paris)
  • « Le vice appelé "Surréalisme" est l’emploi déréglé et passionnel du stupéfiant "image", ou plutôt de la provocation sans contrôle de l’image pour elle-même et pour ce qu’elle entraine dans le domaine de la représentation de perturbations imprévisibles et de métamorphoses : car chaque image à chaque coup vous force à réviser tout l’Univers. » (Le Paysan de Paris)
  • « Je te supplie amour au nom de nous ensemble
    De ma suppliciante et folle jalousie
    Ne t’en va pas trop loin sur la pente choisie
    Je suis auprès de toi comme un saule qui tremble
    J’ai peur éperdument du sommeil de tes yeux
    Je me ronge le cœur de ce cœur que j’écoute
    Amour arrête-toi dans ton rêve et ta route
    Rends-moi ta conscience et mon mal merveilleux. » (Le Roman Inachevé)
  • « Pour la première fois ta bouche
    Pour la première fois ta voix
    D'une aile à la cime des bois
    L'arbre frémit jusqu'à la souche
    C'est toujours la première fois
    Quand ta robe en passant me touche. » (Le Roman Inachevé)
  • « Cela ne désigne ni l'anarchie ni l'antiart ni rien de ce qui faisait si peur aux journalistes qu'ils préféraient désigner ce mouvement du nom de Cheval d'enfant. Être dada n'est pas du tout un déshonneur, cela désigne et voilà tout, un groupe d'habitués, de jeunes gens un peu bruyants parfois, peut-être, mais sympathiques. On dit : un dada, comme on dit : le monsieur blond. Un signe distinctif en vaut un autre. Et même dada est si bien passé dans les moeurs qu'on appelle ici dada un cocktail. » (Le Paysan de Paris)
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