Herman Melville

Biographie de Herman Melville

Herman Melville est un romancier, essayiste et poète américain. Il est né le 1er aout 1819 à Manhattan et est décédé le 28 septembre 1891 à New York, aux États-Unis. Il vient d’une grande famille de huit enfants. Son père, qui travaille dans l’importation de produits français, subit la concurrence du marché anglais et est contraint de s’endetter pour pouvoir continuer à nourrir sa famille. Celle-ci déménage bientôt dans l’État de New York, où le patriarche a trouvé un emploi dans une usine de fabrication de fourrures.

Lorsque leur père décède en 1832 des suites d’une pneumonie, Herman et son frère doivent quitter l’école et aller travailler, pour subvenir aux besoins de la famille. Âgé de 13 ans à peine, Herman trouve un emploi à la New York State Bank, aidé par son oncle. Deux ans plus tard, il quitte son travail pour reprendre le chemin de l’école. C’est à cette époque qu’il lit les grands classiques de la littérature anglaise, tels James Fenimore Cooper, Walter Scott et Lord Byron.

En 1839, il fait une première expérience en mer, comme mousse sur un navire marchand, et s’inspirera de ses souvenirs pour rédiger Redburn (1849) plusieurs années plus tard. Il se rend ensuite à Nantucket, ile de l’océan Atlantique réputée pour la chasse à la baleine, au départ de laquelle il rejoint l’équipage d’un baleinier. Mais il déserte le paquebot et découvre Tahiti, Moorea et Hawaï. Il revient au pays en 1844, sur un bateau qui le ramène à Boston.

Ses nombreuses aventures maritimes l’inspirent beaucoup et Melville rédige Taïpi (1846) et Omoo (1847), ses deux premiers romans, qu’il publie à Londres et qui connaissent assez vite le succès. S’ensuivent une série de romans qui prennent tous comme thème la mer, mais deviennent moins autobiographiques, à l’image de Mardi (1849).

L’auteur décide d’acheter une vieille ferme dans l’Ouest des États-Unis, dans laquelle il s’installe avec sa femme et son fils, mais également sa mère et trois de ses sœurs. Les différents emprunts qu’il a dû contracter pour réaliser cet achat le poussent à terminer son roman en cours, d’abord intitulé The Wale, et publié en 1851. Une seconde édition parait rapidement avec un titre nouveau et définitif : Moby Dick. Si le succès semble au rendez-vous les premiers temps, son œuvre est rapidement décriée par la critique et bientôt ignorée.

Ses productions suivantes connaissent le même sort, qu’il s’agisse de Pierre ou les Ambiguïtés (1852) ou encore de The Confidence-Man (1857). L’écrivain est alors contraint d’exercer une activité alimentaire et devient inspecteur des douanes de la ville de New York. Il exerce ce métier pendant 20 ans.

Herman Melville n’a pour ainsi dire pas connu le succès de son vivant, et son talent n’a été reconnu que dans les années vingt, lorsque le public a redécouvert son chef-d’œuvre, Moby Dick.

Citations de Herman Melville

« Pour si grande que soit la supériorité intellectuelle d’un homme, il ne peut pratiquement et durablement dominer d’autres hommes sans jouer une sorte de comédie toujours un peu vile. » (Moby Dick)

« L’ignorance est la mère de l’épouvante… » (Moby Dick)

« Il n’est aucune bête sur la terre dont la démence ne soit infiniment surpassée par celle de l’homme. » (Moby Dick)

« Malgré ses tatouages, c’était un cannibale somme toute propre et appétissant. » (Moby Dick)

« Le monde est un vaisseau dans un voyage sans retour. » (Moby Dick)

« Tous les hommes naissent la corde au cou, mais ce n’est qu’au moment où ils sont pris dans le tourbillon soudain et rapide de la mort, qu’ils prennent conscience des dangers muets, subtils, toujours présents de la vie. » (Moby Dick)

« Les nuits étoilées, majestueuses, semblaient les dames hautaines dont les bijoux illuminaient des robes de velours, et qui, dans une orgueilleuse solitude, berçaient dans l’absence le souvenir de leurs princes conquérants : les soleils casqués d’or. » (Moby Dick)