Francis Scott Fitzgerald

Biographie de Francis Scott Fitzgerald

De son vrai nom Francis Scott Key Fitzgerald, l’écrivain est né le 24 septembre 1896 à Saint-Paul, dans l’État du Minnesota aux USA, et est décédé le 21 décembre 1940 à Hollywood. Il est issu d’une famille de la petite bourgeoisie. Son père dirige un magasin de meubles et, lors de la faillite de celui-ci, il retrouve un emploi de commis-voyageur pour la multinationale américaine Procter & Gamble. Francis Scott a peu d’estime pour lui, il le considère comme bon à rien. Quant à sa mère, elle provient d’une riche famille irlandaise qui a étendu son patrimoine lors de la guerre de Sécession. Son héritage permet donc à la famille de faire face aux divers déboires professionnels du père. Francis Scott nait dans de tristes circonstances : quelques mois avant sa venue au monde, ses deux sœurs, les premiers enfants de ses parents, meurent. Cette histoire particulière marquera l’homme tout au long de sa vie.

Francis Scott grandit aux côtés de sa sœur Annabelle, de quatre ans sa cadette, et fréquente une école privée de Saint-Paul. En classe, il a peu d’amis et se sent différent des autres garçons. La passion de la lecture l’a déjà touché et c’est également à cette époque qu’il commence à écrire. Il étudie ensuite à l’université de Princeton. Au départ, il peine à s’intégrer parmi les autres étudiants, sans doute à cause de son caractère immature, et c’est à partir de la deuxième année qu’il se constitue un groupe d’amis. Continuant à écrire et à lire beaucoup, Francis Scott Fitzgerald délaisse quelque peu ses études et quitte l’université sans diplôme.

Il s’engage dans l’armée en 1917, lorsque les États-Unis décident de prendre part à la Première Guerre mondiale. Il devient sous-lieutenant à Montgomery, la capitale de l’Alabama, et y rencontre Zelda Sayre, celle qui sera son épouse. C’est pour elle qu’il écrit le premier jet de son premier roman qui, retravaillé plusieurs fois, sera publié en 1920 sous le titre L’Envers du paradis. Ce roman, à l’ambiance teintée de notes de jazz, connait un très grand succès et place Fitzgerald en représentant de toute une génération de jeunes gens. Grâce au profit qu’il tire des ventes de son livre, il part s’installer avec Zelda en France, d’abord à Paris puis dans le Midi. Il y retrouve d’autres écrivains américains, comme Ernest Hemingway, et forme alors avec eux la génération perdue, dont il est le chef de file. C’est en France qu’il rédige son chef-d’œuvre, Gatsby le Magnifique, qui parait en 1925. Mais, malgré l’enthousiasme de ses amis écrivains et de la critique, le roman ne connait pas de réel succès. Fitzgerald est aussi l’auteur de nombreuses nouvelles, dont L’Étrange Histoire de Benjamin Button (1922).

En 1926, le couple rentre aux USA. Fitzgerald travaille comme scénariste à Hollywood et Zelda commence à être atteinte de troubles psychiatriques, à tel point qu’elle devra être internée. L’écrivain sombre quant à lui dans la dépression et l’alcoolisme. En 1934, il publie Tendre est la nuit mais cet ouvrage connait le même sort que Gatsby le Magnifique auprès du public. En effet, ses romans, reconnus aujourd’hui comme des œuvres marquantes de la littérature, n’ont connu de succès que de manière posthume.

Citations de Francis Scott Fitzgerald

« Nous sommes censés perdre les gens que nous aimons sinon comment pourrait-on savoir l’importance qu’ils ont pour nous. » (L’Étrange Histoire de Benjamin Button)

« Dès mon âge le plus tendre et le plus facile à influencer, mon père m’a donné un certain conseil que je n’ai jamais oublié.
- Chaque fois que tu te prépares à critiquer quelqu’un, m’a-t-il dit, souviens-toi qu’en venant sur terre tout le monde n’a pas eu droit aux mêmes avantages que toi. » (Gatsby le Magnifique)

« Il faudrait comprendre que les choses sont sans espoir et être pourtant décidé à les changer. » (Gatsby le Magnifique)

« Et les airs à la mode, que jouaient les orchestres cette année-là, transposaient en rythmes nouveaux toute la tristesse de l’existence et des désirs insatisfaits. » (Gatsby le Magnifique)

« C’est ainsi que nous avançons, barques luttant contre un courant qui nous rejette sans cesse vers le passé. » (Gatsby le Magnifique)

« On dit des cicatrices qu’elles se referment, en les comparant plus ou moins aux comportements de la peau. Il ne se passe rien de tel dans la vie affective d’un être humain. Les blessures sont toujours ouvertes. Elles peuvent diminuer, jusqu’à n’être plus qu’une pointe d’épingle. Elles demeurent toujours des blessures. » (Tendre est la nuit)

« La boisson permet, en effet, de confondre l’instant présent avec les meilleurs moments du passé, comme s’ils allaient de pair. Elle permet même d’y confondre aussi l’avenir, comme si ces instants merveilleux étaient sur le point de se reproduire. » (Tendre est la nuit)

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