Chateaubriand

Biographie de Chateaubriand

Chateaubriand est né à Saint-Malo en 1768 et a connu une enfance solitaire. Destiné à devenir marin, il apprécie pourtant davantage l’étude de la religion et de la poésie. Son talent se fait connaitre rapidement et il est présenté au roi Louis XVI peu avant que n’éclate la Révolution française, qui l’effraiera et le fascinera en même temps. Néanmoins, craignant pour sa propre sécurité, il quitte la France pour voyager en Amérique où il emplit sa tête d’ « images exotiques ».

Une fois rentré au pays, il prône un retour au christianisme, qu’il avait plus tôt délaissé, et tente d’évangéliser le peuple avec son ouvrage Le Génie du Christianisme (1802). Son succès est tel qu’il ouvre la voie à de nouvelles conceptions et annonce le romantisme : il rompt avec les conventions classiques soutenues par les Anciens et introduit de nouvelles sources d’inspiration (les vertus des héros du Moyen Âge, etc.). Se faisant, il sensibilise les esprits à l’histoire nationale. Également auteur d’Atala (1801), de René (1802) et des Mémoires d’outre-tombe (1809-1841), il poursuit à travers son œuvre de nombreux engagements politiques. Il décède à Paris en 1848.

Citations de Chateaubriand

  • « Gentilhomme et écrivain, j’ai été Bourboniste par honneur, Royaliste par raison, et républicain par gout. » (Mémoires d’outre-tombe)
  • « Le grand tort des hommes, dans leur songe de bonheur, est d’oublier cette infirmité de la mort attachée à leur nature : il faut finir. Tôt ou tard, quelle qu’eût été votre félicité, ce beau visage se fût changé en cette figure uniforme que le sépulcre donne à la famille d’Adam. » (Atala)
  • « L’automne me surprit au milieu de ces incertitudes : j’entrai avec ravissement dans les mois des tempêtes. Tantôt j’aurais voulu être un de ces guerriers errant au milieu des vents, des nuages et des fantômes ; tantôt j’enviais jusqu’au sort du pâtre que je voyais réchauffffer ses mains à l’humble feu de broussailles qu’il avait allumé au coin d’un bois. J’écoutais ses chants mélancoliques, qui me rappelaient que dans tout pays, le chant naturel de l’homme est triste, lors même qu’il exprime le bonheur. Notre cœur est un instrument incomplet, une lyre où il manque des cordes, et où nous sommes forcés de rendre les accents de la joie sur le ton consacré aux soupirs. » (René)
  • « Je venais de m’exposer à tous les dangers pour être libre ; dans un instant le regard d’une femme avait changé mes goûts, mes résolutions, mes pensées ! Oubliant mon pays, ma mère, ma cabane et la mort affreuse qui m’attendait, j’étais devenu indifférent à tout ce qui n’était pas Atala. » (Atala)
  • « À la fin d’une discussion violente, je vis monter à la tribune un député d’un air commun, d’une figure grise et inanimée, régulièrement coiffé, proprement habillé comme le régisseur d’une bonne maison, ou comme un notaire de village soigneux de sa personne. Il fit un long rapport ennuyeux ; on ne l’écoutait pas ; je demandais son nom : c’était Robespierre. » (Mémoire d’outre-tombe)
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