Arthur Conan Doyle

Biographie de Arthur Conan Doyle

Arthur Conan Doyle est né le 22 mai 1859 à Edimbourg. Elevé dans une famille catholique et fort portée sur l’art suite à la profession de peintre de son père, le jeune garçon est scolarisé dans une école jésuite. À l’âge de 16 ans, il décide de devenir agnostique et commence à étudier la médecine l’année suivante à l’université d’Édimbourg.

Parallèlement à ses études, il écrit des nouvelles dont certaines sont publiées dans le journal Chambers’s Edimburgh. En 1880, il prend une pause à l’université et embarque sur un baleinier. Durant ce voyage, il expérimente de nombreuses choses telles que la manœuvre du navire, la chasse à la baleine, la baignade dans l’eau glacée, etc. Ce périple influencera grandement son œuvre littéraire future.

Diplômé en 1881, il commence sa carrière de médecin généraliste à bord d’un navire naviguant sur la côte ouest de l’Afrique. L’année suivante, il s’installe à son propre compte à Portsmouth. Quatre ans plus tard, il défend sa thèse de doctorat et épouse Louisa Hawkins. Il publie en 1887 son premier roman policier, Une étude en rouge, qui voit naitre le très connu personnage Sherlock Holmes. Toujours passionné par la médecine, il étudie l’ophtalmologie et s’établit à Londres en 1891. Comme son cabinet n’attire pas la clientèle, Arthur Conan Doyle profite de ce temps pour continuer à écrire les aventures de son nouveau personnage à succès qu’il publie sous forme de feuilleton dans la revue The Strand Magazine. Si ces nouvelles policières lui apportent reconnaissance et argent, l’auteur désire écrire davantage des romans historiques. Pour se libérer de cette emprise, il laisse sous-entendre la mort de Sherlock Holmes et rédige La Compagnie blanche (1891). Pourtant des raisons financières le poussent à retrouver son célèbre personnage qu’il remet en scène à partir de 1901 dans Le Chien des Baskerville.

rthur Conan Doyle est anobli en 1902 probablement suite à la publication d’écrits traitant de la guerre des Boers en Afrique du Sud, La Guerre en Afrique du Sud : sa cause et sa conduite et La Grande Guerre des Boers (1900). Engagé pour la réforme de l’État indépendant du Congo, il écrira Le Crime du Congo (1909) et Le Monde perdu (1912) en s’inspirant de cette période importante du pays.

En 1906 et 1908, l’écrivain contribue à élucider deux erreurs judiciaires, dont l’une dans laquelle le condamné échappe grâce à lui à l’échafaud. Profondément marqué par des questions existentielles, notamment celle de la vie après la mort suite au décès de ses proches, Arthur Conan Doyle essaye de prouver l’existence de l’au-delà et s’intéresse à tout ce qui touche de près ou de loin au spiritualisme. Il écrit ainsi La Venue des fées (1921), Au pays des brumes (1926) et L’Histoire du spiritualisme (1926). Par la suite, il publie La Machine à désintégrer (1927), Quand la terre hurla (1928) et Le Gouffre Maracot (1929), tout en continuant les aventures de Sherlock Holmes. Arthur Conan Doyle décède d’une attaque cardiaque le 7 juillet 1930, à l’âge de 71 ans.

De son temps, Arthur Conan Doyle considérait ses romans historiques comme des œuvres dignes de reconnaissance. Pourtant, la plupart de ceux-ci sont aujourd’hui oubliés du public mondial qui préfère se passionner pour les histoires mettant en scène Sherlock Holmes, que l’écrivain dédaignait, les rejetant à de la basse littérature alimentaire. Plus de cent ans après la publication de sa première nouvelle, Arthur Conan Doyle est sans conteste le pionnier du roman policier et continue d’inspirer des générations entières.

Citations de Arthur Conan Doyle

« Il est vraiment étonnant qu’un problème complexe et extraordinaire comme j’en ai rarement vu au cours de ma longue carrière active se soit présenté à moi après ma retraite, et presque à ma porte. Je venais de me retirer dans le Sussex et je m’étais entièrement adonné à cette vie apaisante de la nature à laquelle j’avais si fréquemment aspiré pendant les nombreuses années que j’avais passées dans les ténèbres londoniennes. À cette époque, le bon Watson avait quasiment disparu de mon existence. » (La Crinière du lion)

« C'était un chien, un chien énorme, noir comme du charbon, mais un chien comme jamais n'en avaient vu des yeux de mortel. Du feu s'échappait de sa gueule ouverte ; ses yeux jetaient de la braise ; son museau, ses pattes s'enveloppaient de traînées de flammes. Jamais aucun rêve délirant d'un cerveau dérangé ne créa vision plus sauvage, plus fantastique, plus infernale que cette bête qui dévalait du brouillard. » (Le Chien des Baskerville)

« Des hommes-singes, voilà ce qu'ils sont. L'anneau manquant, comme ils disent… Ma foi, je préfèrerais qu'il ait continué de manquer ! » (Le Monde perdu)

« Hélas! quand je raconte moi-même les histoires, j'étale mes astuces, tandis que Watson, lui, cache soigneusement ce genre de maillons dans la chaîne, ce qui lui permet de produire les effets finaux sensationnels. » (Le Vampire du Sussex)

« A quelle fin tend ce cercle de misère, de violence et de peur ? Il doit bien tendre à une certaine fin, sinon notre univers serait gouverné par le hasard, ce qui est impensable. Mais quelle fin ? Voilà le grand problème qui est posé depuis le commencement des temps, et la raison humaine est toujours aussi éloignée d'y répondre. » (Son dernier coup d’archet)

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