Philippe Dumas

Biographie de Philippe Dumas

Philippe Dumas (né en 1940 à Cannes) est un écrivain et illustrateur français. Il est issu d'une famille parisienne.

Après avoir étudié à l'école des Métiers d'Art puis aux beaux-arts de Paris, il publie son premier livre pour enfants en 1976 : Laura, le terre-neuve d'Alice. Vers 1980, il se lance avec Boris Moissard – pseudonyme de Jean-Jacques Ably – véritablement dans la littérature pour la jeunesse. Étant de très bons amis depuis l’enfance, les deux écrivains s'essayent à l’écriture à quatre mains et sortent ensemble plusieurs livres, parmi lesquels Contes à l’envers, Contes de la tête en plein ciel et Les Aventures du Vantard : Histoires digestives (2008).

Qu’ils s’adressent aux tout petits ou aux plus grands, leurs livres mettent en scène des héros qui ressemblent à leur public. Ce sont des filles et des garçons qui découvrent, explorent et apprivoisent le monde extérieur, ainsi que leur univers intérieur.

Leurs albums sont récompensés par de nombreux prix tels que le Prix Bernard Versele, le Grand Prix de Littérature Enfantine de Paris, le Prix Biguet ou encore le Prix Sorcières.

Aujourd'hui, Philippe Dumas se consacre également à la peinture. Ses nombreuses passions (la peinture, gravure, création de décors et costumes...) permettent à son oeuvre de se démarquer. Pour l'artiste, écriture et dessin sont deux modes d'expression indissociables : « Je déteste l’image qui se rajoute au texte, ou le texte qui vole l’image. Pour moi, un dessin doit apporter un autre éclairage, une ambiance, une note différente de ce qu’apportent les mots. » (Livres Hebdo n°14, 1986).

Citations de Philippe Dumas

  • « Il était une fois deux enfants d'une sagesse impressionnante qui ne cassaient jamais rien, jamais ne disaient de gros mots.
    La petite fille avait les cheveux noirs et le petit garçon des cheveux blonds.
    Tous deux avaient les yeux en verre et le corps en plastique. » (La petite géante)
  • « Il était une fois un pays merveilleux où les femmes avaient pris leur revanche sur les hommes, elles pouvaient enfin devenir maçon, plombier ou champion de boxe et laissaient à leurs maris le soin de torcher les enfants et de repriser les chaussettes. » (Contes à l'envers)
  • « Ce loup, qui avait beaucoup lu de livres pour tuer le temps dans sa cage et qui était raisonnable, ne tenait pas à terminer comme son arrière-grand-oncle, dont il savait l'histoire par coeur. Il se méfiait comme de la peste de tout ce qui ressemble à un chaperon, de quelque couleur qu'il soit, même venant des Galeries Lafayette, et surtout porté par une fille. » (Contes à l'envers)
  • « Je tâche de me consoler en songeant que mourir ne doit pas être si terrible, puisque tant de gens y réussissent. » (Ce changement-là)
  • « Quoi qu'on fasse pour essayer de l'égayer, cet homme triste restait triste ; quoi qu'on dise de drôle ou d'hilarant, il répondait : « Hélas ! » en lâchant un soupir à décorner les boeufs. Même aux banquets de noces et aux dîners d'anniversaires, il gardait une tête d'enterrement, qui finissait par se communiquer aux autres convives. » (Contes de la tête en plein ciel)