Lydie Salvayre

Biographie de Lydie Salvayre

Née en 1948, Lydie Salvayre est la seconde fille d’un couple d’Espagnols qui se sont exilés dans le Sud de la France durant la guerre d’Espagne (1936-1939). Si le français n’est pas sa langue maternelle, elle se passionne rapidement pour la littérature de son pays d’accueil et entreprend des études de lettres modernes. Elle décide pourtant de poursuivre des études de médecine et se spécialise en psychiatrie. Parallèlement à sa profession de psychiatre, elle se lance dans l’écriture. Son premier roman, La Déclaration, est publié en 1990. C’est en 1997 qu’elle reçoit pour la première fois des prix littéraires pour son œuvre La Compagnie des spectres. Ses ouvrages suivants remportent un franc succès, jusqu’à ce que Pas pleurer consacre son auteure avec le célèbre prix Goncourt en 2014. Avec une vingtaine d’œuvres à son palmarès, son style témoigne de la contemporanéité littéraire française.

Citations de Lydie Salvayre

  • « Je me trouve pris en tenaille entre la génération de ceux pour qui la réussite financière venait couronner (et quelquefois longtemps après) la qualité d'un texte, et la génération de ceux pour qui la qualité d'un texte est immédiatement jugée à son triomphe financier. [...] et lorsque je rappelle aux jeunes écrivains qu'il fut une époque (héroïque) où la finance ne dictait pas le choix des éditeurs, ils me regardent comme une vieille barbe, un inadapté, un ringard. » (BW)
  • « Maman dit souvent qu'on reconnaît les êtres aux livres qu'ils ont lus. Les êtres sont ce qu'ils lisent, ne cherchez pas plus loin. Elle dit aussi que les livres que l'on lit s'impriment dans notre âme et modifient notre regard et jusqu'aux traits de notre visage. » (La Compagnie des spectres)
  • « C'est pour ça que je dis qu'il est très difficile de se faire des amis à l'usine, parce que sans confiance, pas d'amitié, et sans amitié, pas de solidarité. C'est la logistique pure. » (La Médaille)
  • « On dit que ceux qui aiment la nuit meurent jeunes, mais qu'ils existent davantage. » (Hymne)
  • « On peut donc tuer des hommes comme on le fait des rats ? Sans en éprouver le moindre remords ? Et s'en flatter ? » (Pas pleurer)