Fred Vargas

Biographie de Fred Vargas

Fred Vargas (de son vrai nom Frédérique Audoin-Rouzeau) est née à Paris en 1957. Elle est issue d'une famille d'artistes : son père, Phillippe Audoin, est écrivain et sa soeur jumelle, Jo Vargas, est peintre. Son pseudonyme, choisi aussi par sa soeur, renvoie au personnage de Maria Vargas, interprété par Ava Gardner dans le film de 1954 : La Comtesse aux pieds nus. Archéologue de formation, elle est dans un premier temps chercheuse au FNRS en tant que médiéviste. C'est en 1986 qu'elle écrit son premier roman Les Jeux de l'amour et de la mort, récompensé par le prix du premier roman au festival de Cognac.

Fred Vargas a publié à ce jour une quinzaine de romans policiers, ainsi que des essais philosophiques. Elle est actuellement un des principaux auteurs français de polars et est particulièrement connue pour sa série de romans sur le commissaire Jean-Baptiste Adamsberg. Ses romans, connaissant un succès important, ont quasi tous été récompensés en France ou à l’étranger et la plupart ont fait par ailleurs l'objet d'adaptations à la télévision ou au cinéma, comme son roman Pars vite et reviens tard, adapté au cinéma par Régis Wargnier en 2007.

Citations de Fred Vargas

  • « Ici, les femmes ne sont pas un rond avec un trou dedans, et si cette nouvelle vous épate, ne vous gênez pas pour tâcher d’en savoir plus. En-dessous, vous trouvez des jambes, des pieds, et au-dessus, vous rencontrez un buste, une tête. Tâchez d’y songer, Favre, si vous avez de quoi. » (Pars vite et reviens tard)
  • « Le papier, lui avait un jour expliqué un gars volubile, la rédaction, le procès-verbal, est à la naissance de toute Idée. Pas de papier, pas d'idée. Le verbe hisse l'idée comme l'humus hisse le petit pois. Un acte sans papier, c'est un petit pois de plus qui meurt dans le monde. » (Pars vite et reviens tard)
  • « Mais cela reste une histoire. Et les histoires sont écrites pour les empêcher d'advenir dans la vie. » (Dans les bois éternels)
  • « On connait toujours sa décision bien avant de la prendre. Depuis le tout début en fait. C'est pour cela que les conseils ne servent à rien. » (L'Armée furieuse)
  • « Trouver une aile de papillon dans une agglomération de deux mille habitants était une oeuvre chimérique en comparaison de la fameuse aiguille dans une botte de foin. Qui n'avait jamais semblé insurmontable à Adamsberg. Il suffisait de brûler la botte et de récupérer l'aiguille. » (L'Armée furieuse)
  • « La vie réelle est une montagne de merde, de bassesse et de médiocrité, soit, nous en sommes bien d'accord. Mais nous sommes obligés de piétiner là-dedans, mon ami. Obligés. Heureusement, vous êtes aussi un animal assez simple, et une part de vous est bloquée au sol comme le sabot d'un taureau embourbé. C'est votre chance, et je l'ai consolidée au passage sur l'écaillé occipital et le malaire. » (L'Armée furieuse)
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