Fred Uhlman

Biographie de Fred Uhlman

Fred Uhlman nait en janvier 1901 à Stuttgart en Allemagne, dans une famille juive peu pratiquante. Au début de son adolescence éclate la Première Guerre mondiale, et avec elle, une crise métaphysique de l’auteur face à l’existence de Dieu. Déçu par la religion, il va ensuite l’être par sa patrie.

Après des études de droit au sein du lycée de Stuttgart, Uhlman s’installe comme avocat. Mais les tensions entre nazis et communistes se multiplient, l’antisémitisme grandit et en 1933, Hitler est élu au pouvoir. Uhlman quitte alors l’Allemagne pour Paris, avant de s’installer finalement en Angleterre.

À partir de 1940, il se consacre pleinement à ses deux passions : la peinture et l’écriture. C'est en prison que Fred Uhlman pratique pleinement sa passion pour la peinture puisqu'il est arrêté en raison de ses origines allemandes qui font de lui un parfait suspect. Une fois libéré de prison, il est neutralisé britannique.

Il meurt le 11 avril 1985 à Londres. À sa demande, la suite de son roman autobiographique L'Ami retrouvé (1971) est publiée après sa mort la même année.

Citations de Fred Uhlman

  • « Je puis me rappeler le jour et l'heure où, pour la première fois, mon regard se posa
    sur ce garçon qui allait devenir la source de mon plus grand bonheur et de mon plus grand désespoir. » (L'Ami retrouvé)
  • « Je ne veux pas t'empêcher de rencontrer ton Moïse, mais à une seule condition : que tu ne l'amènes jamais à la maison quand nous y sommes. Ta mère en ferait une maladie. Elle l'insulterait peut-être. Elle vénère Hitler, un vulgaire petit caporal des lanciers de très basse extraction mais, pour elle, c'est le messie. » (La Lettre de Conrad)
  • « J'ai passé avec toi les plus beaux mois de ma vie. Mon amour pour la poésie, pour l'étude, c'est à toi que je le dois. Je dois m'arrêter maintenant. La mort m'appelle. Prie pour moi. » (La Lettre de Conrad)
  • « La mort sape notre confiance dans la vie en nous montrant qu'en fin de compte tout est également futile devant les ténèbres finales. » (L'Ami retrouvé)
  • « Je savais qu’un million de soldats étaient morts à Verdun. Mais ce n’étaient là que des abstractions, des chiffres, des statistiques, des informations. On ne peut souffrir pour un million d’êtres.
    Mais ces trois enfants, je les avais connus, je les avais vus de mes propres yeux, c’était tout à fait différent. Qu’avaient-ils fait, qu’avaient fait leurs pauvres parents pour mériter un tel sort ? » (L'Ami retrouvé)
  • « Ne les vois-tu pas brûler ? m'écriai-je avec désespoir. N'entends-tu pas leurs cris ? Et tu as l'aplomb de justifier la chose parce que tu n'es pas assez courageux pour vivre sans ton Dieu. De quelle utilité est pour toi ou pour moi un Dieu impuissant et cruel ? Un Dieu assis sur les nuages et tolérant la malaria, le choléra, la famine et la guerre ? » (L'Ami retrouvé)
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