Xavier Deutsch

Biographie de Xavier Deutsch

Xavier Deutsch est un écrivain belge né à Leuven (Louvain) en Belgique le 9 février 1965 (50 ans). Il grandit dans une famille catholique de quatre enfants dont il est le second. Il vécut une enfance ordinaire au sein d’un milieu intellectuel : son père, d'origine hongroise, était professeur de physique à l’UCL et sa mère enseignait les langues anciennes dans un lycée de Louvain-la-Neuve.

En janvier 1989, il publie son premier roman, La Nuit dans les yeux, aux éditions Gallimard et rencontre Geneviève Brisac, éditrice à ce moment-là, qui le suivra et l’accompagnera tout au long de sa carrière. L’année suivante, il reçoit le prix Mæterlinck pour son deuxième roman Les Garçons.

En 1990, il rejoint l’armée aérienne et intègre les rangs du 1er Wing de chasse d’où il sortira sous-lieutenant de réserve. À son retour, il reprend ses études à l’université catholique de Louvain et obtient son diplôme de docteur en Philosophie et Lettres le 21 décembre 1995.

À partir du 1er avril 1996, il décide de se consacrer entièrement à sa carrière d’écrivain et entreprend de vivre de sa passion. Il publie régulièrement des romans aux éditions du Cri, avec Christian Lutz ; chez Castor Astral, avec Francis Danemark ; et aux éditions Mijade avec Muriel Molhant. En 1997, Victoria Bauer ! reçoit le prix des auditeurs RTBF.

En 1999, il se lance dans un nouveau projet et parcours la Belgique avec Marina Cox, photographe belge, pour en réaliser l'état des lieux. Ses textes ainsi que les photographies de Marina paraissent chaque lundi de l'année dans La Libre Belgique et sont compilés dans un livre publié en 2003 aux éditions Labor, La Belgique se raconte des histoires.

Il continue d’écrire de nombreux ouvrages en parallèle et en décembre 2002, le roman La Belle Étoile obtient le prix Victor-Rossel. En 2003, il est l’auteur du spectacle collectif de  Saint Martin des Tours à l’occasion des célèbres Fêtes de la Saint-Martin qui accueillent chaque année des milliers de visiteurs à Tourinnes-la-Grosse. Ayant apprécié l’expérience, il en réalisera plusieurs par la suite.

Xavier Deutsch rédige certes des romans, mais écrit également pour des revues. En mai 2004, il entame une collaboration avec le magazine Gael et de février 2005 à juin 2007, il rédige une chronique hebdomadaire pour le journal Le Soir.

Son œuvre est constituée à ce jour d’une quarantaine de livres sans compter des textes parus dans la presse, ses collaborations à des ouvrages collectifs, et ses pièces de théâtre. Il anime aussi des ateliers d’écriture littéraire, où le but est de développer l’imaginaire, d’« élever des constructions étonnantes sur le jardin de la fiction, tracer des routes là où avant il n’existait rien » selon ses propos. Xavier Deutsch puise son inspiration dans la fiction. Ses romans ne se veulent pas autobiographiques, mais cherchent à transporter le lecteur dans un univers imaginaire. Passionné par les arts plastiques, ses textes accompagnent régulièrement les travaux de photographes et de peintres. Son auteur fétiche reste le célèbre Belge Georges Simenon.

Le 29 aout 2012, Xavier Deutsch cosigne une carte blanche dans La Libre Belgique intitulée « Michelle Martin, vous n'êtes pas seule » à travers laquelle les différents signataires soutiennent Michelle Martin, ex-épouse et complice de Marc Dutroux, dans sa reconstruction. Il vit actuellement à Chaumont-Gistoux, dans le sud de Bruxelles.

Citations de Xavier Deutsch

« Le Flamand est un saule : il tient à sa rive de ruisseau, il ne voyage pas, il boit ce qu'il faut, et la plaine est si plate qu'il reçoit dans la tête chaque jour tous les vents de l'Europe du Nord-Ouest. » (Onze)

« Aussi obsolète qu’elle puisse sembler, la lenteur est une vertu. Lire un livre, marcher à pas mesurés sur un chemin de campagne, méditer les arcanes d’un jeu subtil : ces actes silencieux et lents tricotent mieux notre bonheur que les trépidations. » (Une belle histoire d’amour qui finit bien)

« L'expression "faire la fête" est l'une de mes plus détestées, elle est alourdie et connotée de tout ce que j'aime le moins au monde. "Faire la fête" évoque à mes yeux un mode forcé de divertissement, une contrainte imbécile à s'amuser quand je préférais, de beaucoup, me blottir dans la tranquillité d'un soir d'automne à lire un roman de Simenon ou à regarder une enquête de l'inspecteur Barnaby. "Faire la fête" appartient au champ sémantique du vacarme et de l'ennui. » (Une belle histoire d’amour qui finit bien)

« Un communiste solitaire, c'est un comble, non ? Un collectiviste isolé qui lit la presse capitaliste, tout seul, dans son divan, les pieds dans ses pantoufles... » (Hope)

« Car : savez-vous, Robert, qu'il existe une langue comprise et parlée par tous les hommes entre eux, dont ils se servent aussi pour s'exprimer avec Dieu ? Ils fument. Les choses qu'ont à se dire deux hommes qui fument ne recouvrent pas aux traductions. » (La vie commence au deuxième verre)

« Le Flamand est un être simple. Il a les pieds dans la glèbe et les oreilles dans les étoiles. » (Onze)

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