Jean d’Ormesson

Biographie de Jean d’Ormesson

De son nom complet Jean Lefèvre d’Ormesson, l’écrivain né le 16 juin 1925 à Paris appartient à la noblesse de robe. Il est à la fois homme de lettres, journaliste et chroniqueur, philosophe et même acteur. Son père, André d’Ormesson, est ambassadeur de France et sa mère, Marie Henriette Isabelle Anisson du Perron, est issue d’une famille noble et possède un château à Saint-Fargeau, en Bourgogne, dans lequel Jean grandit et qu’il évoquera d’ailleurs dans son roman Au plaisir de Dieu en 1974. Pendant son enfance, il suit, avec toute sa famille, son père au gré de ses nominations. Ainsi, il vit en Bavière, en Roumanie et ensuite au Brésil.

Pour continuer sa scolarité en France, il prend des cours par correspondance dans une école privée et poursuit ensuite avec Hypokhâgne et l’École normale supérieure en lettres, histoire et philosophie. Après quelques temps dans l’enseignement, il devient journaliste pour Paris Match.

À partir de 1952, il travaille pour la revue Diogène (spécialisée dans les sciences humaines et sociales) et y sera successivement rédacteur en chef adjoint, membre du comité de rédaction puis rédacteur en chef. Il obtient en 1974 le poste de directeur général du Figaro, pour lequel il rédige un article hebdomadaire, qui parait dans le supplément du dimanche. Il y affirme des opinions assez tranchées et démissionne de son poste en 1977 mais accepte de continuer à écrire pour le journal, en proposant une chronique pour le supplément Le Figaro Magazine. S’affirmant clairement comme un homme de droite mais avec des idées de gauche, il participe à certains débats politiques, comme celui dédié au référendum de Maastricht, et soutient ouvertement Nicolas Sarkozy lors de la campagne présidentielle de 2012.

Il publie son premier roman, L’amour est un plaisir, à 31 ans mais ne rencontre véritablement le succès, critique et public, qu’avec La Gloire de l’Empire en 1971, qui est récompensé du Grand Prix du roman de l’Académie française. En 1973, il fait son entrée à l’Académie française, succédant dans le fauteuil 12 à Jules Romains. La dimension autobiographique est presque toujours présente dans ses écrits qui, même s’ils sont classés dans la catégorie romanesque, se placent souvent au croisement entre le récit et l’essai. On peut notamment citer Du côté de chez Jean (1959), Au revoir et merci (1966), Le Rapport Gabriel (1999) ou encore C’était bien (2003).

En 2012, il se lance dans un nouveau talent, celui d’acteur. Il interprète le rôle de François Mitterrand au cinéma dans le film Les Saveurs du palais de Christian Vincent. En 2014, il reçoit la médaille de la Légion d’honneur des mains du président François Hollande et fait son entrée en 2015 dans la luxueuse collection de  la bibliothèque de la Pléiade aux éditions Gallimard.

Il épouse en 1962 Françoise Béghin qui lui donne une fille, Héloïse, la même année.

Citations de Jean d’Ormesson

« Personne ne craignait la mort moins que lui qui n’attendait rien du ciel, ni du monde, ni des hommes. » (Histoire du Juif errant)

« Chacun est prisonnier de sa famille, de son milieu, de son métier, de son temps. » (Voyez comme on danse)

« Ceux qui ne croient pas en Dieu font preuve d’une crédulité qui n’a rien à envier à celle qu’ils reprochent aux croyants. » (C’est une chose étrange à la fin que le monde)

« L’allégresse et l’angoisse. Ce qu’il y a peut-être de plus remarquable à la fois dans l’histoire et dans l’existence de chacun d’entre nous, c’est cette sorte d’équilibre qui n’est jamais rompu entre le bonheur et le malheur. On dirait qu’une force mystérieuse les empêche l’un et l’autre de s’installer pour toujours. » (Un jour je m’en irai sans avoir tout dit)

« J’aimais beaucoup ne rien faire. Dans cette activité suprême, j’étais presque excellent. Je ne m’ennuyais jamais. » (Un jour je m’en irai sans avoir tout dit)

« Il faut être soi-même au-dessus de tout soupçon pour se permettre de faire la morale. Ou, comme le dit la sagesse populaire, il ne faut pas avoir de pièces à son cul pour monter au mât de cocagne. » (Dieu, les affaires et nous)

« Une Europe technique sans la passion qui animait les pères fondateurs, sera une pauvre Europe. » (Dieu, les affaires et nous)

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