Eric Reinhardt

Biographie de Eric Reinhardt

Éric Reinhardt est né le 2 avril 1965 à Nancy en France. Écrivain régulièrement récompensé, notamment par le Globe de Cristal d’honneur en 2012 pour l’ensemble de son œuvre, ce passionné de littérature s’est d’abord tourné vers des études plus mathématiques. Avec son bac scientifique en poche, il intègre l’Institut supérieur de gestion, une école de commerce située à Paris, en 1985.

Désireux de devenir éditeur, il commence à travailler aux éditions Le Castor astral, et poursuit sa carrière chez Albin Michel et chez Flohic Editions jusqu’à ce qu’il devienne directeur éditorial aux éditions Hazan. Peu avant de quitter cet emploi pour se lancer en tant qu’éditeur indépendant de livres d’art, il se met à écrire, en puisant son inspiration dans des lieux de son enfance et de son adolescence.

Son premier roman, Demi-sommeil, est publié en 1998 chez Actes Sud et rencontre une critique plutôt favorable. Il poursuit donc cette carrière littéraire et publie autant des romans, que des essais, des nouvelles ou des pièces de théâtre :

  • Déposition (1999), nouvelle parue dans Onze ;
  • Le Moral des ménages (2002), roman ;
  • Existence (2004), roman ;
  • Cendrillon (2007), roman ;
  • Le Seul Absent (2007), essai paru dans Assises du roman : roman et réalité ;
  • Monsieur Hiblot (2008), nouvelle parue dans le recueil collectif Des nouvelles de la banlieue ;
  • Une forme perverse (2008), essai paru dans Assises du roman : le roman, quelle invention ! ;
  • Leverage de quatre (2009), pièce de théâtre ;
  • Vingt minutes il y a vingt ans (2010), nouvelle parue dans Le Petit pan de mur jaune ;
  • Le Système Victoria (2011), roman qui reçoit la Feuille d’or de la ville de Nancy et le prix Trop Virilo en 2011 ;
  • Vous vous êtes arrangés entre vous (2012), essai paru dans Assises du roman : penser pour mieux rêver ;
  • Deux nuits d’aout au Meurice (2012), nouvelle parue dans Palaces ;
  • Élisabeth ou l’Equité (2013), pièce de théâtre ;
  • L’Amour et les Forêts (2014), roman qui remporte le prix Renaudot des lycéens, le prix Roman France Télévision, le prix du Meilleur roman de l’année 2014 du magazine Lire et le prix des étudiants France Culture-Télérama.

Citations de Eric Reinhardt

« Les ambitions qu'elle attachait au devenir de son couple avaient toujours été tellement élevées qu'elle n'avait jamais pu se résoudre à ne pas afficher, au regard de l'extérieur, même quand les choses avaient commencé à ne plus très bien marcher, les apparences d'une réussite incontestable, par orgueil certainement, ou par manque de courage, mais aussi parce qu'elle n'avait jamais désespéré qu'un beau jour la situation finisse par s’arranger, par pur idéalisme adolescent. » (L’Amour et les Forêts)

« Sortir de chez soi et regarder à chaque instant autour de soi au lieu de marcher dans sa tête. » (Cendrillon)

« Je me suis toujours conformé aux attentes de la société. On a voulu que je sois bon élève, j'ai été bon élève. On a voulu que je décroche Polytechnique, j'ai décroché Polytechnique. On a voulu que je trouve une femme, j'ai trouvé une femme. On a voulu que je fasse des enfants, j'ai fait des enfants. [...] On a voulu que je donne du plaisir, j'ai essayé, je n'y suis jamais parvenu, je n'ai jamais compris comment ça marche. » (Existence)

« Mon existence a-t’elle perdu son axe, son axe unique et maternel, cet axe immémorial autour duquel, depuis toujours, s'organisait l'architecture de mon rapport au monde, de mes attentes et de mes droits ? Suis-je partout, nulle part, soumis à la menace de mille petits pouvoirs disséminés, suis-je livré à moi-même dans un monde qui n'a plus ni milieu, ni hiérarchie, ni organisation centrifuge ? » (Existence)

« Je n'ai d'ancrage nulle part. Je suis une entité condamnée à l'errance. Je suis une entité condamnée à arpenter sans fin jusqu'à sa mort son propre espace intérieur. Je n'ai que mes qualités, qui sont relatives. Je n'ai que ma vie intérieure et mes sensations, qui sont relatives. Je n'ai que l'écriture, la musique, les titres que je compose, dont l'existence, comme toute œuvre d'art, est relative, c'est-à-dire soumise au jugement. Un enfer. » (Le Moral des ménages)

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