William Faulkner

Biographie de William Faulkner

William Faulkner, écrivain américain né dans l’état du Mississippi en 1897 et décédé à Byhalia en 1962, est le fils de Murry Falkner et de Maud Butler, et a connu le succès principalement en tant que romancier et nouvelliste.

Issu d’une famille d’hommes d’affaires désargentés, il a grandi dans le sud profond des États-Unis, une région qui a fortement influencé ses écrits et l’humour qu’il y distille. Mu par le désir ardent de s’éloigner de son père et de s’affirmer en tant qu’auteur, il change son nom de famille en Faulkner. Lors de la Première Guerre mondiale, il s’engage dans l’aviation britannique, mais celle-ci s’achève avec l’armistice signé en 1918 avant qu’il n’ait le temps d’effectuer un seul vol. Pour autant, il revient au pays affublé d’une claudication qui serait la conséquence d’une blessure au combat ; il persévèrera dans ses mensonges pendant de nombreuses années. Après la guerre, il passe de petits boulots en petits boulots, travaillant aussi bien comme vendeur que comme postier. Toutefois, c’est l’écriture et la lecture qui retiennent son attention. En 1930, il s’installe à Oxford, toujours dans le Mississippi, avec sa femme, Estelle Oldham Franklin, qu’il vient d’épouser. Mais leur mariage sombre rapidement, le couple étant alcoolique, et Faulkner multiplie les liaisons extraconjugales.

Si Faulkner fut un poète prolifique dans sa jeunesse, c’est par ses romans qu’il rencontre le succès. En 1925, il publie son premier roman, Monnaie de singe, qui raconte l’histoire d’un aviateur blessé rentré au pays après la Première Guerre mondiale. Par la suite, il voyage à travers l’Europe, s’arrête notamment à Paris, où il entame l’écriture de son deuxième roman, avant de poursuivre son périple jusqu’à Londres, qui ne le séduit pas. À son retour à Oxford, il écrit Étendards dans la poussière, qui introduit pour la première fois le comté fictif de Yoknapatawpha, que l’on retrouvera dans la plupart de ses futurs ouvrages. Mais la publication de ses œuvres ne lui permet pas encore de subvenir à ses besoins, aussi continue-t-il de travailler en parallèle de son activité d’écrivain. Il publie durant cette période quatre de ses romans les plus connus : Le Bruit et la Fureur, dont le titre fait référence à MacBeth de Shakespeare ; Sanctuaire, qui lui apporte la fortune et la notoriété, Tandis que j’agonise, qui utilise la technique du courant de conscience ; et Lumière d’août, qui prend pour trame de fond le conflit racial qui fait rage dans le sud du pays.

Dans les années trente, Faulkner se lance comme scénariste à Hollywood. S’il n’est guère intéressé par le cinéma, cette nouvelle occupation lui rapporte beaucoup d’argent et lui fait rencontrer Howard Hawks, qui deviendra son grand ami. Son métier de scénariste ne l’empêche pour autant pas de continuer à produire de nouveaux romans et nouvelles. En 1936 parait Absalon, Absalon !, qui retrace l’histoire de trois familles sudistes avant, pendant et après la guerre de Sécession. Durant la Seconde Guerre mondiale, Faulkner continue de travailler pour Hollywood où il collabore avec de nombreuses futures célébrités telles que Francis Scott Fitzgerald ou encore Humphrey Bogart.

En 1949, il reçoit le prix Nobel de littérature et investit la récompense financière perçue dans un fonds de soutien pour les jeunes romanciers qui devient par la suite le PEN/Faulkner Award for Fiction.

Après de nombreux séjours à l’étranger, il revient aux États-Unis et s’installe à l’université de Virginie de 1957 à 1958 où il s’adonne à sa passion pour l’équitation tout en menant de front sa carrière d’écrivain. William Faulkner décède le 6 juillet 1962, après une chute de cheval survenue quelques jours plus tôt.

Citations de William Faulkner

« C’est peut-être là la raison d’être des guerres. Donner un sens à la paix. » (Sartoris)

« Lui aussi avait un mot. Il appelait ça l’amour. Mais il y avait longtemps que j’étais habituée aux mots. Je savais que ce mot était comme les autres, rien qu’une forme pour combler un vide ; je savais que, le moment venu, on n’aurait pas plus besoin de ce mot que des mots orgueil et honte. » (Tandis que j’agonise)

« Ce qu’il y a de plus triste dans l’amour, c’est que non seulement l’amour ne peut pas durer toujours, mais que les désespoirs qu’il cause sont vite oubliés. » (Monnaie de singe)

« On dirait que l’homme peut tout supporter. Même ce qu’il n’a pas fait. Même l’idée qu’il n’en peut supporter davantage. » (Lumière d’août)

« Il y a quelque chose d’éternel dans l’Orient, une résistance élastique et néanmoins inébranlable contre laquelle le tonnerre fugitif de l’Occidental, ses méthodes pleines d’ardeur et réputées efficaces, ne sont que du vent. » (Coucher de soleil et autres croquis de la Nouvelle-Orléans)

« Il se redit à lui-même qu’il se sentait très bien. Mais, en vérité, l’insistance même qu’il mettait à se le répéter eût suffi à faire comprendre que tout n’allait pas pour le mieux. » (Pylône)

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