Umberto Eco

Biographie de Umberto Eco

Homme de lettres aux multiples talents, Umberto Eco est né en 1932 dans le Piémont en Italie. Si dans le monde académique, ce philosophe érudit est surtout connu pour ses essais sur la sémiotique et la scolastique, le grand public, lui, le connait avant tout grâce à ses romans à succès.

Après des études de philosophie à l’université de Turin, qu’il clôt par une thèse sur Thomas d’Aquin, Umberto Eco s’intéresse à des sujets aussi variés que la scolastique médiévale ou la culture populaire contemporaine. Considéré comme l’un des érudits les plus éminents du xxe siècle grâce à ses recherches sur la sémiotique, il se tourne également vers la littérature romanesque pour y exprimer son talent d’écrivain.

Son premier roman, Le Nom de la rose, publié en 1980, connait un succès fulgurant et s’écoule à plus de 17 millions d’exemplaires de par le monde et est traduit dans près de 26 langues. Ce roman policier médiéval qui traite de réflexions philosophiques sur fond historique est l’occasion pour Umberto Eco de présenter ses théories sur le langage et ses recherches en sémiotique. Il reçoit pour ce premier ouvrage le prix Strega en 1981 et le prix Médicis étranger en 1982. L’écrivain italien confirme son ascension avec son deuxième roman, Le Pendule de Foucault qui, contrairement au Nom de la rose, s’applique à entrainer le lecteur à la découverte de signes ésotériques et mystiques, alors même que l’auteur veut les dénoncer. Avec ce roman, il démontre ainsi sa théorie de la réception qui insiste sur la liberté d’interprétations des lecteurs.

Enseignant de profession, sa fibre didactique se ressent dans bon nombre de ses œuvres. Ainsi, il explique ses théories narratives dans Six promenades dans les bois du roman et d’ailleurs ou la traduction dans Experiences in translation. Mais au-delà de ses écrits romanesques, Umberto Eco est aussi l’auteur d’essais plus légers et humoristiques tels que Pastiches et Postiches, de textes polémiques, et d’œuvres pour la jeunesse.

En parallèle de ses activités littéraires, Umberto Eco s’investit également dans plusieurs associations, dont l’Unesco et l’Académie américaine des arts et des lettres. À 83 ans, l’auteur italien ne compte plus les récompenses et distinctions reçues pour ses œuvres, qu’elles soient académiques ou littéraires – officier de la Légion d’honneur, commandeur des Arts et des Lettres‎, membre de l’Académie royale de Belgique, etc. –, et est titulaire de plus d’une quarantaine de doctorats honoris causa – une distinction honorifique décernée par une université ou une faculté à un érudit.

En 2015, il a reçu le prix Alphonse-Allais pour l’ensemble de sa carrière.

Citations de Umberto Eco

« Les livres ne sont pas faits pour être crus, mais pour être soumis à l’examen. Devant un livre, nous ne devons pas nous demander ce qu’il dit, mais ce qu’il veut dire. » (Le Nom de la rose)

« La bibliothèque se défend toute seule, insondable comme la vérité qu’elle héberge, trompeuse comme le mensonge qu’elle conserve. » (Le Nom de la rose)

« Le but ce n’est pas de voir à tout prix ou de lire à tout prix, mais de savoir que faire de cette activité et comment en tirer une nourriture substantielle et durable. » (N’espérez pas vous débarrasser des livres)

« À partir de la nature de ce livre il sera possible d’inférer la nature de l’homicide. Car dans chaque crime commis pour la possession d’un objet, la nature de l’objet devrait nous fournir une idée, aussi pâle fût-elle, de la nature de l’assassin. » (Le Nom de la rose)

« Si la bibliothèque est comme le veut Borges un modèle de l’univers essayons de le transformer en un univers à la mesure de l’homme ce qui veut dire aussi, je le rappelle, un univers gai... » (De bibliotheca)

« Les hommes ne font jamais le mal aussi complètement et ardemment que lorsqu’ils le font par conviction religieuse. » (Le cimetière de Prague)

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