Marina Carrère d’Encausse

Biographie de Marina Carrère d’Encausse

Marina Carrère d’Encausse est née le 9 octobre 1961 à Paris. Son père est l’assureur Édouard Carrère et sa mère l’historienne et membre de l’Académie française Hélène Carrère d’Encausse. Marina est la cadette d’une fratrie de trois enfants : elle a un frère, Emmanuel (qui deviendra écrivain), et une sœur, Nathalie (qui sera avocate). Elle passe son enfance dans un milieu aisé et intellectuel et bénéficie d’une éducation stricte mais heureuse et baignant dans la culture russe, héritage de sa famille maternelle. Elle suit les cours du lycée Molière à Paris, puis des études de médecine, qu’elle réussit brillamment et dont elle sortira spécialisée en échographie médicale. En 1985, Marina Carrère d’Encausse est victime d’un grave accident de la route et se retrouve dans le coma et paralysée pendant plusieurs mois.

Médecin de formation, elle se fait également connaitre en tant que journaliste et apparait pour la première fois à la télévision comme chroniqueuse dans le Disney Club sur la chaine TF1. Elle travaille ensuite à l’émission Parole d’expert sur la chaine publique France 3. Dès 2000, elle devient la présentatrice, aux côtés de Michel Cymes (chirurgien et journaliste, né en 1957) et Benoit Thévenet (journaliste né en 1972), de l’émission télévisée Le Journal de la santé, rebaptisée dès 2004 Le Magazine de la santé. Une seconde émission voit ensuite le jour dans la lignée de la première : Allô Docteurs. Dans ces deux programmes, les chroniqueurs abordent des sujets très variés liés à la médecine et apportent des réponses aux questions posées par les téléspectateurs. La carrière de Marina Carrère d’Encausse à la télévision est lancée et elle participe à divers projets d’émissions.

Si elle rédige plusieurs livres pratiques sur des questions de santé publique, comme l’alcool, le tabac ou le sommeil, Marina Carrère d’Encausse se rêve également écrivaine. C’est en 2014 qu’elle se lance dans cette nouvelle aventure, en publiant son premier roman, Une femme blessée, aux éditions Anne Carrière. Elle y traite d’un sujet qui lui tient à cœur, les crimes d’honneur, et dévoile une très belle plume. Il faut dire qu’elle a longtemps hésité avant d’écrire ce livre, impressionnée par les talents littéraires qui l’entourent dans sa famille, notamment sa mère et son frère, et craignant de ne pas être à la hauteur.

Marina Carrère d’Encausse est décorée du titre de Chevalier de la légion d’honneur le 8 avril 2012. Elle est mariée et est la mère de trois enfants : Lara, Thibault et Hugo.

Citations de Marina Carrère d’Encausse

« Farah s’était avancée, toute tremblante. Parvenue à la hauteur de sa mère, elle l’avait regardée, et ce que Fatimah avait lu sur les traits de sa fille l’avait émerveillée : ce n’était pas de l’horreur, mais du chagrin. Simplement du chagrin. Des larmes avaient coulé sur son visage et elle avait juste dit : Pauvre maman, comme tu as dû souffrir. » (Une femme blessée)

« Cette tendresse, c’est la première chose qu’elle reconnaît, enfin, en elle. Le feu n’a pas tout ravagé, il lui a laissé un peu de ce qu’elle était. C’est cela qu’elle doit montrer aux autres, cela que son petit doit voir et comprendre : l’amour qu’elle porte aux autres, et qu’on lui a si peu donné. » (Une femme blessée)

« C’est beau d’aimer, c’est rare et c’est beau. Même si cela ne doit pas durer, ni même exister complètement, la possibilité d’un amour, c’est magnifique. » (Une femme blessée)

« Tu continueras quand tu pourras, quand tu voudras Fatimah. Ne te fais pas de mal, laisse toi du temps. » (Une femme blessée)

« Il est important de se dire que rien n’est certain et que la vie réserve parfois de très belles surprises. » (Une femme blessée)

« C’est un hôpital de brûlés, peut-être la pire des blessures que le corps et l’esprit puissent endurer. Et ici ce sont les femmes qui souffrent. » (Une femme blessée)

« Tant qu’on est dans l’ignorance, il peut encore y avoir de l’espoir. » (Une femme blessée)