Henry Winterfeld

Biographie de Henry Winterfeld

Né le 9 avril 1901 en Allemagne, à Hambourg, Henry Winterfeld vit une adolescence tourmentée par la Première Guerre mondiale. Il est issu d'une famille d'artistes, son père étant un compositeur et un chef d'orchestre comme son frère. Dans les années 1930, marquées par la montée du nazisme, il décide de quitter son pays natal et s’installe aux États-Unis.

Henry Winterfeld reçoit des cours de musique au conservatoire Stern de Berlin puis travaille comme pianiste un temps. Progressivement, il s’éloigne de la musique au profit de la littérature. Il commence par inventer des histoires pour amuser son fils, Thomas, alors atteint de scarlatine. Cet exercice fécond le pousse à se dédier à la littérature pour la jeunesse. En 1937, l'écrivain sort alors son tout premier roman intitulé Timpetill - la ville sans parents. Il écrit notamment des romans policiers, dont l’action se déroule parfois dans l’Antiquité, d'abord sous le pseudonyme de Manfred Michael.

Il émigre en France en 1938 suite à l'arrivée au pouvoir du National-socialisme. Mais la France est déjà entrée en guerre et Henry Winterfeld est arrêté avant d'être interné à Nevers. Une fois libéré, l'auteur s'installe aux Etats-Unis, à Roque Bluffs dans le comté de Washington. Il y vivra jusqu'à sa mort, avec sa femme et son fils.

En 1953, Winterfeld publie son deuxième roman, L'Affaire Caïus, à travers lequel il embarque son lecteur dans la Rome antique.

Citations de Henry Winterfeld

  • « La classe fut secouée par un énorme éclat de rire, qui redoubla lorsque Rufus, se glissant subrepticement derrière le maître leva bien haut sa tablette où l'on pouvait lire : « Caïus est un âne ».
    Cependant, le lendemain, lorsque les élèves virent la même inscription en lettres rouges sur la façade du temple de Minerve, ils n'eurent plus du tout envie de rire. Dans la Rome antique, à l'époque des Empereurs, c'était un sacrilège. » (L'Affaire Caïus)
  • « M.Beese ne nous impressionne pas beaucoup. C'est en effet un tout petit homme qui, pour un rien, entre en fureur et brandit ses poings au-dessus de la tête. Avec ses yeux furieux, ses gros sourcils et la logue barbe qui lui tombe jusuq'au milieu de la poitrine, il fait irrésistiblement songer à l'un des nains de « Blanche-Neige ». De là son surnom de « Grincheux ». » (Les enfants de Timpelbach)
  • « Capitaine Crochet, j'entends vos dents de lait craquer de terreur ! répliqua Thomas. » (Les enfants de Timpelbach)
  • « - C'est moi! cria Antoine. J'ai une mémoire phénoménale, et je me souviens encore du temps où j'étais dans le berceau. C'était épouvantable! J'étais si furieux de ne pas savoir parler que je ne cessais de hurler. » (L'Affaire Caïus)
  • « - Tu mens ! dit Mucius.
    - Autant être pendu si je mens ! dit Rufus. » (L'Affaire Caïus)
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