Anne Fine

Biographie de Anne Fine

Écrivaine britannique née à Leicester en 1947, Anne Fine a grandi auprès de ses quatre sœurs dans une maison paisible entre Londres et Birmingham. Scolarisée dans une école pour fille, elle a pris gout très jeune à la littérature et à l’écriture grâce à son instituteur qui, chaque lundi matin, leur proposait d’écrire une rédaction sur un des thèmes écrits sur le tableau noir de la classe, le laissant ainsi libre de vaquer à ses occupations. Passionnée par les langues, elle étudie, pour passer son A-level, le français et l’espagnol ainsi que l’histoire, délaissant un moment la langue anglaise. Après sa scolarité à la Northampton High School, elle s’inscrit à l’université de Warwick où elle étudie l’histoire et la politique, un intérêt que l’on retrouve fréquemment dans ses œuvres.

Après une brève carrière d’enseignante dans une école secondaire pour filles, et deux ans en tant que chargée de communication chez Oxfam, Anne Fine se met à l’écriture, un petit peu par hasard. En 1971, après la naissance de sa première fille, une tempête de neige l’empêche de se rendre à la bibliothèque pour échanger ses bouquins, elle décide donc de s’attabler et de rédiger son premier roman. Une activité qu’elle n’a plus jamais cessée. Après avoir vécu un temps aux États-Unis et au Canada en raison des obligations professionnelles de son époux, elle revient en 1981 à Édimbourg avant de s’installer définitivement dans le County de Durham, où elle réside encore aujourd’hui. Auteure d’ouvrages destinés tant aux jeunes lecteurs qu’aux adultes, chacune de ses œuvres aborde et traite de problèmes de société très sérieux, car, pour Anne Fine, nos décisions personnelles ont toutes une résonance sociale ou politique.

Écrivaine éclectique, Anne Fine écrit des livres pleins d’humour et d’insolence, à la fois cyniques et légers. Auteure du très célèbre ouvrage Madame Doubtfire, adapté au cinéma par Chris Colombus en 1993 et joué avec talent par feu Robin Williams, ou encore du Journal d’un chat assassin, Anne Fine s’est vue décerner de nombreux prix littéraires et de titres honorifiques au cours de sa carrière. En 2001, elle est désignée Children’s Laureate et devient par la même occasion ambassadrice de la littérature pour jeunesse durant deux ans. Au-delà de cet honneur et des récompenses qui lui sont décernées pour ses romans, elle est également faite Officier de l’ordre de l’Empire britannique en 2003.
Si Anne Fine est principalement connue pour ses livres de jeunesse, ses romans pour adultes connaissent également un franc succès. Pour l’auteure, le public pour qui elle écrit influence grandement sa démarche littéraire. Alors que les jeunes lecteurs, bien que brillants et intelligents, gardent une forme d’innocence et de naïveté à l’égard du monde, les adultes en ont une vision complète et plus objective. Elle peut ainsi se permettre de le dépeindre dans sa réalité la plus crue et décrire les évènements, la société et les relations sociales tels qu’elle les perçoit, et non à travers un prisme édulcoré.

En parallèle de ses romans, Anne Fine s’est également investie dans deux projets qui lui tenaient à cœur et qu’elle a pu mener à bien grâce à l’appui reçu lors de ses deux années en tant que Children’s Laureate : la publication de trois recueils, chacun destiné à une tranche d’âge déterminée, regroupant les poèmes à ne pas manquer ; et la mise en place du concept My Home Library, permettant aux lecteurs et visiteurs de personnaliser leur bibliothèque personnelle.

Citations de Anne Fine

« J’ai trouvé cet homme un peu grossier. J’ai agité ma queue, et je lui ai fait le clin d’œil qui tue. Pour qui il se prend celui-là. Si je veux assister à un petit enterrement d’oiseau, j’y assiste. Après tout, je connaissais l’oiseau depuis plus longtemps qu’eux. Je l’ai connu vivant, moi. » (Journal d’un chat assassin)

« Les passages du diable sont les chemins les plus ordinaires. Croyez-moi. Et le mal n’a pas toujours les traits de la laideur. On ne saurait lire, sur le visage d’un homme, la couleur de son âme. Mais rassurez-vous, poursuivit-il en levant les bras, il existe un moyen de s’en défendre, un seul. Car le diable ne peut arriver à ses fins sans votre aide. Il ne triomphe que si vous lui ouvrez la porte. » (Le Passage du diable)

« J’ai toujours eu une drôle de vie. Depuis le tout début. Moi, je ne la trouvais pas bizarre, bien sûr. Je suis convaincu que chaque individu, sur cette terre, est persuadé de mener une vie normale et croit que c’est celle des autres qui ne l’est pas. » (Le Passage du diable)

« William Saffery dit qu’il n’y a pas de silence aussi intense que celui qui suit une attaque. Il est tellement réel qu’on a presque l’impression de pouvoir le toucher. » (La Guerre sous mon toit)

« Foutaise ! Pas de doute : la bienveillance est bien la plus égoïste des qualités. Dans la plupart des cas, on est bienveillant par paresse ou par manque de courage. » (Le Tyran domestique)

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