Patrick Modiano

Biographie de Patrick Modiano

Né le 30 juillet 1945, d’une mère comédienne flamande et d’un père juif d’Alexandrie, Patrick Modiano est un écrivain français dont les oeuvres ont toujours un aspect autobiographique de par la présence récurrente de son père. Les relations qu'a entretenu Modiano avec ce dernier étaient de nature conflictuelle et l'auteur est resté très marqué par l'absence paternelle. Suite à une adolescence marquée par de nombreuses fugues, il est introduit dans le monde littéraire par Raymond Queneau (1903 1976), auteur de Zazie dans le métro (1959), qui l’aidera à publier son premier livre, La Place de l’étoile, en 1967. Dès lors, il se consacre entièrement à l'écriture.

Prix Nobel de littérature en 2014, il reçoit également plusieurs prix au cours de sa carrière, parmi lesquels le Grand prix du roman de l’Académie française pour Les Boulevards de ceinture et le prix Goncourt pour Rue des boutiques obscures. Son oeuvre romanesque se déroule essentiellement dans le Paris de l’Occupation et s’attache à dépeindre le parcours d’individus ordinaires afin de les faire exister à travers l’écriture, participant ainsi du devoir de mémoire.

Au total, Patrick Modiano a publié plus d'une trentaine de livres mais a également écrit des chansons pour des artistes de renom (les chanteuses Françoise Hardy et Régine par exemple) ainsi qu'une pièce de théâtre en 1974, intitulée La Polka et mise en scène par Jacques Mauclair.

Enfin, l'écrivain est aussi l'auteur de nombreux scénarios de longs métrages : Lacombe Lucien (1974), Une jeunesse (1983), Le Parfum d'Yvonne (1995), Le Fils de Gascogne (1997) ou encore Bon Voyage (2003).

Citations de Patrick Modiano

  • « Ce sont des personnes qui laissent peu de traces derrière elles. Presque des anonymes. Elles ne se détachent pas de certaines rues de Paris, de certains paysages de banlieue, où j'ai découvert, par hasard, qu'elles avaient habité. Ce que l'on sait d'elles se résume souvent à une simple adresse. Et cette précision topographique contraste avec ce que l'on ignorera pour toujours de leur vie - ce blanc, ce bloc d'inconnu et de silence. » (Dora Bruder)
  • « On avait imposé des étoiles jaunes à des enfants aux noms polonais, russes, roumains, et qui étaient si parisiens qu'ils se confondaient avec les façades des immeubles, les trottoirs. Comme Dora Bruder, ils parlaient tous avec l'accent de Paris, en employant des mots d'argot dont Jean Genet avait senti la tendresse attristée. » (Dora Bruder)
  • « Presque rien. Comme une piqûre d'insecte qui vous semble d'abord très légère. Du moins c'est ce que vous vous dites à voix basse pour vous rassurer. » (Pour que tu ne te perdes pas dans le quartier)
  • « Pourquoi certaines choses du passé surgissent-elles avec une précision photographique ? » (Rue des boutiques obscures)
  • « On dirait que les lampes se sont usées avec le temps. Mais quelquefois un déclic se produit. Hier, j'étais seul dans la rue et un voile se déchirait. Plus de passé, plus de présent, un temps immobile. Tout avait retrouvé sa vraie lumière. » (L'herbe des nuits)
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