Maurice Leblanc

Biographie de Maurice Leblanc

Fils d'Emile Leblanc et de Mathilde Blanche (née Brohy), Maurice Leblanc est né à Rouen en 1864 sous le nom Marie Emile Maurice Leblanc. Après des études de droit, il décide partir à Paris afin de se consacrer à la littérature et devient dans un premier temps journaliste. Il fréquente les cercles littéraires parisiens ainsi que de grands hommes de lettres comme Stéphane Mallarmé.

Il écrit d'abord quelques contes et publie en 1901 son premier roman intitulé L’enthousiasme, qui ne rencontre pas de réel succès. Profitant de l’immense popularité du roman-feuilleton, Maurice Leblanc accepte de collaborer avec le magazine mensuel Je sais tout et y publie la première nouvelle policière mettant en scène le célèbre Arsène Lupin : L'Arrestation d'Arsène Lupin, en 1905. Maurice Leblanc continue à publier de nombreuses nouvelles grâce au succès du gentleman-cambrioleur et ces épisodes seront par la suite publiés sous forme de volumes. Au total, vingt-sept romans seront publiés entre 1907 et 1937.

Maurice Leblanc s’éteint en 1941 et est enterré au cimetière du Montparnasse à Paris. Il est l’un des principaux représentants de la première vague du roman policier français qui inspire bon nombre d'auteurs. Il a reçu la Légion d'honneur le 17 janvier 1908.

Citations de Maurice Leblanc

  • « Arsène Lupin parmi nous ! L’insaisissable cambrioleur dont on racontait les prouesses dans tous les journaux depuis des mois ! L’énigmatique personnage avec qui le vieux Ganimard, notre meilleur policier, avait engagé ce duel à mort dont les péripéties se déroulaient de façon si pittoresque ! Arsène Lupin, le fantaisiste gentleman qui n’opère que dans les châteaux et les salons, et qui, une nuit, où il avait pénétré chez le baron Schormann, en était parti les mains vides et avait laissé sa carte, ornée de cette formule : « Arsène Lupin, gentleman-cambrioleur, reviendra quand les meubles seront authentiques ». Arsène Lupin, l’homme aux mille déguisements : tour à tour chauffeur, ténor, bookmakeur, fils de famille, adolescent, vieillard, commis-voyageur marseillais, médecin russe, toréro espagnol ! » (L'Arrestation d'Arsène Lupin)
  • « Le juge haussa les épaules et s'en retourna vers le château, assez morose. Décidément l'affaire s'annonçait mal. Un vol où rien n'était volé, un prisonnier invisible, il n'y avait pas de quoi se réjouir. » (L'Aiguille creuse)
  • « Je réfléchis d'abord, je tâche avant tout de trouver l'idée générale de l'affaire, si je peux m'exprimer ainsi. Puis j'imagine une hypothèse raisonnable, logique, en accord avec cette idée générale. Et c'est après seulement que j'examine si les faits veulent bien s'adapter à mon hypothèse. » (L'Aiguille creuse)
  • « Lupin cependant restait debout, la feuille à la main, et je pouvais constater à mon aise sur son visage si jeune, cette extraordinaire mobilité d'expression qui déroute les observateurs les plus habiles et qui est sa grande force, sa meilleure sauvegarde. À quels signes se rattacher pour identifier un visage qui se transforme à volonté, sans même le secours des fards, et dont chaque expression passagère semble être l'expression définitive ? » (Les confidences d'Arsène Lupin)
  • « L'essentiel est de réfléchir. Il est si rare que les faits ne portent pas en eux-mêmes leur explication. » (L'Aiguille creuse)
  • « Tout à coup, le silence s'établit : une grande jeune femme entrait, seule. Son allure et sa toilette formaient un ensemble d'une grâce souveraine dont l'harmonie était telle qu'elle s'imposait et faisait paraître banales les plus pures beautés autour d'elle. » (Le dernier amour d'Arsène Lupin)
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