Gilles Leroy

Biographie de Gilles Leroy

Gilles Leroy est né le 28 décembre 1958 à Bagneux (France). Après avoir passé son baccalauréat en sciences expérimentales, il entreprend des études en lettres et arts desquelles il est diplômé en 1979. Après son cursus universitaire, il entreprend plusieurs voyages et se passionne pour la littérature américaine et japonaise. Son premier roman intitulé Habibi est publié en 1987 chez Michel de Maule. Rencontrant un certain succès, il poursuit sa carrière littéraire en écrivant des récits bouleversants mêlant fiction et autobiographie. Avec une dizaine de romans, et d’autres écrits divers (essai, théâtre, préface), il est apprécié des critiques et des libraires francophones. Pourtant ce n’est qu’en 2007 que l’écrivain est enfin récompensé par plusieurs prix littéraires pour son roman Alabama Song : prix Goncourt, prix Renaudot, prix Femina et prix Médicis. L’auteur se dédie toujours actuellement à l’écriture, et son dernier roman en date s’intitule Le Monde selon Billy Boy (2014) et pour lequel il reçut le prix Marcel Pagnol.

Citations de Gilles Leroy

  • « Notre durée n’est rien et celle de ceux qui nous succéderont ne vaudra pas plus. Autre chose, un tout autre choc est d’apprendre que le soleil mourra dans quatre ou cinq milliards d’années. La pauvre péripétie que notre disparition, alors, et la misérable pensée que celle qui accouche d’un calcul aussi aberrant : mesurer le temps qui nous sépare de la destruction de tout ce qui fut notre expérience de vivre, le jour, la nuit, la terre nourricière, l’air où nous volons et les mers que nous traversons – voguant, intrépides et stupides homuncules, voguant effrontément vers l’abîme. » (Le Monde selon Billy Boy)
  • « Il faut aimer car ceux qui aiment souffre d’aimer et ceux qui n’aiment pas meurent de ne pas aimer. » (Maman est morte)
  • « Il en est qui se cachent pour voler, pour tuer, pour trahir, pour aimer, pour jouir. Moi, j’ai dû me cacher pour écrire. J’avais vingt ans à peine que déjà je tombai sous l’emprise - l’empire - d’un homme à peine plus vieux que moi qui voulait décider de ma vie et s’y prit très mal. » (Alabama Song)
  • « Tomber amoureux, ce jour-là, foudroyé au contact d’une main, me rendit mes seize ans, exactement mes seize ans à Leningrad. Quiconque aura aimé sait ces choses-là entre mille : étreindre une main, c’est tout donner, d’un coup, sans prudence, sans contrat, sans rien. Tenir la main, tous les enfants le savent, n’est pas seulement s’accrocher au passage : tenir ta main, c’est tenir à toi, tenir de toi. Et plus je serre, plus j’entrecroise nos doigts, les entrelace, plus je te dis mon incommensurable besoin, un besoin tel que ta paume me renseigne sur toi. Sur ta paume, j’ai pu lire que tu étais quelqu’un de bien. » (Dormir avec ceux qu’on aime)
  • « Maman, c’est dingue. Dingue, comme on se bat tous avec les clés qu’on a en main et qui n’ouvrent pas forcément les portes. » (Zola Jackson)