Sylvie Germain

Biographie de Sylvie Germain

Sylvie Germain est née le 8 janvier 1954 à Châteauroux en France. Au terme de ses études et de son doctorat en philosophie, elle travaille au ministère de la Culture. Parallèlement, elle commence à écrire des contes et des nouvelles. Si son recueil de nouvelles ne trouve pas sa place chez les éditeurs, son premier roman, Le Livre des nuits, paru en 1984 chez Gallimard est couronné de succès et récompensée par six prix littéraires. Elle continue alors sur sa lancée et publie Nuit d’Ambre en 1987 et Jours de colère en 1989 qui est récompensé par le prix Femina. Ayant publié plus de 30 livres, elle siège au rang des écrivaines emblématiques de la littérature française contemporaine. En 2005, Sylvie Germain est lauréate du prix Goncourt des lycéens pour son roman Magnus, ce qui la légitime encore davantage. Elle fait aujourd’hui partie de l’Académie royale de langue et de littérature française de Belgique.

Citations de Sylvie Germain

  • « Mais non, l’espagnol n’est pas la langue de cette terre, elle n’est pas originelle, elle est venue s’y plaquer il y a juste une poignée de siècles, par la violence des armes. Une langue plus ancienne gémit sous les pierres, la poussière. La langue des vaincus, demeurée coriace, rebelle. » (Magnus)
  • « Ma solitude est un théâtre à ciel ouvert. La pièce a commencé voilà plus de soixante ans, en pleine nuit au coin d’une rue. Non seulement j’ignorais tout du texte, mais je suis entrée seule en scène, tous feux éteints, dans une indifférence universelle. Pas même un arbre ni un oiseau pour enjoliver le décor. » (Chanson des mal-aimants)
  • « Parfois elle se contentait de lever son bras devant elle et de tourner lentement sa main ouverte, sa vieille main durcie, ridée, et elle l’examinait comme un orfèvre estimant l’eau d’une perle. Eût-elle eu une main fine, lisse et soignée, elle n’aurait pas été admirative. Ce qu’elle regardait de la sorte c’était ce prodige de la nature que constituait la main humaine, quel qu’en soit l’âge et l’état. » (Grande nuit de Toussaint)
  • « Quand je regarde un champ, une forêt, la fumée d’un feu, un écureuil ou un oiseau, je vois une image, et si elle me plaît je la conserve. Je garde tout ce que je vois. Je crois que nous avons beaucoup d’yeux, plein, plein d’yeux. Et tous ces yeux se rouvrent la nuit. Les rêves, ce sont nos yeux de la nuit. » (Jours de colère)
  • « À force d’abuser d’elle, de lui voler son corps d’enfant, il avait fini par lui voler sa raison avec, par consumer ses rêves, enténébrer son cœur. Il avait réussi à faire main basse sur son âme d’enfant. » (L’enfant méduse)
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