Sylvain Tesson

Biographie de Sylvain Tesson

Sylvain Tesson est né le 26 avril 1972 à Paris. Géographe de formation, il parcourt le monde en différents moyens de transport comme la bicyclette, le train, le cheval, ou même à pied. Son premier tour du monde, en compagnie de son ami Alexandre Poussin, se déroule entre 1993 et 1994. Il tire de ce périple son premier récit de voyage intitulé On a roulé sur la terre (1996). Il poursuit ses aventures en se rendant dans l’Himalaya, l’Asie centrale ou encore la Sibérie. De chacun de ses voyages nait un ouvrage littéraire.

Parallèlement, l’auteur s’essaye à la nouvelle, court texte regroupé généralement en recueil. Il remporte ainsi pour Une vie à coucher dehors (2009) le prix Goncourt de la nouvelle. Il est également lauréat en 2011 du prix Médicis essai pour Dans les forêts de Sibérie. Lorsqu’il n’est pas sur les routes du monde, il est commentateur de film, journaliste, animateur radio ou encore chroniqueur. 

Citations de Sylvain Tesson

  • « Lire nous confirme que la solitude est un trésor. Un livre peut changer une vie. Et dire qu’il n’y a aucune mise en garde d’inscrite sur la couverture ! » (Géographie de l’instant)
  • « Mes voyages préférés sont ceux au cours desquels je me présente à la nature à armes égales, sans moteur, sans pouvoir aller plus vite que mon énergie ne l’autorise. [...] Ce n’est pas par goût de la souffrance que j’use mes semelles mais parce que la lenteur révèle des choses cachées par la vitesse. » (Petit traité sur l’immensité du monde)
  • « Le non agir aiguise la perception de toute chose. L’ermite absorbe l’univers, accorde une attention extrême à sa plus petite facette. Assis en tailleur sous l’amandier il entend le choc du pétale sur la surface de l’étang. Il voit vibrer le bord de la plume de la grue en vol. Il sent monter dans l’air l’odeur de la fleur heureuse dont s’enveloppe le soir. » (Dans les forêts de Sibérie)
  • « Il parait que l’homme s’habitue à tout. Le cochon, non. Même après vingt semaines, ils continuaient de mordre leurs barreaux. Comme pour les couper. La question est de savoir si un homme a déjà enduré pareille souffrance. Il y a un écrivain juif qui prétend que oui. » (Une vie à coucher dehors)
  • « En vertu de quelle théorie croit-on toujours qu’il faut rester longtemps auprès des gens pour tisser avec eux des liens profonds ? » (Carnets de steppes : à cheval à travers l’Asie Centrale)
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