Philippe Claudel

Biographie de Philippe Claudel

Philippe Claudel est né le 2 février 1962 à Dombasle-sur-Meurthe en France. Diplômé en lettres modernes, l’écrivain se passionne pour la littérature et le cinéma. Il commence sa carrière littéraire dès 1999 avec son premier roman, Meuse l’oubli. Avant de devenir également scénariste et réalisateur de films pour le grand écran, il publie d’autres livres, tels que Quelques-uns des cent regrets (1999), Le Café de l’Excelsior (1999), J’abandonne (2000) récompensé par le prix Roman France Télévision, Barrio Flores (2000) et Le Bruit des trousseaux (2001). S’il connait un certain succès avec ces nombreux ouvrages, il est finalement reconnu par ses pairs du milieu littéraire en 2003 avec Les Âmes grises, qui raconte l’histoire d’un meurtre durant la Première Guerre mondiale.

En 2002, il scénarise sa première production cinématographique, Sur le bout des doigts. Ensuite, il s’attèle à l’adaptation de son roman Les Ames grises qui parait dans les salles en 2005. Alors qu’il se passionne pour ce nouveau milieu, il réalise et écrit le scénario de quatre autres films : Il y a longtemps que je t’aime (2008), qui se voit récompensé du César du meilleur premier film, Tous les soleils (2011), Avant l’hiver (2013) et Une enfance (2015).

Depuis, il est maitre conférence dans l’Institut Européen du Cinéma et de l’Audiovisuel à l’université de Lorraine et enseigne également à des enfants handicapés physiques et à des prisonniers. Parallèlement, il poursuit sa carrière de romancier en publiant plusieurs livres : La Petite Fille de Monsieur Linh (2005), Le Rapport de Brodeck (2007), lauréat du prix Goncourt des lycéens, L’Enquête (2010), Parfums (2012), récompensé par le prix Jean-Jacques Rousseau de l’autobiographie, Jean-Bark (2013), Rambétant (2014) et L’Arbre du pays Toraja (2016). Depuis janvier 2012, Philippe Claudel siège également à l’Académie Goncourt.

Citations de Philippe Claudel

« On sait toujours ce que les autres sont pour nous, mais on ne sait jamais ce que nous sommes pour les autres. » (Les Âmes grises)

« Qu'est-ce-donc que la vie humaine sinon un collier de blessures que l'on passe autour de son cou ? A quoi sert d'aller ainsi dans les jours, les mois, les années, toujours plus faible, toujours meurtri ? Pourquoi faut-il que les lendemains soient toujours plus amers que les jours passés qui le sont déjà trop ? » (La Petit Fille de Monsieur Linh)

« Grand-père paraissait me regarder comme au travers d'un espace infini, car la poussière des routes déposée sur le verre de la lunette arrière donnait à son visage qui s'éloignait de moi la couleur indéfinissable de ceux qui s'endorment pour toujours dans nos mémoires. » (Le Café de l’Excelsior)

« M'endormir seul n'a jamais été mon plaisir. Même enfant me manque un autre corps. Sa chaleur, sa puissance, sa douceur, son souffle tiède et les battements de son cœur. L'endormissement souvent me fait craindre le pire, qui n'est pas la mort mais l'abandon, la solitude interminable. » (Parfums)

« Elle ne devait pas penser à sa fille car on ne songe jamais vraiment aux vivants avec l'intensité qu'ils méritent et que seule leur mort parvient à faire naître en nous. On ne regarde pas les vivants. » (J’abandonne)

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