Kathrine Kressmann Taylor

Biographie de Kathrine Kressmann Taylor

Kathrine Kressmann Taylor, Américaine d’origine allemande, nait en 1903 à Portland (États-Unis) et meurt en 1997. Elle est diplômée de littérature et de journalisme à l'université d'Oregon en 1924 puis emménage à San Francisco, où elle rencontre son premier mari Elliott Taylor. Ensemble, ils ont quatre enfants auxquels se consacre l'écrivaine pendant quelques années. Ils déménagent à New York en 1938, l'année où Kathrine sort son oeuvre la plus célèbre : choquée par l’attitude antisémite d’anciens amis allemands, et s’inspirant des lettres qu'ils échangent, elle écrit Inconnu à cette adresse. Le succès de la nouvelle, publiée dans Story Magazine, lui permet de se concentrer enfin sur son métier d'écrivaine.

Jour sans retour, un roman inspiré d'un témoignage que lui livre un jeune allemand réfugié aux Etats-Unis est publié de manière posthume en 2003, de même qu'Ainsi mentent les hommes en 2004, Ainsi rêvent les femmes en 2006 et enfin Jours d’orage en 2008.

Sa nouvelle Inconnu à cette adresse est rééditée en 1995 et connait un succès fulgurent. Elle a par ailleurs fait l'objet d'une adapatation cinématographique produite par Columbia Pictures et réalisée par William C. Menzies.

Citations de Kathrine Kressmann Taylor

  • « L'homme que j'ai aimé comme un frère, dont le coeur a toujours débordé d'affection et d'amitié ne peut pas s'associer, même passivement, au massacre de gens innocents. Je garde confiance en toi, et je prie pour que mon hypothèse soit la bonne ; il te suffit de me le confirmer par lettre par un simple "oui", à l'exclusion de tout autre commentaire qui serait dangereux pour toi. » (Inconnu à cette adresse)
  • « La nation allemande était coupée du reste du monde ; nous avions été exclus, nous étions les intouchables à l’intérieur d’un véritable système de castes. Si l’on nous traitait avec des égards, nous avions le sentiment que c’était par charité et nous n’étions plus conviés à participer aux grands évènements de la planète. » (Jour sans retour)
  • « Ces choses-là sont comme des tempêtes : on est d'abord transi, foudroyé, impuissant, puis le soleil revient ; on n'a pas complètement oublié l'expérience, mais on est remis du choc. » (Inconnu à cette adresse)
  • « Carleone haussa les épaules. Il tenait la politique en piètre estime : il lui semblait que l'exercice du pouvoir prenait toujours un tour vénal, autoritaire, ou tout au moins médiocre. Il en découlait un manque de respect pour l'ordre, qui ne peut être le fait que d'esprits libres et ouverts. Les bienfaits de la civilisation reposaient sur le calme et la douceur : des actes guidés par le ressentiment, l'envie ou la rancune ne pouvaient que saper ces fondations. » (Jours d'orage)
  • « Chacun récolte ce qu'il a semé. Quand j'étais jeune, je semais le vent, et par la suite j'ai récolté la tempête, ma vie durant, et je m'en repens. Amèrement. » (Ainsi rêvent les femmes)
  • « Il était cruel. Mais elle le savait depuis le début. Elle était en partie responsable (a-t-on idée de fondre ainsi ?) et elle rougit de honte. Quand même, c'est lui qui était en demande, qui exigeait. Tandis que l'aigle s'éloignait dans un battement d'ailes, il ne restait plus à la créature innocente que la blessure laissée dans son flanc par le bec cruel. Elle l'aimerait à tout jamais. Elle porterait toute sa vie sa tristesse avec elle, sans que personne ne le sache jamais. Elle se rappela sa prémonition matinale : toute splendeur est éphémère. » (Ainsi rêvent les femmes)
Voir une image de l'auteur