Joseph Joffo

Biographie de Joseph Joffo

Né en 1931 à Paris, Joseph Joffo est un auteur français d’origine juive. D'une mère violoniste et d'un père coiffeur, il a d’abord exercé le métier de coiffeur avant de se mettre à l’écriture pour exorciser les démons de son enfance : de cette introspection naitra Un sac de billes (1973) qui deviendra un bestseller mondial.

Sa famille étant de confession juive est persécutée durant l'occupation allemande. Jospeh est contraint de prendre la fuite avec son frère pour rejoindre la zone libre de France, laissant ses parents à Paris. Il ne retournera à Paris qu'à la fin de la guerre où il retrouvera sa mère, son père étant porté disparu depuis les déportations juives. Dès l'âge de 14 ans, Joseph Joffo arrête ses études pour travailler dans le salon de coiffure de son père avec ses frères. Ce n'est que vingt-six ans plus tard qu'il se consacre enfin à l'écriture et que parait son premier roman Un sac de billes qui lui vaut le Prix Broquette-Gonin de l'Académie française, reçu en 1974.

Son œuvre se compose dans sa grande majorité d’autobiographies. Il est également l’auteur d’ouvrages de fiction comme Anna et son orchestre (1975), Le Cavalier de la Terre Promise (1983) ou de nouvelles comme Bashert (2009). Il est à noter que Joseph Joffo n’est pas l’auteur de ses récits publiés dans leur forme définitive. En effet, ce dernier recourt à des nègres littéraires pour parfaire la rédaction d’intrigues dont il a rédigé le brouillon auparavant.

Son plus grand chef-d'oeuvre, Un sac de billes, est souvent étudié en classe pour aborder le thème de la Shoah. Le roman a été réédité, adapté et traduit à maintes reprises.

Citations de Joseph Joffo

  • « Tout dans ce pays est violent et fort : le soleil, le vent, le blé qui pousse raide et dru comme une brosse, tout est large et les odeurs sont enivrantes du printemps à l'automne. Et dans cet univers bourré de forces vives, sur le plan jaune et riche de la terre, je cours, moi, Anna Boronsky, faisant voler mes cinq jupons et une belle robe moirée que je mets pour la première fois. » (Anna et son orchestre)
  • « Peut-être ai-je cru jusqu'à présent me sortir indemne de cette guerre mais c'est peut-être cela l'erreur. Ils ne m'ont pas pris ma vie, ils ont peut-être fait pire, ils me volent mon enfance, ils ont tué en moi l'enfant que je pouvais être... » (Un sac de billes)
  • « La phrase bien connue : « Cours un peu, cela te réchauffera » est sans doute la plus grosse de ces innombrables bêtises que prononcent les adultes à l'intention des enfants. Je peux affirmer, pour avoir vécu l' expérience ce jour-là, que lorsqu'on a bien froid, courir ne sert à rien. Cela essouffle, fatigue, mais ne réchauffe absolument pas. » (Un sac de billes)
  • « Je revois aussi, et c'est un souvenir moins drôle, une longue page blanche rayée de lignes étroites ; sur ces lignes il y a des taches noires qui montent et qui descendent. Avram m'explique que ce sont des notes, mais je n'arrive pas à comprendre comment des taches sur un papier peuvent se transformer en chansons comme celles qu'il joue des soirs d'été ou les jours de fête. » (Anna et son orchestre)
  • « Le moment où l'on croit être victorieux est toujours l'instant le plus dangereux. » (Un sac de billes)
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