Jean-Baptiste Del Amo

Biographie de Jean-Baptiste Del Amo

De son vrai nom Jean-Baptiste Garcia, Jean-Baptiste Del Amo est un écrivain français né le 25 novembre 1981 à Toulouse et vivant à Montpellier. Il a choisi son pseudonyme « Del Amo » en hommage à sa grand-mère, dont c’était le nom de famille. Il prend un nom de plume sur le conseil de son éditeur, Gallimard, qui souhaite éviter la confusion avec un autre de ses auteurs, du nom de Garcia et originaire Toulouse également. Jean-Baptiste Del Amo effectue des études dans le domaine de la littérature et travaille ensuite un temps comme animateur socio-culturel, avant de partir plusieurs mois en expédition humanitaire dans les pays africains pour aider une association luttant contre le sida.

Ce n’est qu’ensuite qu’il se lance dans l’écriture et publie, tout d’abord, en 2006, une nouvelle intitulée Ne rien faire.  C’est dans son voyage africain qu’il en a trouvé l’inspiration et son texte lui permet de recevoir un premier prix littéraire : le Prix du jeune écrivain de langue française. Son premier roman, Une éducation libertine, est publié deux ans plus tard au sein de la maison d’édition Gallimard. Ce roman d’apprentissage, qui plonge le lecteur dans le monde libertin du XVIIIe siècle, est récompensé par le prix Laurent-Bonelli Virgin-Lire l’année de sa parution et est finalement couronné en 2009 du prix Goncourt du premier roman.

Son deuxième roman, Le Sel, parait en 2010 et raconte l’histoire d’une famille, réunie après la disparition du père, du point de vue de ses différents membres. Succès de librairie, l’ouvrage est édité deux ans plus tard au format poche. Pornographia, son troisième roman, est publié en 2013 et reçoit le prix Sade la même année. Les œuvres de Jean-Baptiste Del Amo connaissent également le succès à l’étranger, notamment en Allemagne, en Roumanie, en Italie et en Espagne.

Citations de Jean-Baptiste Del Amo

« C’est un homme sans vertu, sans conscience. Un libertin, un impie. Il se moque de tout, n’a que faire des conventions, rit de la morale. Ses mœurs sont, dit-on, tout à fait inconvenantes, ses habitudes frivoles, ses inclinations pour les plaisirs n’ont pas de limites. Il convoite les deux sexes. On ne compte plus les mariages détruits par sa faute, pour le simple jeu de la séduction, l’excitation de la victoire. » (Une éducation libertine)

« Les passeurs plantaient leurs barques entre les bateaux. Ils embarquaient la foule des travailleurs de l’autre rive, s’engueulaient, frappaient l’eau à grand coup de pagaie, filaient au travers du Fleuve, évitaient l'inévitable : la collision, l’accident, le naufrage. » (Une éducation libertine)

« Il fondait sur les hommes l’espoir d’être un jour parvenu, car c’était à ce jeu-là que s’échinait la race : monter, gravir, écraser, abattre, déposséder, s’emparer, régner. [...] Les hommes ne sont que des barreaux de l’échelle, il faut y poser le pied pour s’élever, se dit Gaspard. Il fut fier de sa métaphore. » (Une éducation libertine)

« C’est comme ça, les adultes ont des paroles, des gestes qui hantent la vie des enfants et ils n’en savent rien. » (Le Sel)

« Chacune d’elles possédait du passé un souvenir différent, et cette incohérence les contrariait, les séparait douloureusement dans le silence de la pièce. » (Le Sel)

« Leur famille est ce fleuve aux courbes insaisissables dont il n’est possible de cerner la vérité qu’en l’endroit où la mémoire de tous afflue pour se jeter, unifiée dans la mer. » (Le Sel)

« Il tombe à mes côtés sur le matelas, arbre abattu, les muscles de son corps bandés encore. [...] Je reste à l’observer dans cette illusion qui succède à la jouissance, où l’on croit qu’en ne bougeant plus, en ne nommant rien, on peut encore retenir l’instant. » (Pornographia)